arenes de nimes
cartels de la feria de nimes

ACTUALITÉS À LA UNE

SUD- OUEST

- posté le 14/05/2008

Lu dans Sud- Ouest (10 mai) : "... Conde est ailleurs: tapis volant, nuage de Saint Pierre, grotte de Lourdes, nirvana, crécelle de moine, encens, safran, pétales de rose, aurore boréale, crépuscule sur le Kilimanjaro, nuit à Louxor et pique- nique sur les sept merveilles du monde. Viva Conde et ses deux grands- mères. Et puis aussi longue vie à Julian Lopez El Juli, magicien dans l' art de reboulonner et de remettre à flot avec une simple clé à molette l' armada du Pearl Harbourg..."
Vincent Bourg "Zocato"


EL MUNDO

- posté le 14/05/2008

"Délire, extase et testostérone dans l' amphithêatre" titre le quotidien espagnol El Mundo ( édition du 9 mai). Sous une superbe photo de Sébastien Castella, porté en tiomphe dans les arènes de Nîmes bondées, Ruben Amon revient sur le succés populaire de la Feria"... Les TGV voyagent complet depuis la capitale française jusqu' à la Feria de Pentecôte et amènent un public hétérogène, intellectuel et branché...".
La corrida sera culturelle ou ne sera pas, affirmait- on au début des années 80. Elle le fut à la Pentecôte 2008.


LA FERIA DES RECORDS

- posté le 12/05/2008

Record d'entrées dans les arènes. Trois "no hay billetes". Record de fréquentation sur notre site internet.
Tous les détails secteur par secteur, à partir de mardi.


REGIE OU DELEGATION ?

- posté le 25/04/2008

Dans le numéro 577 de l'hebdomadaire "Semana Grande" (21 avril), Marc Lavie commente la décision de la municipalité de Mont de Marsan qui mettra ses arènes en régie la saison prochaine.
"La nouvelle équipe, écrit Marc Lavie, décide d'un passage en régie et parle d'un équilibre financier fêtes-feria. Sur ce point, le communiqué est ambigu. Qu'est ce qui coûte de l'argent à la ville, les fêtes ou les corridas ? Ce qui se disait jusqu'à présent, c'est qu'avec le bénéfice des corridas, les montois finançaient une partie des fêtes. Si cela n'est pas vrai, et si les corridas sont déficitaires à Mont de Marsan, ce n'est pas un passage en régie qui va faire faire des économies au contribuable. Les responsables montois semblent oublier qu'il existe un autre système de gestion, qui lui, ne coûte pas un sou à la ville et qui peut même en rapporter : c'est la délégation de service public, telle qu'elle se pratique dans de nombreuses arènes..."
Rien à ajouter. Tout est dit.


RECORD

- posté le 22/04/2008

Pas de doute. La feria de Pentecôte (édition 2008) connaîtra, dans les arènes, un beau succés populaire. Nous y reviendrons prochainement.
Autre certitude : le mois d'Avril 2008 est un mois de record. Record de connexions sur notre site internet. Le précédent était détenu par le moi de mai 2007. Lundi 21 avril, ce record était déja battu. A la fin du mois, il sera pulvérisé avec une moyenne de 1 500 visites quotidiennes !


LES FRUITS DE LA SAISON

- posté le 21/04/2008

Ce n'est pas la saison des toros. A Castellon, Valence, Séville et dimanche à Barcelone, ce fut partout un défilé de toros sans caste, ni race et faiblard. Aucune origine (Miura, Domecq...) n'échappe à ce constat.
Les toros du printemps manquent de saveur et de sucre comme les cerises de mars et d'avril.
Les premières chaleurs de mai redonnent le goût aux cerises. Et, peut-être aux toros !


FERIA CULTURE

- posté le 19/04/2008

Les chiffres sont formels. La feria 2008 connaîtra un immense succés populaire dans les arènes. Et hors arènes. Car la feria 2008 mêlera, tauromachie et culture. Deux mots qui vont très bien ensemble.
Vous connaissez le programme taurin. Il est exceptionnel.
Le programme culturel aussi. En voici un bref aperçu :
Peinture : Carte blanche à Claude Viallat qui a exposé dans toutes les galeries de la planète et qui donnera des couleurs à tous les lieux magiques de la ville : Arènes, Maison Carrée, Carré d'Art, Musée des Cultures taurines...
Cinéma : Bernadette Lafont, nîmoise et éternelle fiancée du cinéma, se retrouve, avec 51 photos sur les murs de la chapelle des Jésuites.
Théâtre : Les Noirs de Patrick Espagnet, à l'affiche à l'Atria, avec Maxime Leroux.
Littérature : Le Prix Hemingway passe la vitesse supérieure. Jeudi 8 mai, après la corrida des comédiens (François Marthouret, Denis Podalydès...) lisent des nouvelles dans les...chiqueros !
Vendredi 9 mai. Après la corrida, sur la piste des arènes, Laure Adler, présidente du jury dévoile le prix 2008.
Lundi 12 mai, lecture dans les Jardins de l'Impérator.
Si le mot feria reste associé à celui de fête, il se déclinera plus que jamais avec le mot culture.
La corrida sera culturelle ou ne sera pas !


POPULAIRE

- posté le 16/04/2008

Le prix d'entrée dans un stade ou dans un circuit est - dit-on - populaire. Ainsi, si vous désirez assister à la rencontre Paris Saint Germain - Saint Etienne au Parc des Princes le 10 mai prochain, vous devez débourser entre 33 et 95 euros. Si vous voulez suivre sur le circuit du Mans (18 mai), le Grand Prix de France de moto, vous devez acheter un billet dont le prix varie entre 54 et 110 euros.
A contrario, le prix d'entrée dans une arène est très élevé , dit-on. Faux ! Si vous désirer enter dans les arènes de Nîmes pour voir à l'oeuvre Pablo Hermoso de Mendoza, El Juli et Miguel Angel Perera, trois supers étoiles, vous pouvez le faire avec 20,50 euros (18 euros si vous achetez votre billet le jour de la corrida aux guichets qui se trouvent autour des arènes).
Et, à ce prix (20,50 euros), vous trouverez 5 000 places, soit 37 % de la capacité de l'arène ! Peut-on être plus popualire ?


6 TOROS 6

- posté le 12/04/2008

L'interview est signée Jose Luis Ramon. C'était un matin à la feria de Séville à la terrasse d'un café face à la cathédrale. Sur deux pages, dont la première s'ouvre sur une superbe photo des arènes de Nîmes signée Alain Damie, Simon Casas répète son credo : "...On n'annonce pas six toros avec trois toreros... chaque feria raconte une histoire, et chaque corrida doit être en harmonie avec cette histoire... Je fonctionne davantage au feeling qu'avec la calculette... Je suis un producteur artistique qui fonctionne avec ma sensibilité et avec ma connaissance intuitive du marché..."
Deuxième temps fort de l'entretien : la situation économique de la fiesta "...un marché artistique qui a les moyens de payer cher ses vedettes, comme le font le football, le tennis ou l'opéra, est un marché sain... Certes, la fiesta à un problème économique, ce n'est pas la faute des toreros, mais de notre profession d'impresarios qui n'est pas capable de défendre ses bases économiques. Deux exemples concrets : La TVA à 19,60 % qui agit contre la qualité du spectacle et les conditions d'attribution des marchés taurins qui sont inadaptées..."
Les reste, notamment les premiers élèments de la feria d'Alicante, sont à découvrir dans 6 Toros 6 (N°719, 6 avril 2008).


LES TEMPS NOUVEAUX

- posté le 11/04/2008

Lundi 7 avril, face à l'impressionnante file d'attente qui se pressait devant les guichets des arènes, certains commentateurs locaux ont comparé cette foule à celle qui voulait voir Paco Ojeda et les autres au milieu des années 80. Un quart de siècle plus tard, bien des choses ont changé au royaume des toros, mais surtout au royaume de la technique.
Désormais, les demandes de billets affluent de trois sources différentes.
 - De la file d'attente devant les guichets, c'est la partie la plus visible de l'iceberg, celle qui fait le Une des journaux, et les délices des photographes et des caméramans.
 - Deuxième source. Les ventes à distance par téléphone. Moins spectaculaire que la première mais terriblement utilisé par les demandeurs de billets. Un seul chiffre pour vous donner une idée de l'importance de cette source : selon l'opérateur téléphonique, les arènes de Nîmes ont déclenché lundi 7 avril, 25 731 impacts ! Traductions : les arènes de Nîmes ont reçu en un jour 25 731 appels. Quelques uns sont passés et la plupart, hélas, ont buté sur des lignes encombrées.
 - Troisème source, internet. Prés de 5 000 connexions lundi !
Après une campagne d'abonnement qui a marché très fort, tout le personnel du bureau était prévenu et préparé à cet afflux de demandes. Ce fut encore plus fort que prévu. Nettement plus fort que "l'historique" journée du jeudi 16 août 2007 (ouverture des locations des Vendanges).
Grâce aux techniques nouvelles, vous venez de plus en plus nombreux et de plus en plus loin aux arènes de Nîmes. Les locations continuent aujourd'hui et les jours suivants et si elles confirment les premières tendances, les aficionados d'ici et d'ailleurs ne manqueront pas le rendez-vous de la Pentecôte.


AUTOUR DE PENTECÔTE

- posté le 03/04/2008

Claude Viallat qui a signé l'affiche des ferias 2008 sera à l'honneur pendant toute la feria de Pentecôte.
Autre étoile nîmoise au firmamant de la feria : Bernadette Lafont. La "fiancée du cinéma" se retrouve au centre d'une exposition à la chapelle des Jésuites du 7 au 18 mai.
Les 51 photos retenues pour cette exposition - une par année de carrière - sont toutes des "photographies de plateau".


RECORD DE VISITES

- posté le 01/04/2008

Au premier trimestre de l'année 2008, notre site internet a battu des records de visites. Depuis le début de l'année, près de 60 000 visiteurs sont venus à la pêche aux infos sur www.arenesdenimes.com, soit une augmentation de 84 % par rapport au premier trimestre 2007.
Et, jour après jour, la progression se poursuit.
Merci à toutes et à tous.


MARCHES DE DUPES

- posté le 28/03/2008

André Viard commente ce vendredi (www.terrestaurines.com) l'absence de Jose Tomas à Madrid cette saison, dans un éditorial intitulé "Marchés de Dupes". L'occasion pour lui de comparer la politique de certaines empresas espagnoles avec celle de Simon Casas. Extraits : "...A mille kilomètres de Madrid, Simon Casas apporte pourtant la preuve que la barrière économique n'en est pas une pour peu que l'on soit prêt à la dépasser. Il suffit de lire les cartels de Nîmes pour vérifier que ceux-ci n'ont pas été construis à l'économie, et lorsque l'on sait qu'après le triomphe de Marco Leal à Arles, Simon Casas a rajouté deux novillos de Fuente Ymbro pour lui alors que le cartel de la novillada était déja bouclé, on comprend aussi qu'une certaine dose de générosité est parfois nécessaire pour éviter de s'enfermer dans des positions trop tranchées..."
Comparant Nîmes avec d'autres arènes françaises, André Viard conclut ainsi "...chacun comprendra que pour s'émanciper de la tutelle ancestrale que certaines arènes françaises acceptent de la part du mundillo espagnol, il faudra bien du temps. Ce qui est dommage dans la mesure où les professionnels français ont depuis longtemps apporté la preuve de leur grande compétitivité."
Ce ne sont pas les arènes de Nîmes qui diront le contraire.


VOUS AVEZ DIT REGIE MUNICIPALE ?

- posté le 21/03/2008

La nouvelle est tombée jeudi 20 mars en fin de journée. Jean-Pierre Junca-Lamarque président de la comission taurine de Dax passe l'éponge, ou plutôt passera l'éponge en fin de saison. Un retrait lié aux résultats des municipales marquées par la défaite du maire sortant.
A quelques kilomètres de là, à Mont de Marsan, les municipales ont également bouleversé l'ordre taurin établi. Philippe Labeyrie, maire depuis 1983 a été battu, à la surprise générale, par Geneviève Darrieussecq, qui a déclaré (voir Semana Grande du 25 février 2008 : "...Je suis favorable à une gestion municipale en régie directe, seule garantie de transparence financière, permettant en outre de procéder à un véritable appel d'offres..."
Lancer un appel d'offres, c'est bien. Vouloir mettre en place une régie municipale, par contre, n'est pas sans risque. D'ailleurs, les principales arènes d'Espagne (Madrid, Saragosse, Valence) ont abandonné ce mode de gestion. Les arènes du sud-est (Arles, Béziers et Nîmes) aussi. La plupart ont choisi la délégation de service public. Et, tout le monde s'en porte mieux.
- Avec la délégation de service public, la municipalité ne perd aucune de ses prérogatives. Elle garde un oeil sur la programmation et elle reçoit une redevance calculée sur le chiffre d'affaires des arènes. En aucun cas, elle ne sort un euro de ses caisses. Au contraire, elle en reçoit.
- L'organisateur est placé devant ses responsabilités artistiques et financières. En cas d'échec (artistique ou financier) on connait le responsable. En régie municipale, chacun se renvoie les responsabilités de l'échec.
Et, si échec financier il y a, c'est la municipalité (donc les contribuables) qui met la main à la poche.
La tauromachie n'est pas un service public. Les antis-corridas le répètent souvent. Dans ce cas précis, ils ont raison !


FERIA VIALLAT

- posté le 19/03/2008

Claude Viallat né à Nîmes où il vit et travaille, co-fondateur du mouvement support/surface, a exposé dans toutes les galeries de la planète.
A l'occasion de la feria de Pentecôte, c'est toute la ville de Nîmes qui lui servira de galerie.
- Du 6 au 14 mai, au Carré d'Art face à la Maison Carrée. Exposition des projets de l'affiche ferias 2008.
- Du 7 au 12 mai, dans les arènes et place des arènes. Exposition de soixante oeuvres dans les déambulatoires, vomitoires et sur les colonnades.
- Du 7 au 12 mai, place de la Maison Carrée. Exposition de 2 oeuvres monumentales sur la Maison Carrée.
- Du 7 au 28 mai, école des Beaux-Arts, Grand Rue. Expositions d'oeuvres taurines.
- Du 7 au 31 mai, musée des Cultures Taurines. Exposition : Un Collectionneur au Musée.
Claude Viallat, auteur de l'affiche et des billets des ferias 2008, entre, à son tour et à sa manière, dans l'arène et mêle l'art à la fiesta.


LA REVANCHE DE LA CORNE

- posté le 14/03/2008

"...Mais c'est le livre de Simon Casas qui crée l'événement. Parce qu'on le connaissait comme ancien torero, comme directeur d'arènes, comme aventurier de la politique, mais qu'on le découvre de plus en plus écrivain. Rien de tel pour changer le regard porté sur les toreros. Des tueurs ? Non, des âmes limpides. L'un d'eux, devant le taureau, se penche soudain pour ramasser une feuille de platane. "Pourquoi te gênait-elle ?" demande l'auteur. "Parce qu'elle était morte". Vapeur rouge et sableuse, moments suspendus et foudre de l'estocade, superbe humaine et rage animale (ou le contraire), il y a de tout cela dans les fragments autobiographiques de Simon Domb "Psdeudo Casas". Et surtout la preuve, s'il en fallait encore de l'immense respect, de l'immense amour que portent ces hommes aux taureaux..."
Christophe Ono-Dit-Biot/ Prix Interallié 2007
Le Point (13 mars 2008).


SOUVENIRS

- posté le 22/02/2008

L' hebdomadaire "Semana Grande", profitant de la "trêve" hivernale, revient régulièrement en textes et en images sur une temporada passée. L'année 1954 est à la Une du dernier numéro. Cette année là, Pablo Picasso mangeait de la brandade à l'hôtel du Cheval Blanc et Manuel Jimenez dit "Chicuelo II" devenait la coqueluche du public de Nîmes. Sa Peña verra illico le jour. Cinquante trois années après, l'orchestre officiel des arènes de Nîmes porte son nom.En 1954, la France a présenté 38 corridas dont 10 dans des arènes d'Afrique du Nord (7 à Oran et 3 à Casablanca). Cette année là, Pedro Romero, père de Marc Antoine, David, Christian etc... brindait un novillo dans les arènes de Chateaurenard à Gérard Philippe, venu en voisin depuis Avignon où le festival donnait ses premières représentations. L'interprète le plus célèbre du Cid, comme Serge Lifar, Maurice Béjart et bien d'autres, allait aussi aux arènes.


L'AFFICHE SELON CLAUDE VIALLAT

- posté le 19/02/2008

2008 sera l'année Claude Viallat ! annonce le mensuel "Vivre à Nîmes".
Première production : l'affiche des ferias 2008, présentée en janvier "C'est un projet très simple, précise Claude Viallat, dans lequel les deux éléments majeurs de la corrida, le toro et l'homme sont mis à l'honneur, le toro est une référence au toro des publicités Osborne, de grandes silhouettes noires découpées, que l'on voit partout en Espagne sur le bord des routes, le matador est plus une évocation qu'une vraie passe..."
En plus, Claude Viallat investira toute la ville pendant la feria de Pentecôte.
- Au musée des Cultures taurines où il présentera sa collection de milliers d'objets.
- A l'école des Beaux-Arts, il exposera une sélection d'oeuvres tauromachiques récentes.
- Face au Carré d'Art,il peindra la bache monumentale qui recouvre actuellement la Maison Carrée.
Enfin, il installera dans les arènes ses oeuvres dans les déambulatoires, vomitoires et colonnades.
A Nîmes, printemps et feria 2008 portent la griffe Claude Viallat.


AMBASSADEUR DE FRANCE

- posté le 15/02/2008

L'hebdomadaire "Semana Grande"  (édition du 11 février) publie une revue de presse mexicaine après le triomphe de Sébastien Castella aux arènes de Mexico (lundi 4 février).
Une presse mexicaine qui couvre de fleurs et d'éloges le torero français, extraits : "...Faenas d'anthologie, magique, frolant la perfection..." (La Crónica de Hoy). "Castella a été prestigieux..." (Esto). "Personnalité dévastatrice... fleuve de grâce du jeune chevelu qui jouait de la ceinture et vivait sous le miracle du toreo..." (La Jornada).
Mêmes éloges chez José Antonio del Moral, critique taurin espagnol, présent à Mexico. Courts extraits : "...C'est la fois où j'ai vu Sébastien Castella le mieux toréér... Alors que Castella peaufinait son chef d'oeuvre, on entendit sur les tendidos de La Monumental mexicaine, des cris de Vive la France ! Tu es un autre Napoléon ! Jusqu'à ce qu'on entende la Marseillaise...
...Une journée historique, comme si Castella avait planté une Tour Eiffel sur la piste de cette impressionnante Monumental..."
Conclusion de José Antonio del Moral "...Le président Sarkozy, s'il est vraiment aficionado, devrait concéder la Légion d'Honneur au grand torero, qui est aujourd'hui même, le meilleur ambassadeur de son pays, dans le monde hispano-américain."


CORRIDA - TVA - SUBVENTIONS

- posté le 13/02/2008

"...Il n'est pas inutile de rappeler que la corrida est le seul spectacle en France qui ne bénéficie pas de l'aide massive et institutionnelle de l'Etat..." souligne André Viard dans un éditorial intitulé "Le Spectacle Vivant" (www.terrestaurines.com 13 février 2008).
Quelques lignes plus loin, il enfonce le clou : "...Extrèmement privilégiés au niveau fiscal, ces spectacles (théâtre, opéras, récital d'artistes de variétés...) bénéficient notamment d'un taux de TVA réduit sur la vente des billets (2,10 % ou 5,5 %), mesure prise par l'Etat pour favoriser la création et la diffusion culturelle. La corrida répond à tous les critères pour intégrer cette catégorie, mais les organisateurs professionels paient pourtant 19,6 % de TVA..."
André Viard rappele aussi que les corridas apportent des recettes non seulement à l'Etat (avec la TVA) mais également aux municipalités par le biais de la redevance, sans oublier les recettes indirectes dans les commerces de la ville.
L'économie de la corrida est un sujet que nous abordons régulièrement ici et sur lequel nous reviendrons.
Ceux (les anti-corridas surtout) qui affirment que la corrida est financée par de l'argent public, avancent des propos erronés.


LE STADE ET L'ARENE

- posté le 12/02/2008

Entre les tribunes et le terrain, les responsables du football professionnel ont placé des hommes vêtus de rouge, jaune ou orange fluo. On les appelle les stadiers (mot récent). Pendant quatre vingt dix minutes, ils tournent le dos au terrain. Ils ne voient absolument pas le match.
Leur rôle : scruter les tribunes qui pourtant sont déjà surveillées par des caméras.
Rien de tout cela dans une arène. Pas le moindre regard en direction du public.
L'arène est un lieu calme, capable de faire silence pendant plusieurs secondes. Capable aussi de ne pas répondre aux insultes d'une poignée d'anti-corrida, comme ce fut le cas, selon la presse, dimanche à Samadet, cité des Landes.
Dans l'arène, on ne croise pas de hooligans, on n'assiste jamais à des affrontements entre supporters. L'arène est un lieu calme et paisible que certains voudraient interdire aux mineurs.
Ces censeurs se trompent de cible.


SERGE LIFAR ET LA CORRIDA

- posté le 01/02/2008

L'hebdomadaire "Semana Grande" (lundi 28 janvier) publie un extrait d"Ors et Lumières". Une publication de luxe qui paraissait au début des années 50.
Dans son numéro 17, la rédaction a demandé à plusieurs personnalités de l'époque, leur avis sur la corrida.
Serge Lifar, célèbre danseur et chorégraphe, né à Kiev en 1905 et décédé à Lausanne en 1986, a répondu ainsi : "Je suis allé en Espagne. J'ai vu Dominguin et c'est tout dire, je crois. Mais, il n'est pas besoin que je cite le plus grand pour que vous puissiez imaginer à quel point j'ai été mieux qu'ému, bouleversé par la majestueuse en même temps qu'aérienne, danse de la mort qui se joue dans l'arène. Ballet surnaturel où le danger est la danseuse étoile, où rutilent au soleil, les ors et les lumières du soleil, en guise de rampe, et où l'inspiration est composée de peur et de génie ; la corrida m'a charmé, m'a séduit et m'a effrayé par sa trop grande beauté."


HIEROGLYPHE ET ENVERS DE LA CAPE

- posté le 01/02/2008

Jacques Durand a joué les Champollion (jeudi 31 janvier) dans le quotidien "Libération". Extraits :
"Le dernier livre de Simon Casas se présente comme un hiéroglyphe... L'Envers de la Cape n'est pas un pavé narratif mais une suite de textes brefs, incisifs, séduisants, fiévreux, intimes, aiguisés, qui ramènent dans leurs filets des souvenirs, des choses vues, entendues ou imaginées autour de la corrida et aussi ailleurs... Ces étincelles finissent par illuminer un territoire, oui, romanesque. Romanesque parce que le regard de l'auteur sur la corrida l'est, et avec bonheur, que les souvenirs de son apprentissage aventureux le sont, que les toreros et les personnages qu'on y croise, Castella, Talavante, Tomás, Alain et Christian Montcouquiol, Platanito, Jaquito, l'éleveur colombien Carlos Pantoja, le Rhône en colère, l'écharpe de Rimbaud, le sont également. Romanesque comme l'est la vision de Casas quand il se retourne sur les aléas de ses origines et de sa propre vie et, pour plagier Malraux, les transforme en destin.
Ainsi, l'obsession, légitime pour un homme d'affaire taurin de son importance, de prendre les arènes de Madrid devient, sous son éclairage, la volonté de conquérir, via les toros, une Espagne qui a chassé ses ancêtres juifs en 1492.
Explication acrobatique, mais d'une vraie consistance littéraire."


MONDIALISATION

- posté le 31/01/2008

Les revues taurines européennes publient hebdomadairement l'escalafon. Traduisez : le classement des toreros selon le nombre de corridas toréées en Europe.
Dans "Semana Grande", Marc Lavie, directeur de l'hebdomadaire publie l'escalafon mondial 2007. Il suffit de totaliser pour chaque torero, toutes les corridas toréées. En Europe et dans le Nouveau Monde.
A ce petit jeu, c'est El Fandi qui décroche la médaille avec 101 corridas toréées (90 en Europe, 11 aux Amériques). Il devance El Cordobes, El Juli et El Cid.
Sébastien Castella pointe à la sixième place (avec 81 courses). Juan Bautista arrive en 22ème position (avec 48 corridas).
Trois toreros qui n'ont pas posé la semelle de leurs zapatillas dans une arène d'Europe, entrent dans le top 20.
Arturo Macias est 11ème avec 66 corridas toutes toréées au Mexique. Zotoluco -que l'on a vu en France et en Espagne au début des années 2000- occupe la 14ème place avec 57 corridas (toutes au Mexique). Enfin, Rafael Ortega se hisse en 19ème position avec 49 corridas (toutes au Mexique également).
A contrario, les premières places de l'escalafon mexicain sont occupées par des toreros...mexicains. Le premier étranger (Cesar Rincon) pointe à la... 24ème place.
Plutôt conservateurs les aficionados !


EL JULI - JOHNNY ET TOKIO HOTEL

- posté le 30/01/2008

A chacun ses étoiles.
L'amateur de corridas au budget limité peut assister aux faenas d'El Juli, José Tomás, Sébastien Castella, Juan Bautista et autres en déboursant 18 euros (tarifs des places amphis aux guichets devant les arènes avant les corridas).
Pour entrer dans le stade de France où Johnny Hallyday donne deux concerts (29 et 30 mai), il faut débourser au minimum 45 euros (et au maximum 120 euros).
Pour s'asseoir sur les travées du Parc des Princes le 20 juin et entendre Tokio Hotel (un groupe dont le public est très jeune), il faut se délester (au minimum) de 45,20 euros. Les virages du Parc n'offrent pas la même visibilité que les amphis des arènes.
A l'Espace Pierre Cardin, la compagnie Marie-Claude Pietragalla interprète "Le théâtre des fous" de Sade. Le prix des places varie de 33 à 96 euros.
Quel spectacle est le plus accessible aux petits budgets ? La corrida ? Un chanteur populaire ? Un spectacle de danse ?
Il suffit de comparer les chiffres.


POSER DES BANDERILLES AUX ETOILES

- posté le 29/01/2008

Jean-Marie Magnan romancier et grand connaisseur des choses de la corrida vient de publier "Vivre Livres" (éditions Autre Temps) où il n'est pas question de corrida. Il livrera prochainement dans "Planète Corrida" ses impressions sur "L'Envers de la Cape" de Simon Casas (éditions Fayard). Extraits :
"...Simon Casas maîtrise tous les registres du langage et c'est sa plus sûre victoire : du slogan médiatique dont il use sans restriction à la puissance convaincante des chiffres de l'incorrigible joueur qu'il demeure malgré les années et jusqu'au chant profond de la poésie qui donne courage à l'homme parti à la recherche de lui-même et éclaire son âme dans le noir.
Dans sa seconde partie, le livre poursuit une courbe ascendante...
...Il faut en convenir, Simon Casas décape les lieux communs, dépatine les poncifs et leur confère une insolite profondeur qu'ils n'ont guère sous la plume des grammairiens et des juristes de la corrida. "Il n'y a que les imbéciles qui refusent de se fier aux apparences" a dit à peu prés Oscar Wilde.
Simon respecte les apparences, mais il aperçoit et écoute au-delà l'essentiel et nous le révèle avec un naturel dans l'étrange d'une qualité rare.
La troisième partie du livre offre toute une exploration de soi sous l'angle de la mort inéluctable et d'une corrida rédemptrice. Elle m'évoque Michel Leiris... Simon Casas reste celui qui veut poser des banderilles aux étoiles, mais il enchaine sans concession les images du pire, quand le quotidien devient cauchemardesque...
...A cette heure très sévère d'une époque, L'Envers de la Cape permet aux pseudos que nous sommes de faire, d'illumination en illumination, leur salut grâce à l'éternel retour du rachat par une passion."


LA FIN DES REGIES MUNICIPALES ?

- posté le 23/01/2008

Régie municipale ou délégation de service public ?
Les trois principales arènes du sud-est (Arles, Béziers, Nîmes) ont choisi la délégation de service public, c'est à dire une gestion privée. Et, ça marche. Chacune des trois entreprises (Luc Jalabert à Arles, Robert Margé à Béziers, Simon Casas à Nîmes) présente des comptes d'exploitation positifs et paie une redevance à la ville.
A contrario, les trois principales arènes du sud-ouest (Bayonne, Dax, Mont de Marsan) fonctionnent en régie municipale. Côté financier, ce mode de gestion affiche quelques ratés. Les arènes de Bayonne ont perdu beaucoup d'argent en 2007 (les chiffres ont été publiés dans la presse régionale). Mont de Marsan ne va pas fort. Dax reste très discret sur les chiffres.
Certes, chaque ville gère ses arènes comme elle l'entend et nous n'avons de leçon à donner à personne. Mais, les faits sont têtus et débouchent sur un constat sans appel : le déficit des trois principales arènes du sud-ouest financé par l'argent des contribuables sert d'argument aux anti-corridas qui affirment -et dans ce seul cas, ils ont raison- que la corrida est subventionnée.
Par contre, les trois principales arènes du sud-est qui fonctionnent en délégation de service public, réalisent des bénéfices, versent de l'argent aux collectivités (grâce à la redevance) et détruisent les arguments des anti-corridas.
La régie municipale est aujourd'hui un mode de gestion obsolète financé, en partie et à tort, par de l'argent public.
A Nîmes, depuis 2002, la régie municipale a laissé la place à la délégation de service public. Les comptes de la corrida étaient dans le rouge. Ils sont passés au vert.
Et, la qualité des spectacles n'en a pas souffert. Bien au contraire !


TRANSPARENCE

- posté le 23/01/2008

Il faut tordre le coup à cette tenace et vieille idée reçue.
Non ! L'arène de Nîmes n'est pas l'arène de France qui peut accueillir le plus de spectateurs.
Nîmes peut recevoir au maximum 12 800 spectateurs payants. Certaines arènes de France peuvent en installer davantage.
Non ! L'arène de Nîmes n'est pas l'arène de France qui réalise le plus gros chiffre d'affaires.
Nîmes dispose de 8 300 places numérotées et 4 500 amphithéâtres (vendus au prix de 18 euros les jours de corridas autour des arènes).
Parmi les six grandes arènes de France, laquelle propose 4 500 places à 18 euros ? Nîmes et aucune autre !
Ce chiffre d'affaires moins élevé que dans d'autres arènes françaises n'empêche pas Nîmes de programmer dans la saison toutes les vedettes du moment.
Oui ! Nîmes est la seule arène de France qui publie ses chiffres.
133 258 spectateurs payants sur l'ensemble des deux ferias en 2007.
Quelle autre arène communique les nombres d'entrées payantes chaque saison ?
Nîmes publie chaque année le montant de la redevance versée à la ville (173 000 euros pour la temporada 2006. 198 000 euros en 2007).
Nîmes est la seule arène de France qui ne ferme jamais ses portes. Ses bureaux sont ouverts toute l'année. Son site internet fonctionne quotidiennement. Plusieurs salariés y travaillent en permanence. Et, en prime, le compte d'exploitation affiche un bénéfice.
Ne voyez dans ces lignes aucune prétention de notre part, pas la moindre trace d'autosatisfaction, mais seulement un constat, des faits et de la transparence, histoire de gommer quelques idées reçues et fausses qui ont la peau dure.


HIER ENCORE (SUITE ET FIN)

- posté le 21/01/2008

Dans la série "C'était mieux avant", ce dernier exemple. Au banc des accusés : les toreros vedettes et leurs apoderados. Le maire de Nîmes, très courroucé, prend sa plume et adresse un courrier à tous les maires des cités taurines de France. Extraits : "Vous n'êtes pas sans savoir, en effet, que certains parmi les plus grands noms de la tauromachie exigent pour leur action dans nos plazas des toros faciles et dont l'armure est bien souvent insuffisante... Nous pensons que nous devons manifester une certaine raideur en ce qui concerne la présentation et l'armure du bétail, car il manque à un combat son principal caractère quand il y a trop de disproportion entre les armes des antagonistes..." Ces lignes ont été écrites en 1960 par monsieur Edgar Tailhades, alors maire de Nîmes. Les toreros visés par ce courrier se nomment : Julio Aparicio, Jaime Ostos, Pedres, Paco Camino et Antonio Ordoñez.
C'est sûr, c'était mieux avant. (Fin).


LE FIGARO MAGAZINE

- posté le 21/01/2008

"Les coups de cornes identitaires se soignent mal et s'infectent vite", écrit Simon Casas. Dans "L'Envers de la Cape" (qu'il choisit de désigner comme "roman"), l'ancien torero et directeur des arènes de Nîmes évoque la difficulté d'accéder à son rêve : devenir matador. Dans cette quête identitaire, Casas torée magnifiquement avec les mots. Souple et voluptueuse comme des passes véroniques, sa plume saisit avec grâce les émotions qui se heurtent sur le sable ardent de l'arène : mépris de la mort affiché par les toreros, respect mutuel entre l'homme et la bête, don absolu de soi... Entre souvenirs d'enfance et récits de ses expériences, il évoque les plus grands : José Tómas, Alejandro Talavante, El Cordobes...
Un livre d'une poésie infinie qui nous ouvre les portes d'un monde fascinant et hisse son auteur au rang d'écrivain."
Isabelle Courty
, Le Figaro Magazine, samedi 19 janvier.


HIER J'AVAIS 20 ANS

- posté le 17/01/2008

"Hier encore, j'avais 20 ans, je caressais le temps, je jouais de la vie..." vous connaissez tous ces paroles d'une chanson signée Charles Aznavour. Aujourd'hui, ceux qui n'ont plus 20 ans ne cessent de se lamenter. Hier, affirment-ils, c'était mieux qu'aujourd'hui y compris dans le monde des toros. Paroles, paroles comme dit une autre chanson.
Aujourd'hui, de nombreux amateurs de corridas ne cessent de dire, d'écrire, d'annoncer la lente et inexorable agonie de la corrida. Ils ne sont pas les seuls. Laurent Tailhades, écrivain dandy, anarchiste et aficionado prophétise lui aussi la fin prochaine du spectacle taurin. Et, il en donne les raisons "...Le nombre croissant de plazas, l'accession des dernières mazettes à la fonction d'espada (voici quinze ou vingt ans que Madrid et Séville confèrent l'alternative à des garçons qui, aux belles époques, n'auraient jamais dépassé l'emploi de sobresaliente) enfin, la décadence complète des picadors auront bientôt ravalé à un numéro de cirque la transcendante escrime des Costillares et des Romero..."
Ce texte, cité par Jacques Durand dans un ancien numéro de Libération, a...107 ans !!!
Il a été écrit en 1901 !
C'est sûr, c'était mieux avant ! (A suivre).


MORCEAUX CHOISIS

- posté le 14/01/2008

Extrait de "La Soupe de Kafka" de Mark Crick (édition Flammarion). Extrait du chapitre "Poussins désossés et farcis à la Marquis de Sade".
"...Asservi aux études et ratiocinations de scientifiques, aux élucubrations de diététiciens, aux affêteries des taverniers, aux cauteuleuses réclames des associations professionnelles, le nouveau consommateur serait-il au moins récompensé par une vigoureuse santé, une longue destinée, l'espoir d'un plus bel au-delà ? Que Nenni !
Autour de lui, ce ne sont que des végétariens rongeant les pissenlits par la racine, buveurs d'eau apoplectiques ou phobiques de sucre affligés de caries...
Reconnais que tes années de tempérances, de candide foi dans les yaourts allégés, ne t'ont point préservé de la bedaine, de joues plus rebondies que des fesses, voire d'une misérable insuffisance sexuelle..."


A LA RECHERCHE DU NOM PERDU

- posté le 14/01/2008

"...C'est donc un très curieux roman que "ce Simon Domb Pseudo Casas". Un très étrange et très complexe labirynthe dans lequel on croise toutes sortes de personnages...
N'attendez pas de ces lignes qu'elles nous livrent les secrets de toreros. Simon Casas n'a écrit ces rencontres que pour mieux se chercher. Si l'on en sort bouleversé, parfois étonné, parfois meutri, mais transformé par la révélation d'un secret, c'est parce que Simon Casas est allé au plus prés des terrains littéraires. Il a sans tricher, essayé  d'approcher ce qui est au plus profond de nous : de percer le mystère de ce qui fait l'homme, son destin, et qui a dessiné autrefois des chemins ignorés qui tracent sa vie..."

Yves Harté Sud-Ouest, édition du dimanche 13 janvier.


MIDI-LIBRE

- posté le 14/01/2008

"...L'identité, ou plutôt la quête identitaire, ça reste la grande affaire de la vie du français, fils de juif polonais et de mère Séfarade née en Turquie, et qui a toréé et vit encore sous pseudonyme espagnol. L'affaire de sa vie, oui, et le sujet principal de son livre..."
Vincent Coste, Midi-Libre (13.01.08).


TELEVISIONS

- posté le 13/01/2008

Les différentes chaînes de la télévision espagnole ont retransmis 335 spectacles taurins en 2007 contre 216 en 2006.
119 retransmissions télévisées supplémentaires, soit 55 % de plus !
Cela n'a pas empêché quelques médias et les associations anti-corridas de répéter que les caméras de télévisions désertaient les arènes.
Ce n'est pas vrai. Les chiffres le démontrent. Pourquoi cette désinformation persistante ?
Parce que TVE, chaîne publique, qui avait télévisé 12 corridas en 2006 a cessé d'en diffuser en 2007.
Par contre, huit autres chaînes ont mis la corrida sur leurs grilles des programmes. La chaîne Castilla la Mancha dont les commentaires sont assurés par Cristina Sanchez qui a pris l'alternative à Nîmes, en a télévisé 110. Davantage qu'en 2006.
Digital Plus a doublé le nombre de ses retransmissions : 78 en 2007 contre 36 en 2006 !
En 2008, le nombre de spectacles taurins diffusés en direct sur le petit écran devrait encore croître.


L'ENVERS DE LA CAPE

- posté le 11/01/2008

L'Envers de la Cape est un magnifique roman sur l'identité.
Vincent Roy, Le Monde des Livres du 11/01/08


L'OMBRE DE LA CORNE

- posté le 10/01/2008

Si l'on veut bien admettre que la littérature est la poursuite de la tauromachie par d'autres moyens; si l'on pense, avec Michel Leiris, qu'il faudrait toujours mettre dans son art ne serait-ce que l'ombre de la corne, alors oui, ce livre est bien le plus taurin qui soit. Bien qu'il y soit, d'ailleurs, assez peu question de taureaux. Ou pas de ceux auxquels on pense.  Chacun ses monstres. De quoi est-il question alors ? D'un gamin, Bernard Domb, né à Nîmes, Gard, et qui se rêvait espagnol. Son père était juif polonais, maquisard dans les Cévennes. Sa mère, séfarade de Turquie. Ils se croisèrent sur le marché d'Alès. Ils s'aimèrent. C'était la guerre. Se séparèrent. C'est la vie.


L'enfant grandit entre trois femmes -mère, tante, grand-mère- qui parlaient entre elles le ladino, la langue de l'exil. Ainsi naissent les vocations. Simon serait torero. Il conquerrait l'Espagne. Sa Reconquista à lui. Sous l'habit de lumière, il cachait l'étoile de David, quand il priait à la chapelle des arènes, devant la petite Vierge aux larmes de diamant. Il la caressait de la main gauche et se signait de la droite. Un vieux truc de marrane. Pourquoi on torée ? Pour savoir qui on est, pardi ! Appelez-ça quête d'identité et vous comprendrez : les toreros, dans leur folie, sont comme les autres. Lui, son problème, c'était de se réunifier : Casas et Domb, comme le rose et jaune de la cape. Où est l'envers, où est l'endroit ? Qu'il ait échoué à devenir un grand de la tauromachie ("je me suis trompé de vocation") est au fond anectodique. Restaient bien d'autres chemins où se chercher. Qui tous menaient à ce livre qui lui ressemble, grave et léger, écrit du bout des doigts, comme il sied de toréer, où se mêlent éclats de vie, impressions et visions goyesques, émaillés d'instants de pure poésie. D'un torero artiste, on dit qu'il a -ou pas- le duende. Le duende, c'est l'inspiration, un petit génie fugitif et capricieux.
Il a ça, Simon : le duende.
Claude Weil/ Le Nouvel Observateur N° 2253 /10/01/2008.


PASSAGES CLOUTES

- posté le 10/01/2008

"...Simon Casas a depuis longtemps oublié ses essais. Parce que depuis longtemps, ce sont des coups de maître affirme Jean-Louis Lopez sur le site www.eltico.org.
Le premier, il l'a réalisé comme matador de toros... avec ce panneau qui disait qu'il fallait être espagnol pour être torero.
Comme représentant de toreros, il s'est occupé des meilleurs... qui l'avaient choisi.
Comme directeur d'arènes, c'est le public, celui d'ici et l'autre là-bas, qui aujourd'hui le plébiscite.
Dans "L'Envers de la Cape", Bernard Domb pseudonyme Simon Casas... recherche encore une identité... Comme un sans-papiers, comme un enfant juif que la chrétienté pourchasse et persécute...
"L'Envers de la Cape", c'est la somme d'aveux qu'expire un homme écorché vif...
Ceux qui connaissent Simon Casas savent qu'il est une source de sensibilité... Parce qu'il refusera toute sa vie le costume sombre d'un notable.
Lire "L'Envers de la Cape" est une nécessité primordiale. Pour entrevoir le côté droit des choses...
Le véritable anarchiste est celui qui traverse dans les passages cloutés. Pour éviter la police."
Extrait de "L'Envers de la Cape ou Le Mal de Vivre", titre d'un billet signé Jean-Louis Lopez, sur le site www.eltico.org.


REVERIES

- posté le 10/01/2008

"...L'Envers de la Cape s'ouvre sur une évocation de Javier Conde... Un artiste, un poète qui lui raconte que le flamenco a trouvé sa sonorité dans la turbulence des eaux de Gibraltar... On sent bien que Casas est plus proche des rêveries toutes éveillées qui mélangent les arts et les inspirations que des longues parleries sur les encastes ou sur la manière de faire baisser la tête à un toro...
A l'autre bout du livre, on trouve une autre figure. Celle de Jose Tomas... qui incarne le plus le don de soi, l'intransigeance sombre, une absolue rigueur dans le risque...
C'est entre ces deux visages, ces deux vérités du toreo que Simon Casas trace son territoire...
Un troisième nom tremble tout au long du livre... Alain Montcouquiol. C'est peu dire que ces deux-là ont inventé et guidé ensemble... ce mouvement des toreros français, intuition géniale et implacable qui fait que nous sommes tous là aujourd'hui..."

Jean-Michel Mariou http://aquitaine.france3.fr


LA MARSEILLAISE

- posté le 07/01/2008

Simon Casas à la Une du quotidien "La Marseillaise" (édition du dimanche 6 janvier) "Simon Casas... de Domb à la lumière" titrait le quotidien régional.
A l'intérieur (page 2) sur toute la page, MJ Latorre couvre d'éloges "L'Envers de la Cape (édition Fayard) "Cet ouvrage se lit comme un thriller, roman mosaïque dans lequel il est conseillé de déchiffrer entre les lignes, jeu de piste fléché par un fil rouge (celui du sang des hommes, des bêtes, de la vie, de la mort) dans lequel serpente le long d'une existence au travers de nombreuses et poétiques aventures, de rêves tenus portés par un dénominateur commun, la tauromachie, ses ors et ses misères qui ont fondé un destin..."


PECHE A LA LIGNE

- posté le 07/01/2008

"Quel Mistral gagnant pour vous en 2008 ?" interroge Philippe Larue (La Provence 6.01.08). Réponse de Renaud : "...Faire reculer la barbarie, l'oppression, l'intégrisme et l'obscurantisme..."
Rude tâche pour celui qui quelques lignes plus haut tire à boulets rouges sur "les 500 connards sur la ligne de départ du Paris-Dakar... Nos p'tits bobos-sportifs, soit disant amoureux de l'afrique ! Ils la méprisent, la polluent, la pillent, défoncent les pistes, laissent des tonnes de détritus et parfois écrasent des femmes ou des enfants sans que jamais un de ces criminels de la route ne soit inquiété... Le pire, c'est leur discours faussement humanitaire..."
Après les concurrents du Dakar, au tour du Président de la République "...Je suis riche, jeune, dynamique, j'ai les plus belles Rolex et les plus belles gonzesses, votez pour moi, vous deviendrez riches et puissants aussi. C'étaient ça les propos de Sarko... Des siècles de lumières et de patrie des droits de l'Homme balayés par ce personnage cynique et sa politique..."
Plus loin, c'est le sport qui subit les assauts du chanteur "...Le sport de compétition me dégoûte. Il ne porte que les valeurs de pognon, de haine, de machisme, de racisme, de nationalisme, de trucage. C'est le nouvel opium du peuple. Même si le vrai (selon Marx), la religion repointe son museau de plus belle..."
Ultime question sur la corrida : "Allez-vous continuer votre combat contre la corrida ?"
Réponse : "De plus belle ! En commençant par la probable interdiction prochaine de l'accés aux arènes pour les mineurs de moins de 15 ans... Quand à l'abolition pure et simple de la corrida... elle est inéluctable."
Alors, que fait Renaud quand il ne chante pas et ne pousse pas de coup de gueule ? "Il pêche à l'Isle sur la Sorgue" !


INOUBLIABLE

- posté le 04/01/2008

Après "La Marseillaise (30 décembre) au tour du Midi-Libre. Dans son édition du 4 janvier, le quotidien régional consacre deux pages (couleurs) sur la temporada nîmoise 2007, sous la plume de Roland Massabuau "...La temporada, de mai à septembre, aura confirmé le rang des arènes de Nîmes sur la scène internationale... L'amphithéâtre a permis aux aficionados, en 2007, de rassembler d'innombrables images. Un album précieux, témoins d'admirables tirades illustrant la personnalité des acteurs ou de scènes faisant éclater le goût, l'art, la sincérité ou la dimension esthétique des toreros. Des journées comme seules peut-être les arènes de Nîmes savent en créer."
Roland Massabuau ne pouvait pas ne pas revenir sur la corrida de clôture du dimanche 16 septembre 2007. Sous le titre "Un 16 septembre pour l'Histoire" il conclut ainsi "...Et quand les trois toreros (Denis Loré, Jose Tomas, Joselito Adame) ont, dans la nuit qui tombait sur la ville, franchi la Porte des Consuls, plus de 13 000 personnes, debout la gorge nouée ou les yeux mouillés, ont su que cette date serait majeure et ineffaçable."


IMPERATRICE ET REINE

- posté le 03/01/2008

Antonito a adoré la saison taurine nîmoise. Il l'écrit dans le quotidien La Marseillaise (30.12.07) : "Nous voilà enfin fixé sur le sort de la cité des Antonins. Nîmes, tauromachiquement parlant, est la reine des arènes françaises, voire l'Impératrice de ses comparses européennes.
Nous avons eu la chance de vivre une temporada comme nous n'en vivrons certainement que très peu dans notre courte vie d'aficionado..." 


NÎMES EN FÊTES

- posté le 27/12/2007

Pour ne rien oublier de la temporada nîmoise 2007, voici un simple jeu de questions-réponses.
Quelle est l'arène de France qui en 2007 a battu des records de fréquentation (133 258 spectateurs) dégagé des bénéfices et versé prés de 200 000 euros de redevance à la ville ? Nîmes et aucune autre !
Quelle est l'arène de France qui propose 5 000 places à un prix populaire (18 euros) ? Nîmes et aucune autre !
Quelle est l'arène de France qui a mis à l'affiche des toros andalous (Miura et Juan Pedro Domecq) en 2007 ? Nîmes et aucune autre !
Dans quelle arène Cesar Rincon a-t-il fait ses adieux à l'aficion française ? Nîmes !
Quelle est l'arène qui a offert le plus de postes aux toreros français ? Nîmes !
Dans quelle arène Alejandro Talavante a toréé son unique corrida en France en 2007 ? A Nîmes et nulle part ailleurs !
Quelles sont les arènes de France qui ont programmé Miguel Angel Perera en 2007 ? Dax et Nîmes.
Quelles sont les arènes de France qui ont mis à l'affiche Jose Tomas en 2007 ? Dax et Nîmes.
Dans quelle arène de France, Sébastien Castella et Juan Bautista ont fait trois paseos en 2007 ? Nîmes !
Quelle est l'arène de France qui communique (par internet et téléphone) quotidiennement avec son public ? Nîmes et aucune autre !
Toutes ces données peuvent être vérifiées et comparées.
2007 fut une superbe saison. Place maintenant à la temporada 2008 qui verra défiler sur le sable des arènes de Nîmes, toutes les étoiles du toreo.


QUAND LA CHINE...

- posté le 26/12/2007

Selon www.mundotoro.com, 51 % des chinois titulaires d'un diplome d'enseignement supérieur sont friands de culture espagnole, et de corridas.
Selon le quotidien "Le Monde", les classes supérieures et moyennes chinoises s'apprêtent à multiplier les voyages en Europe, principalement en France, Italie et Espagne.
Des chinois sur les gradins des arènes d'Europe ? Demain, peut-être !


UN DEMI-SIECLE D'AFICION

- posté le 17/12/2007

En 1948, la France taurine a programmé 24 corridas (source Semana Grande).
En 2007, cette même France taurine a proposé aux aficionados 73 corridas (source Semana Grande).
Faites les comptes. Cela représente 49 corridas supplémentaires.
A elles seules, les villes de Nîmes (13 corridas), d'Arles (7) et de Béziers (5) ont organisé davantage de corridas en 2007 que l'ensemble des arènes françaises en 1948 !
Au chapître des novilladas, la progression est spectaculaire. En 1948, trois arènes (Alès, Eauze et Soustons) avaient accueilli trois novilladas (source Semana Grande encore).
En 2007, plus de trente arènes ont mis à l'affiche quarante neuf novilladas. Soit une augmentation de 1 535 % !
Les éternels grincheux et les pessimistes de tout crin rétorqueront que quantité ne rime pas toujours avec qualité.
Les observateurs en tireront une simple conclusion. En un demi-siècle, la tauromachie s'est enracinée au sud de la Loire , ou les ganaderos, les toreros et les aficionados n'ont jamais été aussi nombreux.


NÎMES NE CONNAIT PAS LA CRISE

- posté le 13/12/2007

L'éditorial de Marc Lavie intitulé "Les nerfs de la crise" (hebdomadaire Semana Grande N°558 - 10.12.07) commence ainsi "Les premières ébauches des ferias de 2008, le déficit important annoncé par les arènes de Bayonne pour l'année écoulée, ou encore les déclarations des divers responsables de la feria de Mont de Marsan alimentent les tertulias de l'hiver taurin français. Ici et là, on accuse les toreros vedettes d'avoir trop d'exigences et de demander trop d'argent. Mais est-ce vraiment la raison de la crise ?
A Nîmes, la saison 2007 a tutoyé les sommets. Les toreros vedettes (Jose Tomas, Enrique Ponce, El Juli, Sébastien Castella, Juan Bautista, Jose Maria Manzanares , Miguel Angel Perera, Alejandro Talavante, etc...) ont défilé sur le sable nîmois. Les toros andalous sont revenus. La corrida de clôture des Vendanges est entrée dans l'histoire des arènes de la cité.
En terme de fréquentation, ce fut une année de record : 133 258 spectateurs payants (86 662 à la Pentecôte - 46 596 aux Vendanges).
Toutes les étoiles, un public record et un compte d'exploitation qui dégage un bénéfice après le paiement de la TVA (19,60 de la recette) et de la redevance à la ville (173 000 euros au titre de la saison 2006). Si d'autres arènes françaises font la moue pour diverses raisons, à Nîmes, tous les clignotants (artistiques, financiers, etc...) restent au vert.
La temporada 2008 peut commencer.


C'ETAIT MIEUX AVANT

- posté le 30/11/2007

Lu dans le quotidien "Libération" (jeudi 29 novembre) sous la plume de Jacques Durand "Huit jours plus tard, gros tralala. Une course cette fois ci, à l'espagnole avec Frascuelo. Le grand Frascuelo ? Le rival de Lagartijo ? Et bé, pas tout à fait. Son vrai nom n'est pas Salvador Sanchez comme l'idole de Grenade, mais Francisco Larose, c'est écrit sur l'affiche, mais en tout petit..."
C'était en 1887, dans les arènes du Prado à Marseille. 120 ans après, quelques aficionados affirment et répètent que la tauromachie est malade. Malade de son succès. Que n'auraient-ils pas dit et écrit s'ils avaient disposé d'une tribune à la fin du 19ème siècle devant de telles escroqueries ?
En 2007, quelle arène oserait utiliser un tel stratagème pour appâter le public ? Aucune bien sur.
Mais, c'est bien connu, c'était mieux avant !


PROGRESSION

- posté le 28/11/2007

Qui peut nier les avancées extraordinaires de la tauromachie française en trente ans ? Personne ! Il suffit de comparer.
En 1974, les arènes de Nîmes ont présenté 6 corridas (aucun torero français n'était à l'affiche) et deux novilladas, avec un torero français (Frédéric Pascal).
En 1984, 8 corridas avec 5 toreros français (Nimeno II, Chinito, Curro Caro, Patrick Varin, Richard Milian), 2 novilladas avec un torero français (Joel Matray).
En 2007, 13 corridas et 11 toreros de France (Sébastien Castella, Juan Bautista, Julien Miletto, Denis Loré, Mehdi Savalli, Michel Lagravère, Morenito de Nîmes, Swan Soto, Marc Serrano, Julien Lescarret et Jonathan Veyrunes), 2 novilladas et 2 toreros français (El Santo et Camille Juan). Une corrida de rejon et une torera tricolore (Marie-Sara).
En 30 ans, la participation française est passée de 1 à 14 !
Quant au nombre de spectateurs, il a tout simplement doublé !


LE DISCOURS ET LA METHODE

- posté le 21/11/2007

Les aficionados militants, comme les toros de Jacques Brel, s'ennuient le dimanche. Pas seulement le dimanche.
Pour chasser ces moments de solitude taurine, ils organisent des réunions, des colloques, des diners, débats etc...
On y parle de tout. De toros bien sûr. On évoque le tercio de piques en pleine déconfiture, l'élevage du toro de combat, et mille autres sujets qui reviennent chaque année sur le tapis avant le solstice d'hiver.
Sujet à la mode en 2007 : la réponse aux anti-corridas. Chacun y va de son couplet, détaille sa méthode et aimerait bien la véhiculer via les médias.
Faudrait tout de même pas confondre la parole (des aficionados militants) et l'action (des acteurs taurins).
Qui a relancé l'aficion à Barcelone ? Les multiples discours et réunions ou le retour en scène de Jose Tomas ?
Qui véhicule et renforce l'image de la tauromahcie française ? Les colloques ou les triomphes de Juan Bautista et Sébastien Castella à Madrid et leurs photos aux côtés de Juan Carlos qui ont fait le tour de la presse espagnole ?
Qui démontre le sérieux et la crédibilité du mundillo tricolore ? Les aficionados militants ou Luc Jalabaert et Alain Lartigue qui dirigent la carrière de Joselito Adame ou encore Simon Casas responsable des arènes d'Alicante, meilleure arène de 2ème catégorie selon 6 Toros 6 ?
Etre aficionado militant, c'est louable, c'est méritant.
Mais entre le discours du militant et l'action, coule le Rubicon toujours très difficile à franchir.
Notre photo : Le Roi d'Espagne entouré de Juan Bautista et Sébastien Castella.


DO YOU DO YOU ST TROPEZ

- posté le 15/11/2007

Les Saintes Maries de la Mer côtoient les toros quotidiennement. Les élevages encerclent la cité provençale. Chaque automne, les abrivados et "l'Acoso y derribo" sur la plage attirent des milliers de visiteurs.
Plus à l'ouest, de l'autre côté du Vidourle, le Grau du Roi vit aussi au rythme régulier des toros.
Pas très loin de lui, Palavas organise, chaque printemps, une feria avec toreros vedettes (El Juli, Juan Bautista et Jose Maria Manzanares y participaient en 2007).
Toutes ces manifestation créent et maintiennent l'aficion.
En conséquence, ces trois stations balnéaires devraient être davantage représentées que les autres dans les arènes de Nîmes. Ô surprise, ce n'est pas le cas !
Les plus nombreux viennent de... La Grande Motte.
Arrivent ensuite les aficionados des Saintes Maries de la Mer et ceux du Grau du Roi. Et qui voit-on pointer à la quatrième place ? Les aficionados de St Tropez, cité davantage connue pour sa plage de Pamplone, son gendarme et ses villas étoilées que pour son aficion. Dans les arènes de Nîmes, les résidents de St Tropez sont plus nombreux que ceux de Palavas !!!!
Surprenant peut-être, mais bien réel. Ce sont les chiffres qui l'affirment.


7 PASEOS

- posté le 13/11/2007

Jose Tomas, Joselito Adame (2 oreilles et la queue à Guadalajara, ce qui n'était plus arrivé depuis 30 ans), Miguel Angel Perera et Alejandro Talavante (une oreille pour sa confirmation d'alternative à Mexico) ont triomphé ce week-end de l'autre côté de l'océan.
Tous les quatre seront très attendus dés le printemps dans les arènes d'Europe.
A eux quatre, ils totalisent seulement 7 paseos comme matadors de toros en France.
- 2 pour Joselito Adame (Arles où il a reçu l'alternative et Nîmes où il l'a confirmé). Pour le jeune et prometteur torero mexicain, rien de plus logique. On le vit dans beaucoup d'arènes du sud-est et du sud-ouest comme novillero.
Plus étonnant pour les autres.
- 2 paseos pour Jose Tomas (Nîmes et Dax).
- 2 paseos pour Miguel Angel Perera (Nîmes et Dax).
- 1 pour Alejandro Talavante (Nîmes).


DUO TRICOLORE

- posté le 13/11/2007

Juan Bautista (15 corridas dans 12 arènes françaises) et Sébastien Castella (14 corridas dans 7 arènes françaises) occupent la tête de "l'escalafon" 2007 sur le sol de Descartes.
Juan Bautista a toréé 3 fois à Nîmes et fait 2 paseos à Arles. Il fut aussi une fois à l'affiche dans 10 autres arènes tricolores (Bayonne, Béziers, Dax, Mont de Marsan, Palavas, Eauze, Aire sur l'Adour, Les Saintes Maries de la Mer, Beaucaire et Fenouillet).
Sébastien Castella a lui aussi toréé à trois reprises à Nîmes. 5 arènes (Bayonne, Béziers, Dax, Mont de Marsan et Fenouillet) l'ont affiché deux fois. Enfin, un paseo à Arles le 6 avril, pour son retour en piste après sa blessure de Cali.


TOROS ET FAISANS

- posté le 12/11/2007

Elisabeth de Fontenay philosophe à l'université de Paris 1, n'aime ni la corrida, ni ceux qui y assistent. C'est son choix, c'est son droit. Sa condamnation de la corrida, de ses acteurs et de son public publiée par le quotidien "Libération" (jeudi 8 novembre) s'appuie sur des contre-vérités. Voici trois exemples :
"...Les taureaux sauvages sont à peu près élevés comme on élève des faisans pour les tirer..."
Le campo, vous le savez-tous, ressemble à un poulailler !!!
"...Comment explique-t-on en effet que certains d'entre eux (les toros) refusent le combat à tel point que pour les exciter, on lachait naguère sur eux les molosses des abattoirs de Séville ?..."
Hier les molosses et aujourd'hui qui ? Qui ?
"...Il reçoit l'estocade, laquelle ne met pas fin à son supplice, puisqu'il faut encore que l'achèvent les puntilleros armés de couteaux : dans l'arène mais à l'abri des regards..."
Autrement dit, on arrastre des toros encore vivants !
Sans commentaires !


DES CHIFFRES ET UN PUBLIC

- posté le 08/11/2007

Il faut le répéter encore et toujours pour tordre le coup à une idée reçue tenace : la feria des Vendanges n'est pas une feria entre nîmois. La preuve par les chiffres. Aux Vendanges 2007, le public des arènes arrivait de 20 pays (et pas seulement européens), de 22 régions de France, et de 1 093 communes.
Vous avez dit feria entre nîmois !


PLUS DE MILLE COMMUNES

- posté le 08/11/2007

1 093 communes de la France métropolitaine étaient représentées dans les arènes de Nîmes lors de la feria des Vendanges 2007.
1er : Languedoc-Roussillon. Les aficionados de cette région arrivaient de 361 communes. Pas de surprise.
2ème : PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur). 194 communes.
3ème : Rhône-Alpes, 135 communes. Cette région regroupe 8 départements. Ne cherchez pas. Vous ne trouverez pas la moindre arène sur le territoire de cette région. Pas d'arène, mais beaucoup d'aficion.
4ème : Midi-Pyrénées, 91 communes.
5ème : Paris-Ile de France, 83 communes.
6ème : Aquitaine, 65 communes
. La région Aquitaine est l'une des plus taurines de France. Elle est composée de 5 départements et de villes réputées pour leur feria (Bayonne, Dax, Mont de Marsan). Mais, elle est deux fois moins représentée à Nîmes que la région Rhône-Alpes !
7ème : Auvergne, 30 communes.
Ferme la marche, la région Picardie avec 4 communes.
NB : Ces données ne sont pas rigoureusement exactes. Pour deux raisons.
D'abord, elles portent sur 35 000 billets achetés par cartes bancaires ou chèques. Les autres billets vendus (près de 10 000) ont été payés en espèces. Impossible donc de connaître la cité de résidence de l'acheteur.
Ensuite, le billet acheté par des clients de Nîmes, Alès ou Arles, peut-l'être pour des amis venus d'autres départements. Impossible là encore de connaître la commune de l'utilisateur du billet.
En conséquence, les aficionados présents aux dernières Vendanges arrivaient de plus de 1 093 communes réparties sur l'ensemble du territoire national.
La feria des Vendanges n'est pas une feria entre nîmois !


LA GRANDE MOTTE

- posté le 06/11/2007

Quelques aficionados brandissent en permanence l'étendard de la tradition, et penchent bien souvent du côté des conservateurs. Dans les années 60, ils se seraient opposés à la création de stations balnéaires qui sortaient alors du sable du Languedoc.
Parmi ces stations, la Grande-Motte et ses "fameuses" pyramides. Que n'a-t-on pas dit et écrit sur cette ville nouvelle née de l'imagination de l'architecte Jean Balladur à la demande de la mission Racine.
Pour les conservateurs, la Grande-Motte était un non-sens. Une machine à attirer les "parisiengs" et à casser les traditions.
Commune depuis 1974, la Grande-Motte et ses pyramides comptent aujourd'hui 8 200 habitants plus quelques dizaines de milliers en saison estivale. Dans cette étrange cité qui inspira un ouvrage qui décrocha le prix Renaudot dans les années 70, on ne joue pas trop la carte de la tradition : Pas de concours d'abrivado, pas de journée à l'ancienne. On joue carrément la carte soleil, sable chaud et jeux nautiques. Et pourtant, la Grande-Motte est une cité d'aficion. La preuve : ses résidents étaient parmi les plus nombreux dans les arènes de Nîmes aux dernières Vendanges. Plus nombreux que ceux d'Alès, Lunel, Palavas, St Martin de Crau, Istres ou encore Chateaurenard, villes de feria.
Il faut se méfier des apparences... et des discours des conservateurs.


CITES DU LANGUEDOC-ROUSSILLON

- posté le 06/11/2007

La région du Languedoc-Roussillon comprend cinq départements. A la feria des Vendanges 2007.
361 communes du Languedoc-Roussillon avaient des représentant aficionados dans les arènes de Nîmes.
1er le Gard avec 192 communes.
2ème l'Hérault, 117 communes (Montpellier, Béziers, la Grande-Motte étaient les communes les plus représentées).
3ème l'Aude, 27 communes (Carcassonne et Narbonne en tête).
4ème les Pyrénées-Orientales, 14 communes (Perpignan et Céret en tête).
5ème, la Lozère avec 11 communes (Mende en premier).
Si l'on établit le classement par villes du Languedoc-Roussillon, Nîmes porte le maillot jaune devant Montpellier et Béziers.
La Grande-Motte apparait dans le Top 10 devançant largement, Lunel, Palavas, Alès.


CITES DU 34

- posté le 06/11/2007

117 communes du département de l'Hérault étaient représentées dans les arènes de Nîmes à la dernière feria des Vendanges.
Montpellier comptait le plus d'aficionados, devant Béziers, la Grande-Motte, Lunel et Mauguio.


CITES DU 13

- posté le 02/11/2007

74 communes du département des Bouches du Rhône étaient représentées dans les arènes à la Pentecôte 2007. A la feria des Vendanges, c'est encore mieux. Les aficionados venus du 13 arrivaient de 81 communes. Les plus nombreux venaient de Marseille. Suivent Arles, Aix en Provence, les Saintes Maries de la Mer et Tarascon (classement identique à celui de la Pentecôte). Sixième place pour Chateaurenard qui poussent St Rémy de Provence en septième position.
A noter que la petite cité de Pélissanne, aux portes de Salon, est davantage représentée sur les gradins des arènes de Nîmes que la commune de Fourques placée entre deux grandes villes taurines.


CITES DU GARD

- posté le 31/10/2007

207 communes gardoises étaient représentées dans les arènes de Nîmes à la feria de Pentecôte. Aux Vendanges, feria plus courte (5 corridas au lieu de 9), des aficionados venus de 192 communes gardoises ont pris place sur les gradins du Colisée de Nîmes comme disent les espagnols.
Nîmes était la cité la plus représentée devant (dans l'ordre) Bouillargues, Aigues-Mortes, Vauvert, Caissargues, Vergèze, Marguerittes, Milhaud, Rodilhan et Sommières. Pas de surprise. On retrouve 8 cités déjà présentes dans le Top 10 de la Pentecôte. Y entrent Vergèze et Sommières qui prennent la place d'Alès et de Bellegarde qui occupent les 11ème et 12ème positions.
A noter que tous les cantons du département du Gard étaient représentés à la feria des Vendanges : La Grand-Combe, Le Vigan, Bessèges, Bagnols sur Cèze, St Jean du Gard, Quissac, Villeneuve les Avignon, Tresques, Uzès, etc...
Autre constatation : Beaucaire et St Gilles, deux cités qui proposent une feria étaient peu représentées. On les retrouve derrière Vézenobres et Villeneuve les Avignon.
Enfin, coup de chapeau aux aficionados de St Victor de Malcap, village de 500 habitants près de St Ambroix, davantage représentés aux Vendanges que ceux de Fourques et Aubais !


PEOPLE

- posté le 31/10/2007

La corrida est universelle. Certes, sa pratique se limite à l'Espagne, au sud de la France, à quelques contrées portugaises et sur quelques terres de l'autre côté de l'Atlantique, mais son image, on le répète, est universelle. Voulez-vous des preuves ?
Les aficionados présents dans les arènes de Nîmes arrivaient de 3 continents et de 20 pays. Ce n'étaient pas des touristes venus visiter le Pont du Gard, c'étaient des aficionados.
Autre preuve de l'universalité de la corrida qui fera hurler les aficionados "puristes" qui lors des débats hivernaux vous expliquent (ou plutôt qui tentent de vous expliquer) que tel torero et telle arène sont dans le vrai, contrairement à d'autres qui sont dans le toc et les paillettes : les deux "piges" de Matias Tejela et Jose Maria Manzanares.
Le premier, qui sera aux côtés de Juan Bautista sur la plage des Saintes Maries de la Mer ce week-end, achève un tournage à Los Angeles pour un clip de Céline Dion.
Le deuxième se retrouve dans dix pages du magazine "Vogue International Homme", devant l'objectif du photographe allemand Peter Lindbergh. Photographies réalisées au mois de juillet à Madrid.
Quand deux toreros sortent de leur cadre habituel pour s'en aller collaborer avec des artistes et des revues de réputation et de diffusions internationales, c'est plutôt bon signe, n'en déplaise aux grincheux.
C'est le signe d'une reconnaissance.


BARBARES ?

- posté le 29/10/2007

Lu dans le quotidien "La Provence" (édition du dimanche 28 octobre) au lendemain de la défaite de l'Olympique de Marseille à Sochaux. "Les olympiens ont été soutenus par 801 supporters. Pour entrer au stade, ceux-ci ont été fouillés comme cela est de coutume en France. Une pratique parfois surprenante, surtout pour les filles puisque la palpation s'est révélée assez intime, pour le haut et le milieu du corps. Les stadiers ont également demandé aux supporters d'enlever leurs chaussures."
Les services de la Préfecture de police et les dirigeants espèrent ainsi, étouffer dans l'oeuf, tout risque de violence en saisissant éventuellement des objets dangereux (couteaux, barres de fer...) et en écartant ceux qui les portent.
Quand les rencontres sont placées à haut risque, c'est pire. Pour Paris Saint Germain - Nîmes Olympique en Coupe de France en janvier 2007, plus de 1 000 policiers et gendarmes formaient un cercle infranchissable autour du Parc des Princes.
Nous voilà loin, très loin, à des années lumières du public de corridas qui n'arrive pas aux arènes avec des objets dangereux, ni avec l'intention dans découdre avec les fans de tel ou tel torero.
Violents et barbares les amateurs de corridas ?


TOREROS DE NÎMES

- posté le 26/10/2007

29 matadors de toros ont participé aux corridas des ferias de Nîmes 2007.
Trois comptent trois paseos (Sébastien Castella, Juan Bautista et El Juli).
Cinq en totalisent deux (Denis Loré, Daniel Luque, Javier Conde, Juan Jose Padilla et Rafaelillo).
Jesulin de Ubrique, Alejandro Talavante, Luis Francisco Espla, Domingo Lopez-Chaves, Enrique Ponce, Jose Maria Manzanares, Matias Tejela, El Fundi, Michel Lagravère, Morenito de Nîmes, Swan Soto, Marc Serrano, Julien Lescarret, Jonathan Veyrunes, Julien Miletto, Mehdi Savalli, Miguel Angel Perera, Joselito Adame, Cesar Jimenez, Jose Tomas et Sebastian Palomo Linares ont toréé une fois.
Côté novilleros, ils sont cinq. Alfonso Oliva Soto (2 paseos), El Santo, Camille Juan, Perez-Mota et Jose Ramon Garcia "Chechu".
Enfin, Nîmes a accueilli 4 rejoneadores, Pablo Hermoso de Mendoza, Marie-Sara, Leonardo Hernandez et Diego Ventura.
Enfin, le drapeau tricolore a souvent flotté au dessus des arènes de Nîmes : 14 toreros français ont occupé 19 postes !


TOREROS ET ARENES DE FRANCE

- posté le 26/10/2007

Petite étude comparative entre les 7 principales arènes françaises.
Arènes de Nîmes : 14 toreros de France ont bénéficié de 19 postes à Nîmes en 2007 : Sébastien Castella et Juan Bautista (3 corridas), Denis Loré (2), Michel Lagravère, Morenito de Nîmes, Swan Soto, Marc Serrano, Julien Lescarret, Jonathan Veyrunes, Julien Miletto, Mehdi Savalli, El Santo, Camille Juan et Marie-Sara.
Arènes d'Arles9 postes et 7 toreros. Juan Bautista et Mehdi Savalli (2), Julien Miletto, Denis Loré, Jérémy Banti, Marco Leal et Roman Perera (1).
Arènes de Bayonne : 8 postes et 6 toreros. Sébastien Castella (2), Juan Bautista, Denis Loré, Julien Lescarret, Julien Miletto, El Santo (1).
Arènes de Béziers : 7 postes et 6 toreros. Sébastien Castella (2), Denis Loré, Mehdi Savalli, Juan Bautista et Julien Miletto.
Arènes de Dax : 6 postes et 5 toreros. Sébastien Castella (2), Juan Bautista, Denis Loré, Julien Lescarret, El Santo (1).
Arènes de Vic-Fezensac : 5 postes et 5 toreros. Denis Loré, Mehdi Savalli, Julien Lescarret, El Santo, Marco Leal (1).
Arènes de Mont de Marsan : 5 postes et 4 toreros. Sébastien Castella (2), Juan Bautista, Julien Lescarret, El Santo (1).
Nîmes l'arène de France qui a offert le plus de postes aux toreros tricolores !
N.B. : Ce classement ne tient pas compte des novilladas sans picadores, ni des corridas portugaises.


STATISTIQUES

- posté le 25/10/2007

Ceux qui ont rencontré les chiffres dans leur parcours scolaire le savent bien : "les statistiques sont comme les maillots de bain, elles donnent un aperçu mais elles cachent le principal."
Et que dire des sondages ? Ils cernent davantage la réalité.
Selon le sondage IFOP réalisé cet été à la demande du quotidien "Midi-Libre" et publié le 9 octobre, 50 % des français sont favorables à l'interdiction de la corrida. Sondage réalisé, il faut le préciser, sur l'ensemble du territoire français.
Info journal 62 publié par la fondation Brigitte Bardot avance un autre chiffre. "83 % des français réprouvent la corrida" selon cette revue. Par contre, pas la moindre indication sur ce calcul. Qui l'a réalisé ? Selon quelle méthode ? On n'en saura pas davantage.
Dans son éditorial (Semana Grande N°551) Marc Lavie rappelle un autre sondage. Celui du quotidien espagnol "El Economista" selon lequel 65 % des espagnols sont favorables à la corrida. Sondage réalisé au début de l'année 2007.
Marc Lavie en profite pour rappeler les chiffres publiés dans certains médias français selon lesquels la corrida n'interesserait plus que 26 % des espagnols. D'où venaient ces chiffres ? Mystère ! Pas d'un sondage en tout cas.
Loin de cette querelle de chiffres, avançons d'autres chiffres. Incontestables. La fréquentation des arènes de Nîmes a doublé en 25 ans (65 000 spectateurs en 1982. Plus de 130 000 en 2007) et la dernière feria des Vendanges a battu des records d'affluence.
Là, il ne s'agit plus de statistiques, ni de sondages, mais de faits que n'importe qui peut vérifier !


COCORICO

- posté le 24/10/2007

D'accord, c'est une remise des prix supplémentaire. D'accord, c'est le choix subjectif d'une poignée de journalistes. D'accord, on peut ne pas être d'accord avec le choix du jury, mais on ne peut pas nier les faits. Les arènes d'Alicante, dirigées par Simon Casas depuis le printemps dernier, ont reçu le prix "meilleure arène de 2ème catégorie" décérné par l'hebdomadaire 6 Toros 6, après une temporada 2007 impeccable en tous points.
Sur le plan fréquentation d'abord. Alicante a battu des records. Plus de 30 % de spectateurs supplémentaires !
2007 fut aussi la saison des retours. El Juli y revint après plusieurs saisons d'absence et Jose Tomas y toréa sa deuxième corrida de l'année, dans la foulée de sa réapparition à Barcelone.
Côté artistique, ce fut exceptionnel : 12 sorties en triomphe. Une pluie de trophées et des toros de vueltas al ruedo. Preuve de l'engagement des toreros : le nombre important de blessés : Finito de Cordoba, Jose Maria Manzanares, Pepin Liria, un banderillero de Jose Maria Manzanares, sans oublier la terrible blessure d'un portier des arènes.
La temporada 2007 à Alicante fut exceptionnelle.
Elle est exceptionnelle aussi pour l'aficion de France car 2007 fut une saison de premières : Sébastien Castella et Juan Bautista ont ouvert la Grande Porte de Madrid. Simon Casas (seul français à diriger des arènes en Espagne) décroche le prix pour son oeuvre à Alicante.
Certains grincheux feront la moue et minimiseront l'évènement. Les autres, les plus nombreux, entonneront un vibrant cocorico !


TARIFS

- posté le 22/10/2007

Les prix d'entrées dans les stades dépassent allégrement ceux pratiqués dans une arène. On l'a déjà évoqué, chiffres à l'appui. Pourtant, le football et le rugby sont des sports "populaires". Personne ne le conteste.
Pour assister à une corrida dans une arène de France, il faut débourser entre 18 et 95 euros.
Etude comparative entre 6 arènes
Nîmes : De 18 euros (si la place amphi est achetée le jour de la corrida dans les guichets autour des arènes) à 95 euros.
Béziers : De 30 euros à 91 euros. (source internet).
Bayonne : de 22 à 94 euros. (source internet).
Toulouse-Fenouillet : de 20 à 90 euros. (source dépliant publicitaire).
Les Saintes Maries de la Mer : de 21 à 76 euros. (source dépliant publicitaire).
Alès : de 29 à 70 euros. (source dépliant publicitaire).
Rappel : Les arènes de Nîmes comptent 5 000 places "amphis" vendues 20 euros (ou 18 euros si achat jour de corrida autour des arènes).
Restent donc moins de 8 000 places numérotées proposées entre 42 et 95 euros.
Nîmes demeure l'arène française qui offre le plus de places à un prix populaire. !


LES TRENTE GLORIEUSES

- posté le 22/10/2007

Jean Fourastié, dans un livre pas récent mais toujours d'actualité, a qualifié de "trente glorieuses" les années entre 1945 et 1975. Années marquées par un boom économique en France. Arrivée dans tous les foyers d'un poste de télévision, d'un réfrigirateur, d'une machine à laver, etc...
La tauromachie française a connu ses "trente glorieuses" quand celles de Jean Fourastié battaient de l'aile, crise économique oblige.
Dans les arènes françaises, tout a commencé en 1980. Un seul exemple.
En 1978, les arènes de Nîmes proposaient une seule feria (celle de Pentecôte) et 5 corridas dans la temporada : 3 pendant la Pentecôte, une appelée corrida des Vendanges et une mixte, programmée généralement fin octobre, appelée corrida populaire avec les toros de réserve.
Moins de 60 000 spectateurs prenaient place sur les gradins des arènes en une saison taurine.
En 2007, les arènes de Nîmes ont présenté 13 corridas en deux ferias (8 à la Pentecôte, 5 aux Vendanges).
Et, plus de 130 000 spectateurs se sont installés sur les vieilles pierres du Colisée nîmois en une seule année.
Cette mutation profonde qui a touché toutes les autres arènes françaises a commencé en 1980 au moment de l'entrée en scène de Simon Casas (avec la casquette de directeur) à Nîmes.
Contre l'avis de nombreux notables et la majorité des aficionados, Simon Casas a programmé une corrida le vendredi de Pentecôte et créé la feria des Vendanges en donnant avec deux évènements une couverture médiatique adaptée. Illico, ce fut la grogne dans le rang des conservateurs. Trente années plus tard, malgré des résultats incontestables (on ne va pas énumérer la longue liste des avancées de la tauromachie française), ça grogne et ça râle dans quelques réunions d'irréductibles.
Mais, les faits le montrent, le démontrent, le prouvent : la tauromachie en France (et à Nîmes en particulier) a pris une sacrée dimension en 30 ans. Elle n'est plus confidentielle. Elle n'est plus réservée aux empresas d'Espagne.
Reste à passer maintenant des "30 au 50 glorieuses."


NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES

- posté le 14/10/2007

Jesus Jainero Bazan, Jesulin de Ubrique pour les aficionados, a tiré sa révérence vendredi 12 octobre en piste de Saragosse. Nîmes l'avait découvert le 15 mai 1989, un matin, aux côtés de Denis Loré et Enrique Ponce (sacré cartel de novilleros). Quatre oreilles et sortie en triomphe par la Porte des Consuls pour sa présentation à Nîmes, quinze jours à peine après ses débuts en novillada piquée à Ronda.
Jesulin de Ubrique, nouvelle icône de l'aficion de Nîmes. Le vendredi 23 septembre 1989, aux côtés de Bernard Marsella et Enrique Ponce, il récidivait. Le lendemain matin (dimanche 24 septembre 1989) acec Denis Loré et Finito de Cordoba, il réussissait un exploit : Il faisait déborder les arènes (plus le moindre billet. Du jamais vu. Du jamais revu pour un spectacle matinal).
Une saison plus tard, le 21 septembre 1990, il prenait l'alternative à Nîmes.
Une prometteuse carrière s'ouvrait devant lui. Elle fut seulement prometteuse. Il préféra les records et les apparitions télévisées.
Puis, il mit son activité taurine entre parenthèse avant de reprendre l'épée en mars 2001. Il revint alors à Nîmes le 24 mai 2001 et sortit sous l'orage par la Porte des Consuls aux côtés d'El Juli, trempé lui aussi jusqu'aux os.
Depuis son retour dans les pistes, à l'exception de Nîmes, seulement (sauf erreur de notre part), deux arènes françaises l'ont mis à l'affiche : Béziers en 2001 et Toulouse-Fenouillet en 2003.
Nîmes le reverra encore en juin 2003, mai 2004 et enfin le 22 mai 2007, pour ses adieux en France.


ON VOUS SALUE MARIE

- posté le 12/10/2007

Jaen est une ville du nord de l'andalousie entourée de milliers d'oliviers, peuplée de 115 000 habitants qui cuisinent le pipirrana, sorte de gazpacho épais où prime le piment vert.
Jaen, où ce vendredi, Maria-Sara tire un trait définitif sur sa carrière.
Sans bruit, sans effet d'annonce, sans fleur, ni discours, ni médailles, l'enfant de Paris devenue torera, s'éloigne des projecteurs.
Pourquoi avoir choisi Jaen ? Parce que Jaen et sa feria de San Lucas mettent un terme au cycle des ferias en Espagne.
Marie-Sara aurait pu choisir une autre sortie devant caméras, micros et stylos. Dans le genre, elle sait faire. Et, elle a déjà donné : la dernière fois, c'était dans les arènes d'Arles au mois de septembre 1999. Les arènes étaient combles et une armée de réjoneadors rendait hommage à celle qui mettait, entre parenthèse, sa carrière. Le temps d'élever ses enfants.
Huit années plus tôt à Nîmes, elle avait reçu une alternative très médiatique -comme disent les jaloux- des mains de la madonne : Conchita Cintron.
Marie-Sara, enfant de la balle, elle a croisé Jean Genet et Jean-Paul Sartre notamment, a quitté sa famille et Paris pour la province. A 16 ans.
Sous sa chevelure blonde et son apparence fragile, bouillonne un mental de championne.
Pour galoper, avec les plus grands, dans les plus grandes arènes du monde, elle a multiplié les séances d'entraînement, sans se soucier des conditions météo, ni des distances.
Aujourd'hui, elle quitte ses chevaux, les cercles rouges et les publics.
Mais pas question de retraite. On la reverra. Dans de nouvelles activités.


35 MILLIONS DE DOLLARS

- posté le 26/09/2007

L'affiche des ferias de Nîmes 1992 est signée Francis Bacon, peintre irlandais né à Dublin en octobre 1909 et décédé à Madrid en avril 1992 au moment où toutes les vitrines des commerces de Nîmes, du Gard et d'ailleurs étalaient la reproduction de son oeuvre.
Jean Bousquet, alors maire de Nîmes, avait acheté les droits de reproduction de cette oeuvre réalisée en 1969 et intitulée "Trois études pour une corrida".
L'affiche des ferias 1992 reproduit l'étude N°3.
Considéré désormais, avec Pablo Picasso, comme l'un des deux peintres majeurs du 20ème siècle, Francis Bacon fait courir les collectionneurs très fortunés.
Des collectionneurs qui assisteront probablement à la mise aux enchères le 14 novembre à New-York, d'une toile de Francis Bacon intitulée "Etude pour un combat de taureau N°1". Sotheby's, la maison de vente estime l'oeuvre à plus de 35 millions de dollars.
Ceux qui possèdent dans leurs archives ou sur les murs de leurs bibliothèques, une affiche des ferias de Nîmes 1992, ont, entre leurs mains, la reproduction d'une oeuvre de 35 millions de dollars !




CAPITALES

- posté le 11/10/2007

La feria de Nîmes n'est pas un sommet de chefs d'Etat, et pourtant, les capitales européennes sont représentées dans les arènes par de nombreux aficionados.
En tête de toutes ces capitales : Paris en toute logique.
Deuxième place pour Londres.
Suivent dans l'ordre Genève, Madrid, Lisbonne, Bruxelles et Rome.
Le drapeau européen flotte sur les arènes. Sans oublier d'autres capitales, d'autres continents : New-York, Melbourne ou encore Montréal patronne du Québec.
La feria des Vendanges -il faut le répéter- n'est pas une feria nîmo-nîmoise !



LA SAISON DES RECORDS

- posté le 05/10/2007

2007 : saison des records à Nîmes.
- 46 596 spectateurs à la dernière feria des Vendanges. Médaille d'argent dans l'histoire de cette feria. Du jamais vu depuis 1990.
- 90 % des places numérotées de la corrida de clôture vendues en un jour (le 16 août). Du jamais vu depuis 1979, année du retour à Nîmes d'El Cordobes.
- Plus de 13 000 appels téléphoniques (dont 5 500 entre 10h et 11h) le jeudi 16 août, jour d'ouverture des locations pour la feria des Vendanges. Du jamais vu dans l'histoire des arènes de Nîmes !
- Des aficionados venus de 18 pays autres que la France. Nouveau record.
- Plus de 11 000 spectateurs à la corrida matinale du samedi 15 septembre. Record encore !
- Autre record : la fréquentation de notre site, www.arenesdenimes.com , en hausse de 42,50 %.
Nous reviendrons, en toute transparence, sur tous ces chiffres.



LES MATINS DE NÎMES

- posté le 05/10/2007

Les matins de Nîmes sont uniques... au monde !
Vous en doutez ? Regardez autour de vous, consultez la presse spécialisée, interrogez d'autres aficionados et répondez à cette question : Quelles arènes programment à chaque feria des corridas matinales ? Nîmes et aucune autre !
Nîmes est non seulement la seule arène de la planète à programmer des corridas matinales, mais en prime, elles sont toréées par toutes les vedettes : El Juli, Enrique Ponce, Cesar Rincon, Sébastien Castella, Juan Bautista, entre autres.
Le public suit. Plus de 11 000 spectateurs à la corrida du samedi des dernières Vendanges. Un record !
A la sortie, autour de 13h15, ces 11 000 personnes irriguent les rues du centre ville, et s'installent aux terrasses des restaurants.
A Nîmes, et nulle part ailleurs, une journée de feria commence dés 10h30.



CORRIDA ET ARGENT PUBLIC

- posté le 02/10/2007

"L'argent public finance les corridas" affirment Renaud et les adversaires de la corrida.
Faux !
Les arènes de Nîmes paient 19,60 % de TVA et une redevance à la ville.
En conséquence, plus de 25 % du chiffre d'affaires d'une corrida à Nîmes rejoignent les caisses de l'Etat et de la ville !



REVUE DE PRESSE

- posté le 28/09/2007

Lu dans le quotidien Sud-Ouest (édition du 27/09/07) sous la plume de Jacky SANUDO : "... Pour appuyer son propos, l'homme est allé jusqu'à s'introduire une fois dans sa vie dans une arène avec une camera cachée qu'il a braquée sur l'animal. C'était à Nîmes en 2000 pour l'alternative de celui qui est devenu la plus grande "figura" française, Sebastien CASTELLA..."

FAUX ! : Sebastien CASTELLA n'a pas pris l'alternative à Nîmes, mais à Béziers !

"... un budget annuel de 70.000 euros investi en grande partie dans des coups publicitaires comme cet avion qui a survolé Nîmes pendant la feria avec une banderole anticorrida..."

Où était cet avion ? Les 47.000 spectateurs (plus les invités) qui assistaient aux corridas de la Feria des Vendanges 2007, n'ont ni vu, ni entendu le moindre avion au dessus des arènes.



LE CHOIX DE TOMAS

- posté le 25/09/2007

Le site www.mundotoro.com détaille la saison 2007 de Jose Tomas.
Nombre de corridas : 16, 17 étaient prévues, mais blessé, Jose Tomas a déclaré forfait à Palencia.
16 corridas dont 4 en arènes de première catégorie (Barcelone 2 fois, Malaga et Saint Sébastien). 10 en arènes de deuxième catégorie, et 2 en France (Dax et Nîmes).
16 corridas récompensées de 32 oreilles et de 9 sorties "a hombros".
20 toreros ont partagé l'affiche avec lui. Les plus sollicités : Finito de Cordoba (5 paseos communs), El Cid (4), Cesar Rincon (3) et El Fundi (2).
Deux toreros français ont participé à la fête (Sébastien Castella à Dax et Denis Loré à Nîmes).
16 corridas et 16 arènes remplies des barreras à la cime !



JUAN BAUTISTA ET LA FRANCE

- posté le 25/09/2007

Juan Bautista fut prophète en son pays en 2007. 12 arènes l'ont reçu en habit de lumière, pour un total de 15 corridas.
Un paseo à Aire sur l'Adour, Beaucaire, Bayonne, Béziers, Eauze, Dax, Mont de Marsan, Palavas, Toulouse-Fenouillet et les Saintes Maries de la Mer.
A ces 10 arènes, il faut ajouter Arles (2 paseos) et Nîmes (3 paseos) !



EL JULI ET LA FRANCE

- posté le 25/09/2007

11 paseos dans 7 arènes de France pour El Juli en 2007.
Un paseo dans les arènes de Bayonne, Béziers, Mont de Marsan et Palavas.
Deux paseos à Arles et Dax.
Trois paseos à Nîmes !



SEBASTIEN CASTELLA ET LES ARENES FRANCAISES

- posté le 25/09/2007

14 paseos tricolores ! En 2007, Sébastien Castella a traversé à quatorze reprises les pistes de sept arènes françaises.
Nîmes, avec trois paseos à la Pentecôte, l'a programmé trois fois.
Dax, Béziers, Bayonne, Mont de Marsan, et Toulouse-Fenouillet l'ont placé à deux reprises sur leurs affiches.
Arles une fois.



PERERA : IDEM

- posté le 25/09/2007

Dax et Nîmes ont été en 2007 les deux seules arènes françaises à présenter Jose Tomas. Idem pour Miguel Angel Perera. Le torero révélation de cette fin de saison (il vient de sortir en triomphe de Barcelone) n'a fait que deux paseos en France cette année. Dans quelles arènes ? Dax et Nîmes !
Trois oreilles et sortie en triomphe à Dax, deux oreilles et une queue et Porte des Consuls à Nîmes.
Deux paseos et deux triomphes.
Dax et Nîmes ont eu le nez creux !



MONDIALISATION : RECORD BATTU !

- posté le 20/09/2007

Non, non et non ! La feria des Vendanges n'est pas une feria intimiste, entre nîmois. L'édition 2007 en apporte une énième et nouvelle preuve.
Des aficionados venus de 18 pays ont assisté aux corridas de la feria des Vendanges (ils en représentaient 17 à la Pentecôte).
Les plus nombreux : les aficionados venus d'Espagne (beaucoup plus nombreux que d'habitude. Probablement le phénomène Jose Tomas). Un spectateur sur 10 venait d'Espagne. C'est une première à Nîmes !
Autres surprises : la forte présence de spectateurs venus d'Angleterre (0,47 %) et d'Allemagne (0,41 %). Les suisses, généralement les plus nombreux, arrivent à la quatrième place suivis des italiens.
Autre surprise de taille : les aficionados venus des USA. Ils occupent la 6ème place (0,17 %). Près de deux spectateurs sur 1 000 présents aux dernières Vendanges venaient du pays de l'oncle Sam.
Suivent, les aficionados venus du Portugal (en nette progression), Belgique, Vénézuela, Canada, Australie (ils étaient venus pour la première fois à la Pentecôte, ils sont revenus aux Vendanges), Hollande, Ecosse, Norvège, Irlande, Pologne, Luxembourg et Danemark.
Au total, 18 pays, ces aficionados venus de 18 pays représentaient 3,36 % du public des arènes. Soit près de 1 % de plus qu'à la Pentecôte ! Nouveau record !
Nouvelle preuve de l'internationalisation de la feria !



DESACCORD PARFAIT

- posté le 19/09/2007

Millésime exceptionnel ou simple vin de pays ? Comment qualifier la feria des Vendanges 2007 ?
Le quotidien La Provence (édition du mardi 18 septembre) sous la plume d'Aveline Lucas a moyennement apprécié "A défaut d'être un grand millésime, la feria des Vendanges, s'est révélée comme un bon vin de pays que l'on aime boire entre amis..."
Opinion divergente dans les colonnes du Midi-Libre (édition du mardi 18 septembre) qui titre : "Des Vendanges aux inoubliables bouquets", avant de conclure "...une feria d'un millésime rare. Un final pour l'histoire."
Autre point de désaccord, entre les deux quotidiens régionaux : la fréquentation. "Aux arènes, cette édition des Vendanges a été aussi marquée par l'affluence enregistrée. Avec près de 47 000 spectateurs payants, ce millésime se place désormais à la deuxième place sur les podiums des ferias de septembre" Roland Massabuau (Midi-Libre 18.09.07).
"...Bien que les chiffres de fréquentation ne sont pas sortis, il semble que Nîmes a fait plus de recettes qu'Arles..." Aveline Lucas (La Provence 18.09.07).
Sans commentaires !



PODIUM

- posté le 19/09/2007

Avec 54 581 entrées, la feria des Vendanges 1990 demeure sur la plus haute marche du podium. Mais, la deuxième place (ou médaille d'argent si vous préférez) est désormais occupée par la feria des Vendanges 2007 avec 46 596 entrées payantes. Médaille de bronze pour les Vendanges 1991 (46 035 entrées). Les Vendanges 1989 (40 762 entrées) ne montent plus sur le podium.
Rappelons pour ceux qui ont la mémoire courte les entrées des ferias 1999 (16 076 spectateurs) et 2000 (20 951 spectateurs) !
La feria 2007 a attiré 30 000 spectateurs de plus que celle de 1999 !
Certains observateurs tentent d'expliquer cette progression spectaculaire. Ils mettent en avant les excellentes conditions météorologiques qui ont accompagné les dernières Vendanges.
Petite remarque à leur intention : 39 000 billets ont été vendus avant l'ouverture de la feria. Des billets achetés sans connaître les prévisions météorologiques.



L'ARGENT DE LA CORRIDA

- posté le 06/09/2007

La corrida n'est pas,  loin de là, le spectacle le plus cher. Les prix d'entrées des rencontres de football, de rugby, et de bien d'autres spectacles dépassent allègrement ceux des corridas.
La corrida qui n'est donc pas le spectacle le plus cher, est celui qui rapporte le plus d'argent à l'Etat. Combien reverse un organisateur de corridas ? 19,60 % de la recette au titre de la TVA.
L'organisateur de spectacle reverse 5,5 %. Si le spectacle est culturel (opéra, théâtre...) le taux de TVA descend à 2,20 %.
Les manifestations sportives, sont, taxées à 8 %.
19,60 % du chiffres d'affaires des corridas partent donc dans les caisses de l'Etat.
Ensuite, c'est le cas à Nîmes, l'organisateur verse une redevance à la ville. Et, pourtant, certains affirment encore que les corridas sont organisées avec l'argent public.



LE MARRONNIER DE L'ETE

- posté le 27/08/2007

Le marronnier n'est pas seulement un arbre. Dans le langage des médias, le marronnier est un sujet rebattu qui reparaît régulièrement comme la floraison des marronniers d'Inde, au printemps. Et, cet été, l'éternel et très vieux débat entre pro et anti corrida noirci les Unes des médias nationaux et même régionaux.
Ces prochains jours, d'autres marronniers, les rentrées scolaires, sociales, politiques, prendront le relais. Le vieux débat reviendra probablement l'été prochain.
Peu de chose à dire sur ces dossiers proposés récemment par les médias. Tous, ou presque tous, ont resservi la même soupe.
Exception à la règle : Le Figaro qui le 16 août a présenté un dossier correct.
Autre exception : Le Monde qui ne s'est pas penché sur le sujet, mais qui a publié jeudi 23 août, un billet signé Ariane Chemin qui commence ainsi : "Comme le vin, la corrida suppose un savoir et impose une culture..." La signataire dresse ensuite une liste non exhaustive de personnalités qui fréquentent régulièrement les arènes et conclut ainsi : "...La corrida de toros perpetue usage, valeurs et règles d'un monde englouti. Pas de shorts ni de tee-shirts, une élégance sobre est de mise. Plus qu'aucun autre spectacle aujourd'hui, elle rassemble en un seul lien aristocratie bourgeoise et spectateurs populaires, dans une nostalgie joyeuse d'une socièté d'ordre, sans conflit de classes..."
Tout est dit !



REGIE MUNICIPALE

- posté le 24/08/2007

Il fut un temps pas si lointain, où la gestion des arènes de Nîmes était déficitaire.
En 2000 par exemple. Les arènes étaient en régie municipale. Cette ann