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ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 2 OCTOBRE

Posté le 02/10/21

- Dimanche 2 octobre 1983 : Jean-Marie Pourquier, ganadero au Sambuc, propose un lot de novillos de qualité. Une oreille revient entre les mains des novilleros Marcos Valverde et Paquito Leal. Seul Julián Maestro quitte l’amphithéâtre romain sans la moindre récompense…

Détail des corrals de la route de Beaucaire (crédit photo : SCP).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 28 SEPTEMBRE

Posté le 28/09/21

- Dimanche 28 septembre 1986 : la journée de clôture de la Feria des Vendanges débute en matinée par une novillada de Torrestrella complétée par un exemplaire de Bernardino Giménez. Le lot donne du jeu et favorise le succès général du mano a mano réunissant les deux apprentis-toreros en devenir du moment : Miguel Báez « Litri » et Rafi Camino. Une oreille récompense les prestations du novillero originaire de Huelva devant les 3e et 5e exemplaires de la course. Rafi Camino obtiendra le même résultat face aux 4e et 6e novillos. Plaisante et variée tout au long de son déroulement, la novillada réunira plus de trois-quarts d’assistance sur les gradins nîmois. L’après-midi, les arènes de Nîmes enregistrent un plein absolu pour la corrida de clôture fournie par l’élevage de José Luis Marca. Dans une ambiance automnale, la course voit l’allumage des projecteurs dès le 4e toro et une oreille revenir dans la montera des trois figuras à l’affiche : José María Manzanares, Christian Montcouquiol « Nimeño II » et Paco Ojeda.

Rafi Camino et Miguel Báez « Litri » dans une photo publicitaire (crédit photo : Chapresto).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 27 SEPTEMBRE

Posté le 27/09/21

- Vendredi 27 septembre 1985 : une novillada de Bernardino Giménez donne le coup d’envoi d’une très médiatique Feria des Vendanges marquée par le mariage nîmois de Véronique et Yves Mourousi, le journaliste vedette de TF1. Rafael Camino Barbero, neveu de Paco Camino, se montre sous son meilleur jour en ravissant deux oreilles. Assez terne dans sa proposition artistique, Carmelo passe sur la pointe des pieds à la différence de Stéphane Fernandez Meca. Particulièrement convaincant, le novillero nîmois ravit une oreille de poids.

- Dimanche 27 septembre 1987 : la Feria des Vendanges se referme par une double session de courses. Celle-ci débute en matinée par une novillada de Bernardino Giménez nettement perturbée par le vent. Malgré la qualité du lot, une seule oreille est attribuée à Juan Villanueva, Denis Loré effectuant une vuelta et Juan Laffite saluant à deux reprises. Une novillada également ponctuée par le salut du banderillero Vallito au 5e toro. L’après-midi, les grandes stars de la tauromachie proposent un festival de bon toreo aux spectateurs venus remplir les 18.000 places de l’amphithéâtre de l’époque. Fort inspiré par le 4e toro de González Sánchez-Dalp, José María Manzanares coupe deux oreilles à l’issue d’une faena intense. Il est suivi par José Ortega Cano, auteur d’une partition au classicisme raffiné devant le 5e exemplaire de Manolo González, dépossédé de ses deux pavillons. Le grand triomphateur demeure l’idole des arènes de Nîmes, Paco Ojeda, trois oreilles dans son escarcelle, qui tutoie les anges. Dans un style unique, le torero sanluqueño repousse les lois de la gravité taurine, arrêtant même la charge du toro de sa main au sortir d’une passe.

Portrait de Paco Ojeda (crédit photo : Daniel Polo, extrait de l’ouvrage « Paco Ojeda, torero d’époque »).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 24 SEPTEMBRE

Posté le 24/09/21

- Samedi 24 septembre 1983 : les Vendanges nîmoises démarrent l’après-midi par une corrida porteuse du fer de Diego Puerta. Une oreille récompense le classicisme de José María Manzanares ainsi que la personnalité de José Cubero « El Yiyo ». A la fois technique et lucide dans les trois tiers de la lidia, Christian Montcouquiol « Nimeño II » force le respect sans toutefois obtenir de trophée, essuyant même un accrochage sévère. Une novillada de Dolores Aguirre est proposée en session nocturne, le lot étant complété par un exemplaire de Jean-Marie Pourquier. La course est dominée par le novillero andalou Emilio Oliva, programmé aux côtés de Javier Malaver et André Viard.

- Dimanche 24 septembre 1989 : l’ultime journée de la Feria des Vendanges démarre en fin de matinée par une novillada de José Luis Marca donnant un bon jeu, comme l’atteste la vuelta posthume octroyée à la dépouille du 4e exemplaire de la course, « Andorrios », porteur du n°1. C’est devant ce novillo que Denis Loré remporte l’un de ses plus grands triomphes nîmois en qualité de novillero, obtenant les deux oreilles et la queue. Crédité d’une vuelta à l’issue de sa première faena, l’apprenti-torero nîmois ouvre la Porte des Consuls au côté du mayoral de José Luis Marca. Juan Serrano « Finito de Cordóba » et Jesús Janeiro « Jesulín de Ubrique » signent eux aussi des faenas importantes, sans se montrer efficaces à l’épée. Tous deux sont également crédités d’une vuelta chacun avant de donner un tour de piste final partagé en duo en conclusion de course. Une rareté en tauromachie… L’après-midi, Victor Mendes est l’unique matador à tirer son épingle du jeu des toros de Manolo González, obtenant la seule oreille de la course devant le 4e exemplaire. Si Juan Mora est ovationné, Joselito essuie en revanche des sifflets fort nourris.

Visuel des arènes de Nîmes (crédit photo : Bruno Lasnier).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 23 SEPTEMBRE

Posté le 23/09/21

- Samedi 23 septembre 1989 : une excellente novillada de Manolo González est au programme de la matinée aux arènes de Nîmes avec un cartel placé sous le signe de la variété : Bernard Carbuccia « Marsella », Enrique Ponce et Jesús Janeiro « Jesulín de Ubrique ». Auteur d’une bonne prestation face au novillo d’ouverture, Bernard Marsella coupe la première oreille de la course avant d’écouter une division d’opinions à l’issue de sa seconde prestation. Ovationné lors de sa première faena, Enrique Ponce n’est guère inspiré par son second adversaire et écoute un silence à l’arrastre. Face à l’un de ses fers de prédilection, Jesulín de Ubrique remporte un triomphe d’importance, avec un total de quatre oreilles et une queue à la clé. L’apprenti-torero andalou électrise totalement le public nîmois par la volupté de son toreo et ouvre la Porte des Consuls, confirmant le nouvel Âge d’or des novilleros vedettes. L’après-midi, ce sont les toros de la maison Guardiola qui font leur retour à Nîmes, quatre mois après la corrida historique de l’infortuné Christian Montcouquiol « Nimeño II ». A l’affiche, quatre toros de María Luisa Domínguez y Pérez de Vargas et deux exemplaires des héritiers de Salvador Guardiola Domínguez. Pour sa temporada d’adieux, Ruiz Miguel effectue une vuelta à l’issue de sa seconde prestation alors que Fernando Cepeda est ovationné à deux reprises. Le grand triomphateur de cette course est Rafi de la Viña, étonnant matador originaire d’Albacete, qui obtient avec force les deux pavillons de son premier adversaire. Un triomphe inattendu qui lui permettra de rempiler à Nîmes lors de la saison suivante.

- Dimanche 23 septembre 1990 : la Feria des Vendanges se clôt par une magnifique journée de toros. En fin de matinée, le novillero cordouan Rafael Jiménez « Chiquilín » crée la surprise en ravissant l’unique oreille de la course devant le premier exemplaire de Manolo González, excellemment toréé par naturelles. A ses côtés, Antonio Borrero « Chamaco » est applaudi alors que Marcos Sánchez Mejías effectue une vuelta à l’issue d’une faena de belle composition, hélas gâchée avec l’épée. L’après-midi, les toros de Juan Pedro Domecq permettent à Denis Loré d’ouvrir la première Porte des Consuls de sa carrière de nouveau matador. Spectaculaire avec la cape et remarquable épée en main, le Nîmois ravit un total de trois pavillons. Auteur d’une première faena faite de détails suaves, Rafi Camino obtient un trophée face au toro d’ouverture. Il est imité par Jesús Bazán « Jesulín de Ubrique, qui participe à sa deuxième corrida nîmoise, 48 heures après son alternative. Une autre oreille vient récompenser le jeune torero andalou, lauréat du prix de la meilleure faena.

Ferveur du public des arènes de Nîmes pendant une corrida de la Feria des Vendanges (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 22 SEPTEMBRE

Posté le 22/09/21

- Vendredi 22 septembre 1989 : Nîmes commence à s’habituer aux sessions doubles des vendredis de ferias, même en septembre ! Ce matin-là, les novillos du Marquis de Domecq affirment caste et bravoure, le 6e exemplaire blessant même légèrement l’un des chevaux de Loulou Heyral. Solide et technique, Antonio Manuel Punta ravit la première oreille de la course face au novillo d’ouverture. Il sera imité par Marco Girón, très entreprenant tout au long de la matinée, lui aussi crédité d’un trophée devant le 6e novillo, après avoir donné une vuelta à l’arrastre du 3e exemplaire. La matinée est plus malaisée pour Fernando Cámara, mis à l’épreuve par ses deux adversaires et subissant notamment une forte contusion à l’épaule droite. L’après-midi, le lot de toros de Francisco José Osborne est complété par un exemplaire de Jandilla et un autre toro d’Antonia Julia de Marca. Poliment applaudi, Espartaco se contente de quelques détails muleteros alors que Joselito, chahuté par le public lors de sa première prestation, propose une seconde faena plus cohérente. Litri fils connecte le mieux avec les spectateurs face au 6e toro, effectuant une vuelta en conclusion d’un après-midi dénué de trophées. Dans les cuadrillas, les banderilleros Manolo Montoliú et Leopoldo López saluent montera en main à l’issue du tiers de banderilles du 6e exemplaire.

- Samedi 22 septembre 1990 : la novillada matinale de Jandilla répond aux attentes des spectateurs remplissant presque entièrement l’amphithéâtre romain. Auteur de naturelles profondes, Manuel Caballero ravit l’oreille du premier exemplaire porteur de la devise bleue. Dans un toreo plus raffiné, Juan Serrano « Finito de Córdoba » est récompensé d’un pavillon à l’issue de deux faenas au goût exquis. Mis en difficulté par son premier adversaire, Antonio Borrero « Chamaco » sort le grand jeu face à un ultime excellent novillo de Borja Domecq. Le « cyclone de Huelva » emporte tout sur son passage et fait chavirer les arènes de Nîmes dans un récital de toreo baroque, deux oreilles et la queue puis Porte des Consuls à la clé ! L’après-midi, les toros de Victorino Martín apportent une tonalité différente à cette grande journée de feria. Le triomphateur de cette tarde est Richard Milian, crédité de l’oreille de ses deux adversaires, dont un excellent toro de réserve de María Luisa Domínguez y Pérez de Vergas lidié en 5e position. Un autre trophée récompense Tomás Campuzano à l’issue de sa seconde faena alors qu’une vuelta est effectuée par Rafi de la Viña à l’arrastre du 3e toro de Victorino Martín. Un après-midi également marqué par le grand numéro aux banderilles du peón de Tomás Campuzano, « El Formidable », et la blessure de son picador Francisco Martín, renversé par le 4e victorino, occasionnant une entorse d’un genou.

- Dimanche 22 septembre 1991 : la Feria des Vendanges se clôt par une journée riche en émotions. En matinée, la novillada de Juan Pedro Domecq voit Antonio Borrero « Chamaco » faire le spectacle en piste et ravir l’oreille du 5e exemplaire. Précédemment, le Vénézuelien Érick Cortés en avait fait de même devant le 4e novillo lors d’une course également marquée par l’élégance des naturelles de Marcos Sánchez Mejías. L’après-midi, le forfait d’Ortega Cano transforme la corrida de clôture en un mano a mano inédit entre César Rincón et Joselito. Cette course marque la présentation du torero colombien à Nîmes, qui dédie d’ailleurs l’un de ses toros de Samuel Flores à Simon Casas. Une oreille récompense le toreo de franchise du matador sud-américain devant le premier exemplaire de l’après-midi. Une corrida qui à marquer d’une pierre noire pour Joselito, qui écoutera deux broncas monumentales à l’arrastre des 4e et 6e toros.

Amoncellement de monteras sur capes de paseo dans le patio de cuadrillas des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 21 SEPTEMBRE

Posté le 21/09/21

- Vendredi 21 septembre 1990 : grande journée aux arènes de Nîmes avec deux courses qui retiennent l’attention de milliers de spectateurs. Ce vendredi des Vendanges débute par une novillada du Marquis de Domecq qui voit Philippe Delapeyre « El San Gilen » mettre en exergue son sens de la lidia devant le 4e exemplaire de la matinée. Une oreille récompense l’enthousiasme du novillero saint-gillois, qui se démarque lors du deuxième tiers, en posant deux paires de devises, à la place des banderilles ! Son picador Michel Bouix est également amené à saluer après un tiers de piques soigné. Plus justes en termes de technique, ses compagnons de cartel Érick Cortés et Cristo González doivent se contenter de saluts. L’après-midi se déroule au cœur de l’amphithéâtre romain l’un des événements les plus attendus de la temporada 1990 : l’alternative de Jesús Janeiro « Jesulín de Ubrique », novillero vedette et petit prince des arènes depuis deux saisons. Les arènes débordent de spectateurs pour assister au sacre de Jesulín, qui reçoit la muleta de matador de toros des mains du maestro José María Manzanares, en présence d’Emilio Muñoz, face au toro « Correcosta », un magnifique castaño de Socorro Sánchez-Dalp, né en février 1986. Le vent gêne considérablement l’impétrant, contraint de toréer son adversaire près du toril, limitant ainsi son succès à une oreille de bienvenue. Un autre pavillon est conquis par Emilio Muñoz devant le 5e exemplaire de l’après-midi à l’issue d’une faena époustouflante de maîtrise et de technique, main basse et épée loyale. Un seul salut vient ponctuer la seconde prestation de José María Manzanares.

- Dimanche 21 septembre 2014 : l’ultime journée de la Feria des Vendanges démarre en fin de matinée par une corrida de Zalduendo réunissant trois esthètes du toreo. Auteur d’une partition intense et profonde, José María Manzanares II récolte les deux pavillons de son premier toro et sort en triomphe par la porte des cuadrillas. « Hospedero », n°177, negro, 532 kg, né en février 2010, 3e toro de cette corrida s’avère être le meilleur du lot. Il est honoré d’une vuelta posthume. Chef de lidia de cette course, Juan Serrano « Finito de Córdoba » signe deux faenas à la gestuelle soignée, obtenant l’oreille du 4e exemplaire après la sonnerie des trois avis ! Auteur d’une seconde faena assez longue à se dessiner, Finito place effectivement son estocade à l’ultime limite du temps. Une œuvre muletera chantée par tout le public nîmois qui inspirera sans doute le troisième homme, Morante de la Puebla, appelé à saluer lors de sa seconde prestation. L’après-midi, le forfait sur blessure d’Alejandro Talavante transforme la corrida en un mano a mano entre Juan Bautista et Daniel Luque. Le matador andalou ravit la première oreille de la tarde devant le 2e exemplaire de Daniel Ruiz particulièrement noble. Il est imité par son collègue arlésien, auteur d’une faena particulièrement convaincante devant l’autre bon toro du lot sorti en 5e position et porteur du fer de Victoriano del Río.

Prise d’alternative du phénomène Jesulín de Ubrique, des mains de José María Manzanares et en présence d’Emilio Muñoz (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 20 SEPTEMBRE

Posté le 20/09/21

- Vendredi 20 septembre 1991 : au cœur d’une Feria des Vendanges de très haute tenue, la journée débute par une novillada de José Luis Marca lidiée par Philippe Delapeyre « El San Gilen », Antonio Borrero « Chamaco » et Manolo Sánchez ; ce dernier effectuant sa présentation dans la capitale gardoise. L’après-midi, Manuel Caballero est sacré matador de toros en recevant l’alternative des mains de l’une des légendes du toreo moderne. Également originaire d’Albacete, Dámaso González sort de sa jeune retraite pour toréer l’unique corrida de sa temporada 1991, quatre ans après son dernier paseo nîmois. Il cède sa muleta à Manuel Caballero, en présence de Jesulín de Ubrique, face à « Vicario », de Jandilla, annoncé à 500 kg. Récompensé de l’oreille du toro de la cérémonie, l’impétrant est le témoin d’une grande démonstration de temple signée Dámaso González. Avec un total de trois oreilles, le « fakir d’Albacete » est le grand triomphateur de cette tarde intergénérationnelle qui le voit ouvrir la Porte des Consuls.

- Samedi 20 septembre 2014 : deux vedettes de deux formes différentes de tauromachie se piquent au jeu du mano a mano : le rejonedor Pablo Hermoso de Mendoza et le matador de toros Julián López « El Juli », respectivement opposés à trois exemplaires de Sánchez y Sánchez et Victoriano del Río. L’agilité du cheval « Disparate » devant le 3e toro ou encore la maîtrise torera de « Duende » face au 5e permettent au cavalier navarrais de signer un grand triomphe. Quatre oreilles récompensent une belle partition de rejoneo, lui valant une sortie en triomphe commune avec El Juli par la Porte des Consuls. De son côté, le torero madrilène excelle devant son premier adversaire et doit se contenter d’une vuelta en raison de son échec au descabello. Le toro, « Impuesto », n°65, negro listón mulato, 482 kg, né en septembre 2009, est honoré d’une vuelta posthume. Qu’importe, El Juli remet les couverts devant le 4e toro, dompté avec détermination par une muleta captivante. Deux pavillons reviennent dans la montera du torero de Velilla de San Antonio avant l’apothéose du dernier toro de la corrida. Dans une démonstration exemplaire de maîtrise, El Juli force le respect, se montrant une fois encore très engagé avec l’épée, afin d’obtenir les deux oreilles et la queue de son adversaire. L’après-midi, la Porte des Consuls s’ouvre à nouveau pour Miguel Ángel Perera, auteur d’une prestation importante lors de sa corrida en « 1 contre 6 ». Un pari difficile pour le torero extremeño devant un lot fort inégal de Jandilla et Vegahermosa. Il faut au matador natif de la Puebla del Prior toute l’étendue de sa technique et de sa volonté naturelle pour forcer des éléments défavorables au succès. Crédité de l’oreille des 2e et 3e toros, Perera passe la vitesse supérieure devant le 4e exemplaire, dédié au Juli, banderillé avec brio après une réception époustouflante avec la cape. Un nouveau pavillon revient dans l’escarcelle de Perera, qui assoit définitivement son triomphe devant le 5e toro, embarqué dans une faena de naturelles. De la main gauche, puis de la main droite, le torero espagnol excelle face aux cornes de « Eurica », dépossédé de ses deux appendices. Une tarde importante de Miguel Ángel Perera aux arènes de Nîmes.

- Dimanche 20 septembre 2015 : l’ultime journée de la Feria des Vendanges débute par une corrida équestre en fin de matinée. Pablo Hermoso de Mendoza en est le grand triomphateur en réalisant l’exploit de gracier le 5e toro, porteur du fer de Fermín Bohórquez : « Noblecito », n°81, negro bragado, 549 kg, né en octobre 2010. Deux oreilles et la queue symboliques récompensent la belle faena du cavalier navarrais, déjà crédité de deux pavillons lors de sa première prestation. Ganadero heureux de cette matinée, Fermín Bohórquez participe à sa dernière corrida nîmoise et obtient un trophée devant le 4e exemplaire du lot. Une ultime oreille est accordée à Léa Vicens, auteur d’une faena rythmée devant le 6e toro de la course. L’après-midi, Alberto López Simón confirme son alternative à Nîmes des mains de Sébastien Castella et en présence de José María Manzanares II, face au toro « Encumbrado », n°80, negro mulato, 506 kg, né en septembre 2011, issu de l’élevage de Núñez del Cuvillo. Deux oreilles sont accordées au torero de Barajas pour la qualité et la variété de sa faena devant l’ultime exemplaire. Deux autres pavillons reviennent entre les mains de Sébastien Castella, particulièrement convaincant devant le 4e toro de l’après-midi, alors qu’un seul salut au tiers vient ponctuer la seconde prestation de Manzanares.

Passe droitière « changée », dans le dos, signée López Simón lors de sa confirmation d’alternative du 20 septembre 2015 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

 

FERIA DES VENDANGES : TRIOMPHE EN SOLITAIRE D’ANTONIO FERRERA, QUI GRACIE LE TORO « GAMUS », DE ROBERT MARGÉ

Posté le 19/09/21

Antonio Ferrera a conclu cette Feria des Vendanges sur une note d’émotion avec la grâce du toro « Gamus », 3e exemplaire d’un lot important de Robert Margé, qui a développé bravoure et transmission sous les fers des picadors. Exception faite du 6e toro, changé pour boiterie et remplacé par un sobrero de Garcigrande, les cinq Margé sont allés à treize reprises contre les caparaçons de la cavalerie Heyral. Une émotion perçue par tout le public nîmois, qui a largement ovationné les toros porteurs de la devise bordeaux et or aux arrastres. Le ganadero Robert Margé a été invité à partager la vuelta au côté d’Antonio Ferrera après la grâce du 3e toro.

Récompensé des deux oreilles symboliques de « Gamus », Antonio Ferrera a livré les meilleurs moments de la course devant ce 3e toro, embarqué dans une faena vibrante et d’intensité croissante. Un ensemble muletero qui s’est conclu sur une note dramatique, Ferrera se faisant bousculer de façon spectaculaire par le toro alors qu’il réalisait une série de sauts de grenouille. D’une manière générale, tous les toros de Margé ont mis de l’émotion en piste, mettant parfois les hommes vêtus de lumières en difficulté, avec quelques accrochages à la clé, pour le sobresaliente Álvaro de la Calle ou encore le banderillero Javier Valdeoro, qui a dû se faire soigner quelques contusions au niveau de l’oreille droite.

Dans les cuadrillas, plusieurs banderilleros ont été amenés à saluer comme Felipe Gravito (1er), José Manuel Montoliú et Fernando Sánchez (5e). Auteurs de tiers de piques particulièrement applaudis, les picadors Antonio Prieto (1er), Jean-Loup Aillet (3e) et Gabin Rehabi (6e) ont reçu les honneurs du public des arènes de Nîmes. Parmi les autres gestes de cette corrida, Antonio Ferrera a partagé les banderilles avec ses peons Julien Breton « Merenciano » et Fernando Sánchez devant le 6e toro.

Vuelta triomphale pour l’éleveur Robert Margé après la grâce du 3e toro, « Gamus », par Antonio Ferrera (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : QUATRE JOURS DE TOROS AUX ARÈNES DE NÎMES

Posté le 19/09/21

Avec six spectacles tauromachiques proposés par la société SCP France, les cartels de la Feria des Vendanges sont les suivants :

- Jeudi 16 septembre (17h30), novillada (60e édition de la Cape d’or) : 6 novillos de Roland Durand pour Carlos Olsina, Miguel Polope et Solalito.

- Vendredi 17 septembre (17h30), corrida : 6 toros de Garcigrande pour El Juli, José María Manzanares fils et Adrien Salenc (qui confirmera son alternative).

- Samedi 18 septembre (11h30), corrida de rejón : 6 toros de Fermín Bohórquez pour Leonardo Hernández fils, Francisco Palha (qui confirmera son alternative) et Léa Vicens.

- Samedi 18 septembre (17h30), corrida : 6 toros de Domingo Hernández pour Daniel Luque et Juan Leal, en mano a mano.

- Dimanche 19 septembre (11h30), corrida : 6 toros de Victoriano del Río pour Roca Rey, Joquín Galdós (qui confirmera son alternative) et El Rafi.

- Dimanche 19 septembre (17h30), corrida : 6 toros de Robert Margé pour Antonio Ferrera, en 1 contre 6.

Les réservations pour ces courses sont prises auprès de la billetterie SCP France des arènes de Nîmes : 08 91 70 14 01 (0,225 EUR TTC/ min) / www.arenesdenimes.com / contact par adresse électronique : arenesnimes@wanadoo.fr. La vente des places s’effectue également aux guichets du 4 rue de la Violette, à Nîmes. Ceux-ci sont ouverts du lundi au vendredi, de 9h30 à 18h00, et le samedi de 9h30 à 12h30. La billetterie reste ouverte en continu les jours de spectacles de la Feria.

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