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TEMPORADA : LA BELLE FORME DES GANADEROS FRANCAIS

Posté le 21/08/18

L’unique oreille coupée samedi dernier à Saint-Gilles par Diego San Román ne reflète qu’imparfaitement la qualité des oppositions entrevues lors de cette novillada de feria. L’apprenti-torero natif de Querétaro a convaincu l’afición gardoise par la qualité de ses gestes et la douceur de la faena déclinée face à un novillo maniable des frères Gallon. Un succès que le novillero mexicain n’a pas été en mesure de renouveler devant l’exemplaire de Malaga, lui aussi excellemment estoqué.

Une épée qui a en revanche fait défaut au Rafi. Avec de meilleures estocades, nul doute que le novillero nîmois aurait dû repartir des arènes Émile-Bilhau avec un total de trois oreilles. Remarquable dans la conduite de sa faena devant l’exemplaire de Blohorn, logique vainqueur du concours, El Rafi aurait pu couper deux pavillons. Un autre trophée aurait dû lui revenir à l’issue de sa prestation face au maniable 6e novillo de La Paluna.

Desservi par le tirage au sort face à deux adversaires particulièrement retors et avisés de François André et Jalabert, Adrien Salenc n’a pu inverser une tendance initialement défavorable. A mettre toutefois au crédit du novillero nîmois, un courage et une abnégation sans failles malgré une adversité qui aurait pu le faire douter. Côté novillos, l’exemplaire de Blohorn s’est avéré être le plus complet, devançant en qualité ses congénères de Gallon, Malaga et La Paluna. Le lendemain, dimanche matin, c’est un eral de Cuillé qui a été honoré d’un tour de piste posthume lors de la finale du bolsín de Nîmes-Métropole remporté par l’Albaceteño Adrián Villalba.

Un exemplaire français de Pagès-Mailhan lors de la dernière novillada de la Cape d’or, aux arènes de Nîmes, le 19 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : TOÑETE EN ROUTE VERS L’ALTERNATIVE

Posté le 20/08/18

Le sprint a débuté pour les novilleros : à l’équateur du mois d’août, les courses sont plus nombreuses et les occasions de briller plus fréquentes. Toñete n’a pas dérogé à la règle en coupant trois oreilles le 15 août dernier à El Espinar (Ségovie), renforçant ainsi sa première place à l’Escalafón, avec 19 courses toréées et 24 oreilles coupées. Un poste qu’il devrait conserver, en théorie, d’ici son alternative nîmoise du samedi 15 septembre. Le novillero madrilène se détache assez nettement de son collègue Ángel Téllez, 2e avec 11 pavillons obtenus en 13 paseos, dont un triomphe convaincant, début août, à Otero de Herreros (Ségovie), quatre oreilles en mains.

La troisième place revient à El Adoureño, auteur d’une saison estivale encourageante. Avec 12 novilladas toréées et 9 oreilles coupées, le futur matador français s’est récemment distingué en début de mois à Parentis-en-Born et Soustons. Un torero du sud-ouest suivi de près par Alfonso Ortiz, premier novillero au classement à avoir ravi un rabo : avec 17 oreilles et 1 queue récoltées en 11 courses, le novillero madrilène fait toujours figure de challenger.

5e, Dorian Canton reste lui aussi en embuscade, boosté par un récent triomphe face à de bons novillos de Cuillé. Deux oreilles coupées qui permettent au novillero du sud-ouest de totaliser 12 trophées en 10 courses. José Manuel glisse pour sa part au sixième rang, avec un score flatteur de 8 novilladas toréées, 16 oreilles et 1 queue coupées. Un novillero suivi de très près par le Cordouan Javier Moreno « Lagartijo », à égalité de courses et qui n’a qu’une oreille de retard sur son prédécesseur. A mettre à l’actif du novillero andalou, deux triomphes majeurs lors de la première quinzaine du mois d’août à Lodosa (Navarre) et Blanca (Murcie).

Premier Portugais à figurer dans ce Top 10 des novilleros, João Silva « Juanito » occupe la huitième place, avec 8 paseos et 9 oreilles obtenues. Des chiffres récemment améliorés après son récent triomphe à Roa de Duero (Burgos). Il est suivi de près par Darío Domínguez, qui totalise 8 oreilles coupées en 7 novilladas toréées. Le Murciano Fran Ferrer boucle le Top 10 avec 6 courses au compteur pour un esportón contenant 10 oreilles et 1 queue, talonné de très près par El Rafi et Adrien Salenc, les deux novilleros nîmois que nous retrouverons avec plaisir lors de la course d’ouverture de la Feria des Vendanges.

Derechazo stylisé de Toñete, leader de l’Escalafón des novilleros, lors de la dernière Feria de San Isidro à la Monumental de Las Ventas (crédit photo : Plaza 1).

LOCATION : OUVERTURE DE LA VENTE DES PLACES SÉPARÉES, C’EST AUJOURD’HUI !

Posté le 20/08/18

La campagne de réabonnement pour les corridas et novillada de la Feria des Vendanges est terminée. Une période marquée par un attrait constant malgré les vacances d’été et l’éloignement temporaire de certains abonnés. Une chose est sûre : les courses de la Feria des Vendanges intéressent bon nombre de spectateurs, même s’il reste encore quelques abonnements disponibles au sein de la tribune spéciale « Tendido Jeunes ».

Comparable à celle de 2017 en termes de vente, la période de réabonnement laisse la place à la vente des places séparées pour les quatre corridas et la novillada de la Feria des Vendanges. Rendez-vous aux guichets Simon Casas Prodction de la rue de la Violette, du lundi au vendredi de 9h30 à 18h00, et le samedi de 9h30 à 12h30.

Il est également possible de réserver ses places par téléphone en appelant le numéro suivant : 08 91 70 14 01. La location peut aussi s’effectuer par notre site internet où vous pourrez aussi lire quotidiennement toute l’actualité relative à la Feria des Vendanges et à ses acteurs : www.arenesdenimes.com

(Crédit photo : Bruno Lasnier).

HISTOIRE : LES 300 PASEOS COMMUNS D’ENRIQUE PONCE ET EL JULI

Posté le 19/08/18

Dans son édition du lundi 6 août 2018, l’hebdomadaire taurin espagnol Aplausos évoque un record assez exceptionnel. Dimanche dernier, sur le sable des arènes de Huesca, Enrique Ponce et El Juli ont toréé la 300e corrida en commun de leur carrière. Un chiffre remarquable pour le maestro de Chiva âgé de 46 ans, qui compte 28 ans d’alternative, et pour le torero madrilène, qui, du haut de ses 35 printemps, va souffler en septembre prochain les 20 bougies de son doctorat taurin.

Représentants majeurs de la dernière décennie du XXe siècle taurin, Enrique Ponce et El Juli font toujours figure de vedettes accomplies de la tauromachie. Deux maestros indispensables à la composition des cartels des grandes ferias, comme l’atteste le nombre de leurs engagements respectifs dans les nombreuses arènes de la planète taurine. Dans son analyse, José Ignacio Galcerá revient sur les treize premiers mano a mano qui ont déjà opposé Ponce au Juli : 9 en Espagne, 3 en France (2 à Dax, et le premier à Béziers en 1999) et 1 en Colombie (Manizales, en 2016). Le dernier organisé à Huesca a nettement tourné à l’avantage du Valencian dont le toreo soigné a conquis les spectateurs, avec trois oreilles à la clé.

En développant plus les chiffres, Aplausos révèle pourtant que c’est le Juli qui détient le leadership en termes de trophées récoltés : en 299 corridas communes, 504 oreilles ont été attribuées au Juli, contre « seulement » 362 dans l’escarcelle de Ponce. Niveau rabos et faenas d’importance, le rapport bascule de peu en faveur du maestro de Chiva : 15 queues coupées par Ponce contre 14 en faveur d’El Juli. Lors de ces confrontations communes – qu’elles aient été dans le cadre d’un cartel classique, à trois, ou en mano a mano – Enrique Ponce a ouvert la Grande porte des arènes à 117 reprises. El Juli demeure en tête du total de sorties en triomphe avec 165 passages a hombros, à l’issue de ces 300 corridas, soit 55% de réussite.

Curiosité de ces statistiques : Enrique Ponce et El Juli, deux toreros très appréciés à Nîmes, n’ont paradoxalement partagé l’affiche dans l’amphithéâtre romain qu’à… 3 reprises ! Ce qui est peu en 20 ans d’alternative communs. La première corrida remonte au 1er juin 2001, lors de la grâce du fameux toro de Victoriano del Río, « Descarado », par Enrique Ponce. La deuxième confrontation date du 16 septembre 2005, lors d’une corrida de Las Ramblas, alors que la dernière remonte au 22 mai 2010, pour une course matinale fournie par le bétail de Garcigrande. Trois corridas sur lesquelles nous aurons l’occasion dans les prochaines semaines…

El Juli, attentif dans le patio des cuadrillas des arènes de Nîmes, le 9 juin 2014 (crédit photo : Anthony Maurin).

OBJECTIF FERIA DES VENDANGES : EL CAPEA, STAR DES TOROS POUR LE REJONEO

Posté le 18/08/18

- EL CAPEA (corrida du 16 septembre avec Léa Vicens, Juan Bautista et Sébastien Castella) : 3 toros et 3 novillos lidiés par Pablo Hermoso de Mendoza et Guillermo Hermoso de Mendoza, en mano a mano, le 11 août à Saint-Sébastien. Deux oreilles coupées par chaque rejoneador, père et fils, à l’issue de leur deuxième prestation, avant une sortie en triomphe commune. 2 novillos lidiés par Sergio Galán le 11 août à San Lorenzo de la Parrilla (Cuenca). Le rejoneador coupe l’oreille de ses deux adversaires et sort en triomphe.

- GARCIGRANDE (corrida du 15 septembre avec Enrique Ponce, El Juli et Toñete) : 6 toros lidiés par Enrique Ponce et Sébastien Castella, en mano a mano, le 11 août à Béziers. Une oreille coupée par Enrique Ponce, qui a servi la faena la plus aboutie de l’après-midi face au 3e toro du lot.

- NÚÑEZ DEL CUVILLO (corrida du 16 septembre avec Léa Vicens, Juan Bautista et Sébastien Castella) : 6 toros lidiés par Juan José Padilla, Antonio Ferrera et Juan Bautista. Les trois toreros se répartissent un total de cinq pavillons face à un lot noble : deux trophées en faveur de Padilla et Bautista, un pavillon pour Ferrera.

- VIRGEN MARÍA (corrida du 15 septembre avec Paco Ureña, Joselito Adame et Ginés Marín) : 4 toros lidiés par Antonio Ferrera et El Fandi le 11 août à Pontevedra. Une oreille coupée par chaque torero face à un lot de grande qualité.

Pose de banderille de Léa Vicens le 7 juin 2014 aux arènes de Nîmes face à un toro de la famille Capea (crédit photo : Anthony Maurin).

LOCATION : OUVERTURE LUNDI DE LA VENTE DES PLACES SÉPARÉES

Posté le 17/08/18

La campagne de réabonnement pour les corridas et novillada de la Feria des Vendanges touche bientôt à sa fin. Une période marquée par un attrait constant malgré les vacances d’été et l’éloignement temporaire de certains abonnés. Une chose est sûre : les courses de la Feria des Vendanges intéressent bon nombre de spectateurs. Il reste par ailleurs quelques abonnements disponibles au sein de la tribune spéciale « Tendido Jeunes ».

Comparable à celle de 2017 en termes de vente, la période de réabonnement va toucher à sa fin ce vendredi à la fermeture des guichets de Simon Casas Production à 18h00. Nos bureaux rouvriront lundi matin pour le début de la vente des places séparées pour les quatre corridas et la novillada de la Feria des Vendanges. Les horaires d’ouverture demeurent identiques : du lundi au vendredi de 9h30 à 18h00, et le samedi de 9h30 à 12h30.

Il est également possible de réserver ses places par téléphone en appelant le numéro suivant : 08 91 70 14 01. La location est également possible par notre site internet où vous pourrez aussi lire quotidiennement toute l’actualité relative à la Feria des Vendanges et à ses acteurs : www.arenesdenimes.com.

(Crédit photo : Bruno Lasnier).

TEMPORADA : JUAN BAUTISTA TRIOMPHE POUR SON SOLO DACQUOIS

Posté le 17/08/18

Après Nîmes (2017), Palavas-les-Flots (2016), Arles (2014), Istres (2013) et Les Saintes-Maries-de-la-Mer (2009), Juan Bautista était à l’affiche d’une corrida de « 1 contre 6 », mardi dernier aux arènes de Dax. Un exercice périlleux et difficile pour ce le torero qui officie en solo et qui doit enchaîner la lidia de six toros de façon consécutive. Un marathon réussi avec brio l’an passé à Nîmes par Jean-Baptiste Jalabert et qui s’était lancé ce défi cette année à Dax, pour la première fois dans une arène d’importance du sud-ouest.

Ceint d’un magnifique costume blanc et argent, Juan Bautista n’a pas failli à sa réputation de lidiador consciencieux. Original et varié dans la conduite de ses lidias, le torero arlésien s’est distingué quant au soin apporté sur les placements du toro lors des tiers de piques. Des figures de cape parfois virevoltantes qui ont apporté un plus indéniable, tout comme l’a été le tiers de banderilles effectué devant le 6e toro titulaire de Jandilla, quelques minutes avant son remplacement suite à un accident de corne au burladero.

Muleta en main, Juan Bautista s’est montré solide et inspiré devant le toro d’ouverture, porteur du fer de Montalvo, auquel il a ravi un pavillon, puis livrant une entame de faena remarquable devant l’exemplaire suivant de La Quinta. Après deux combats plus atones devant les toros de Pedraza de Yeltes et José Luis Pereda, le matador français a donné la pleine mesure de son talent et de son immense technique face à l’exigeant exemplaire de Victorino Martín, dépossédé d’une oreille. Il a parachevé son triomphe avec panache en allant puiser dans ses ressources intérieures face au 6e toro bis de Jandilla, animé d’une charge vibrante et estoqué d’une grande épée entière al recibir. Deux trophées ont salué sa remarquable partition.

Après 2h35 de course, Juan Bautista a été porté en triomphe dans les jardins du parc Théodore-Denis avant de rallier l’hôtel Splendid, toujours a hombros ! Jean-Baptiste Jalabert est attendu aux arènes de Nîmes le dimanche 16 septembre dans le cadre d’une corrida franco-française inédite, aux côtés de Léa Vicens et Sébastien Castella.

Juan Bautista a livré une grande tarde le 14 août dernier aux arènes de Dax (crédit photo : Isabelle Dupin).

OBJECTIF FERIA DES VENDANGES : ENRIQUE PONCE REMPORTE SON MANO A MANO FACE A EL JULI

Posté le 16/08/18

- Adrien SALENC (novillada du 14 septembre face à différents novillos d’élevages français) : le novillero nîmois s’est distingué lors de la novillada-concours d’élevages français organisée dimanche dernier aux arènes de Millas (Pyrénées-Orientales). Une oreille et une vuelta ont salué la prestation de l’apprenti-torero français confronté à des novillos de Jalabert et Malaga, ce dernier étant le lauréat du concours.

- EL JULI (corrida du 15 septembre face aux toros de Garcigrande & Domingo Hernández) : Julián López n’a officié qu’à une seule reprise la semaine dernière, dimanche 12, dans le cadre de sa 300e corrida partagée avec Enrique Ponce. Deux maestros pour l’Histoire, confrontés pour l’occasion en mano a mano dans les arènes de Huesca. Face à un bon lot d’El Vellosino, El Juli s’est vu récompenser d’un pavillon pour ses faenas tracées devant les 4e et 6e toros, refusant toutefois de partager la sortie en triomphe au côté de son aîné.

- Emilio de JUSTO (corrida du 16 septembre face aux toros de Victorino Martín) : triomphateur mardi dernier à Villeneuve-de-Marsan au côté de Thomas Fufau, le torero espagnol défiait samedi dernier les toros d’Adolfo Martín pour la deuxième fois de sa carrière. Un bon examen avant les Victorino Martín programmés à Nîmes. Sur le sable de Huesca, le matador cacereño a failli couper une oreille, profitant des assauts généreux du dernier toro de l’après-midi. Une vuelta a finalement récompensé la valeur de sa prestation.

- Enrique PONCE (corrida du 15 septembre face aux toros de Garcigrande & Domingo Hernández) : deux corridas au programme de la semaine du maestro de Chiva, avec une première apparition savoureuse, samedi dernier, à Béziers, devant l’élevage annoncé pour son retour à Nîmes. Lors d’un après-midi au profil contrasté, Enrique Ponce a ravi l’unique oreille de la course face au 3e toro de Garcigrande. Le lendemain, à l’occasion de son 300e paseo partagé au côté d’El Juli, le torero valencian a ouvert la Grande porte des arènes de Huesca, avec une partition remarquable, récompensée de trois trophées.

- Ginés MARÍN (corrida du 15 septembre face aux toros de Virgen María) : le jeune matador jerezano est l’homme en forme du moment. Dimanche dernier, son toreo a révolutionné la troisième corrida des Fêtes de Dax, lui permettant de signer l’un de ses triomphes les plus marquants depuis son alternative de la Pentecôte nîmoise de 2016. Une démonstration qui a permis à un Ginés Marín fort inspiré de gracier le toro « Lebrero », de l’élevage de Santiago Domecq. Deux oreilles symboliques et un succès de premier plan qui appellent d’autres tardes prometteuses en vue du retour à Nîmes du torero andalou d’ici moins d’un mois.

- Joselito ADAME (corrida du 15 septembre face aux toros de Virgen María) : le torero natif d’Aguascalientes poursuit une mini-campagne estivale dans son pays d’origine. Vendredi soir, il s’est illustré en obtenant l’oreille du 5e toro de Julián Hamdan, dans le cadre d’une corrida où il partageait l’affiche avec Ignacio Garibay et El Payo.

- Juan BAUTISTA (corrida du 16 septembre face aux toros de Núñez del Cuvillo) : en prélude à son solo dacquois, deux corridas figuraient en fin de semaine sur l’agenda du torero arlésien. Samedi, à Huesca, Juan Bautista a été un chef de lidia impeccable devant les toros d’Adolfo Martín, perdant à l’épée un succès acquis avec cape et muleta. Une corrida marquée par la grave blessure du torero Serranito. Le lendemain, le matador français a retrouvé toutes ses sensations à Béziers face aux Núñez del Cuvillo, ganadería qu’il défiera en septembre prochain à Nîmes. Crédité de l’oreille de ses deux adversaires, Juan Bautista a alterné finesse et technique lors d’un après-midi brillant qui marquait les adieux en France de Juan José Padilla.

- Léa VICENS (corrida du 16 septembre face aux toros d’El Capea) : semaine intense pour la rejoneadora française qui est en train de réaliser une temporada complète. Trois courses sur son agenda, avec autant de bons moments de toreo à cheval : le 6 août, une première oreille coupée sur le sable d’Íscar (Valladolid) face au bétail de Passanha. Vendredi, c’est à Villanueva de Córdoba (Cordoue) que la cavalière nîmoise s’est illustrée, ouvrant la Grande porte des arènes, trois oreilles en mains, aux côtés du matador de toros El Fandi et du novillero Carlos Jordan, dans le cadre d’une corrida mixte. Les toros pour le rejoneo portaient le fer d’Íñigo Garzón. Dimanche, Léa Vicens a manqué un succès plus important avec le descabello, devant se contenter d’applaudissements face aux toros de Romão Tenorio. Une corrida équestre qui s’est déroulée à Gijón, aux côtés d’Andy Cartagena et Diego Ventura.

- Paco UREÑA (corrida du 15 septembre face aux toros de Virgen María) : le matador murciano a participé dimanche dernier à la corrida d’ouverture de la Feria de Málaga. Desservi par son lot de toros de Lagunajanda, Ureña n’a pas été en mesure de s’illustrer, écoutant le silence par deux fois.

- Sébastien CASTELLA (corrida du 16 septembre face aux toros de Núñez del Cuvillo) : l’agenda du torero biterrois était bien rempli en cette fin de semaine, avec une première comparution, vendredi, à Huesca. Les toros de Manuel Blázquez n’ont pas permis à Castella de trouver l’accord idéal. Le lendemain, la problématique s’est répétée à Béziers, face au bétail de Garcigrande, lors de son mano a mano avec son parrain d’alternative, Enrique Ponce. C’est finalement dimanche, lors de la fameuse corrida marquée par la grâce d’un toro de Santiago Domecq par Ginés Marín, que Sébastien Castella a retrouvé une partie de ses sensations face au 1er exemplaire de l’après-midi, dépossédé d’un appendice auditif.

A Huesca, Enrique Ponce a encore triomphé lors de son mano a mano face au Juli. Les deux maestros espagnols se retrouveront aux prochaines Vendanges nîmoises lors de l’alternative de Toñete (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : DIEGO SAN ROMÁN, LE NOVILLERO DU MOMENT

Posté le 15/08/18

Les échos de ses triomphes outre-Pyrénées ne faisaient guère de doutes quant au potentiel de l’apprenti-torero natif de Querétaro (Mexique). Seulement six mois après ses débuts en novillada formelle, Diego San Román, fils de matador mexicain, fait déjà parler de lui des deux côtés de l’Atlantique. Lundi, c’est sur le sable biterrois, dans le cadre de sa présentation en France que la nouvelle promesse du toreo aztèque s’est distinguée.

Si le novillero franco-mexicain Andrés Lagravère « El Galo » a été le triomphateur de l’après-midi en coupant l’oreille de ses deux novillos de Margé, la plus grande impression a incontestablement été laissée par Diego San Román. Ceint d’un excellent concept technique et artistique, le novillero mexicain a réalisé une faena des plus intenses devant le 3e exemplaire de l’après-midi. Un seul trophée qui aurait pu être doublé si le natif de Querétaro s’était montré plus adroit au moment de la suerte suprême.

Une grande impression renouvelée devant l’ultime novillo de la journée, qui, sans un nouvel échec avec l’épée, aurait dû être dépossédé d’au moins un de ses trophées. Une course encourageante pour Diego San Román que les aficionados gardois pourront jauger ce samedi à Saint-Gilles avant son grand rendez-vous aux arènes de Nîmes du vendredi 14 septembre, en ouverture de la Feria des Vendanges. Il y partagera l’affiche avec les novilleros nîmois Adrien Salenc et El Rafi face à un lot de novillos issus d’élevages français.

Une confrontation unique et forcément détonante à ne manquer sous aucun prétexte.

Véronique du novillero mexicain Diego San Román (crédit photo : Emilio Méndez).

TEMPORADA : GINÉS MARÍN GRACIE UN TORO ET CONQUIERT DAX !

Posté le 14/08/18

Tout d’abord, laissons parler les chiffres ! Plus de deux ans après avoir été sacré matador de toros sur le sable des arènes de Nîmes, Ginés Marín toréait hier à Dax la 100e corrida de sa carrière. Une belle performance pour le torero natif de Jerez de la Frontera, terre d’arts qui a abrité des interprètes du toreo aussi variés que Rafael de Paula, Álvaro Domecq Díez et Juan José Padilla. Avant cette corrida, jamais Ginés Marín n’avait connu les joies de l’indulto et de laisser la vie sauve à son toro.

Une première qui s’est déroulée dans la sous-préfecture des Landes, pour le plus grand bonheur des spectateurs, qui ont appuyé le torero andalou dans sa démarche afin que le trio présidentiel sorte le mouchoir orange. En piste, « Lebrero » a étalé des vertus que Ginés Marín a sues déceler, offrant une faena qui restera longtemps dans les mémoires. Au-delà des débats sur le bien-fondé de cette décision présidentielle, une remarque s’impose : le matador jerezano s’est tellement sublimé lors de cette lidia face au toro de Santiago Domecq qu’une force intérieure l’a transporté au-delà de ses propres limites artistiques.

Une tauromachie d’abandon du corps, d’art et de sentiment à laquelle les spectateurs dacquois ont adhéré dans une symphonie muletera à la fois fine et harmonieuse. A la fois créatif et imprévisible sur certaines formes de passes créées, Ginés Marín s’est érigé en artiste au sens premier du terme : un torero capable d’arrêter le temps en façonnant selon son inspiration cette matière première brute qu’est le toro brave. Une œuvre à la fois pure et profonde dans laquelle « Lebrero » s’est livré sans retenue, chargeant avec classe, rythme et transmission.

Une faena d’exception et un triomphe indiscutable qui font suite à une rencontre inoubliable face à un toro d’Alcurrucén à Madrid, lors de l’édition 2017 de la Feria de San Isidro, et qui placent Ginés Marín comme un torero incontournable. Dans deux mois, très précisément, les spectateurs des arènes de Nîmes auront l’opportunité de le (re)découvrir, doublé d’une réputation sans cesse grandissante. Il sera à l’affiche de la corrida du samedi 15 septembre, face aux toros de Virgen María – excellents samedi dernier à Pontevedra – aux côtés de deux autres matadors à la personnalité affirmée : Paco Ureña et Joselito Adame. On a d’ores et déjà hâte d’y être…

Passe du mépris de Ginés Marín lors de sa prise d’alternative aux arènes de Nîmes le dimanche 15 mai 2016. Un matador que l’on retrouvera avec plaisir dans l’amphithéâtre romain pour la Feria des Vendanges (crédit photo : Anthony Maurin).

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