Au cours du 1° semestre 2009, le nombre de visites sur notre site internet "arenesdenimes.com" affiche une progression de 15% en comparaison avec le 1° semestre 2008.
Si cette progression se confirme les deux prochains mois, le nombre de visites de l'an 2008 sera atteint et dépassé autour de la mi-septembre.
Merci de votre fidélité et de votre confiance.
A lire ce mercredi 1° juillet dans "Terrestaurines.com":
-D'abord l'éditorial d'André Viard intitulé "APPRENDRE A TUER"
- Ensuite la réponse signée Jean Michel Mariou (vice-président de l'Observatoire des cultures taurines) à deux articles "jugés inopportuns et mensongers" parus dans le quotidien l' Indépendant.
Cela ressemble (un peu) au loto. D'abord le grattage. Ensuite le tirage...
Ainsi tous les toros rêvent (parait-il) de se retrouver sur la même affiche qu'Enrique Ponce. Ils possèdent alors une chance sur trois de le croiser sur leurs chemins. Dans ce cas, l'accès au gros lot n'est plus une utopie. Ce mois de juin qui s'achève vient d'en administrer une nouvelle preuve. Enrique Ponce a gracié trois toros.
- Un toro de Zalduendo le 5 juin à Plasencia.
- Un toro de Juan Pedro Domecq le 22 juin à Alicante.
- Un toro de Zalduendo le 27 juin à Leon.
Quelque peu boudé par quelques aficionados "pointus", qui lui reprochent ses faenas trop classiques et dénuées de profondeur, Enrique Ponce, plus très loin de ses 20 ans d'alternative, demeure, dans son style, un torero inoxydable et hors norme. C'est déjà beaucoup.
Est- ce l'effet internet? Ou l'effet José Tomas? Peut-être les deux à la fois.
Jamais le public des arènes de Nîmes n'avait été aussi éclaté géographiquement. A la dernière Feria de Pentecôte, les spectateurs arrivaient de 23 pays et de tous les départements français sans exception. Des grandes villes (Nantes, Rennes, Lillle, Strasbourg...) étaient davantage présentes qu'aux Ferias précédentes. Les aficionados venus de Montpellier et Paris étaient en nette progression.
Ainsi le TOP 5 des villes les plus représentées dans les arènes à la dernière Pentecôte est le suivant:
1° Nîmes
2° Montpellier
3° Paris (intra-muros)
4° Marseille
5° Lyon
A noter qu'entre Montpellier et Paris, la 2° place s'est jouée à quelques sièges (74 exactement).
Le public des arènes de Nîmes est plus citadin que jamais!
Enrique Ponce et El Juli totalisent à eux deux trente ans d'alternative. Point commun à ces deux toreros, presque aussi réguliers dans une arène, qu'une horloge suisse: l'enthousiasme!
En trois jours, tous deux ont illuminé les gradins des arènes de Barcelone, Alicante et Badajoz. Ils seront encore trés attendus cet été.
Mardi 23 juin, Miguel Angel PERERA est sorti en triomphe des arénes d'Alicante. Le lendemain, trois oreilles en poche, il récidivait à Leon. Aprés un début de saison chaotique, le torero de Badajoz sera-t-il un des toreros majeurs de l'été qui commence?
Lundi 22 juin à Alicante, Enrique Ponce a gracié le énième toro de sa carrière (il doit approcher des 40 indultos). Un toro de Juan Pedro Domecq, ganaderia qui avait amené une excellente corrida la veille à Barcelone. Enrique Ponce, le torero encore en activité, qui a le plus toréé dans les arènes de Nîmes. 30 paseos à son actif, peut-être un 31° à la Feria des Vendanges!
Comment ne pas comprendre le courroux des toreros quand ils revoient en vidéo certaines de leurs faenas? Dimanche 21 juin à Barcelone, Morante de la Puebla (nous pouvons en témoigner) a offert une faena somptueuse, émouvante et inoubliable. Que reste-t-il de ces séquences sur la vidéo d'un site taurin espagnol? La faena est filmée des gradins. Le bouleversant début de faena est passé à la trappe et les quelques extraits diffusés ressemblent à un film d'animation des années 30.
A des années lumières du faenon de Morante de la Puebla qui mit les gradins debout à la fin de chaque série.
Quand on n'a pas d'images de bonne qualité, pourquoi s'obstiner à en diffuser?
Week-end radieux pour les aficionados: El Juli sort en triomphe samedi et dimanche . Sébastien Castella est époustouflant de maîtrise à Istres, José Maria Manzanares enchante Barcelone. Daniel Luque confirme son ascension, Matias Tejela Brille, José Tomas et Miguel Angel Perera font monter la fièvre à Badajoz et ... Morante de la Puebla incendie Barcelone.
"Les Toreros de la reléve" est le titre de l'éditorial signé Marc Lavie (Semana Grande du 15 juin).
Un édito dans lequel le rédacteur en chef de l'hebdomadaire égréne les noms de trois jeunes toreros qui - selon lui - méritent l'attention.
Qui sont-ils?
Daniel LUQUE, Ruben PINAR et Miguel TENDERO. Les deux premiers ont reçu l'alternative à Nîmes. Le troisième aurait du la recevoir, mais les conditions météorologiques, l'on privé de Nîmes et poussé vers Madrid.
Reste un constat. Nîmes n'est pas seulement une aréne où s'illustrent les toreros-vedettes. Nîmes sait aussi dénicher les "toreros de la reléve" et leur offrir un passeport pour le futur.
Le public des arènes de Nîmes s'internationalise Feria après Feria. Les chiffres de la pentecôte le confirment. Ainsi, entre le 27 mai et le 1° juin dernier, ce sont 24 pays qui étaient représentés dans les arènes. Les plus nombreux - et ce n'est pas habituel- les espagnols, probablement grâce à la présence de José Tomas. Suivent les suisses (toujours fidèles à Nîmes), les allemands, les italiens et les anglais.
Voilà pour les 5 premiers, talonnés par les belges. Autres pays européens présents à la Pentecôte 2009: Andorre, Danemark, Finlande, Irlande et Hollande.
Le continent américain n'a pas été insensible à la présence de José Tomas. Les Etats Unis étaient les plus représentés. Suivaient de près le Mexique, le Vénézuela, le Canada et le Pérou.
A ces pays européens et américains, il faut ajouter l' Afghanistan (mais oui!), l' Australie, l' Ethiopie, le Ghana, le Liban et la Nouvelle- Zélande.
Et combien représentaient tous ces gens venus d'ailleurs, c'est à dire hors de France, sur les gradins des arènes de Nîmes? Réponse: 1.78% du public!
Les prix d'entrées des corridas font régulièrement l'objet de critiques. Ils seraient trop élévés. Mais que dire du tarif de certaines rencontres sportives?
Deux exemples (source FNAC): pour assister à la rencontre France- Roumanie (5 septembre au stade de France), vous devez débourser entre 20 et 80 euros. Pourtant, le foot-ball est, dit-on, le sport le plus populaire de France et de la planète.
Deux mois plus tard (novembre 2009), toujours au stade de france, le test- match France- Samoa (c'est du rugby) vous côutera entre 15 et 110 euros. Si vous préférez "Le Roi Lion" (théâtre Mogador à Paris), spectacle familial par excellence, vous devrez payer un droit d'entrée qui varie entre 25 et 99 euros.
Dans les arènes de Nîmes, pour voir toréer José Tomas, El Juli ou Sébastien Castella, la gamme des prix oscille entre 18 et 101.50 euros.
Les autres arènes françaises n'affichent pas des tarifs moins élevés.
Exemple: prix plancher dans une arène de 3° catégorie: 25 euros, soit 7 euros de plus que les amphis à Nîmes.
Autre exemple, prix plancher pour une novillada dans une arène française: 21 euros, 3 euros de plus que les amphis à Nîmes un jour de corrida!
Et, en prime, Nîmes propose 5000 places amphis. Quelle arène (française) affiche des tarifs aussi populaires?
Sans corridas, pas de Feria. Sans Ferias, certaines villes- dont Nîmes- enregistreraient une sérieuse baisse de leurs chiffres d'affaires. Parmi les 10 000 spectateurs (payants) qui assistent ( en moyenne) à chaque corrida à Nîmes, combien sont-ils dans les hotels de la ville ( et même au- delà) pendant cinq jours?
Combien sont-ils à l'heure du déjeuner à pousser la porte des restaurants surtout lorsque est programmée une corrida matinale? Combien sont-ils à entrer dans les bars, les tabacs, les librairies et autres commerces?
Indirectement, ils favorisent aussi la vente de nombreux produits régionaux. Il suffit de lire une carte de restaurant pour s'en convaincre.
N'oublions pas non plus tous les "petits boulots" générés par la Feria.
De toutes les manifestations à l'affiche dans les arènes de nîmes, les corridas sont celles qui ont le plus d'incidence sur l'économie locale.
Qui oserait prétendre le contraire?
Samedi 13 juin, les catcheurs de la société World Wrestling Entertainement (WWE) créée en 1952, la plus importante fédération de catch du monde, rivalisaient d'adresse et de souplesse au milieu d'un ring dressé sur la piste des arènes de Nîmes. Les gradins étaient archi-combles. C'était un spectacle vu à la télévision et dit populaire selon la publicité du spectacle. Ok! Mais était-il vraiment populaire?
Prix des places (de 25 à 110 euros) pour ce type de spectacle qui n'a rien à voir avec la culture, ni avec le sport (un divertissement sportif selon la WWE).
Prix des places d'une corrida à Nîmes: de 18 euros à 101.50 euros!
Le Catch, divertissement sportif populaire, affiche des prix plus élevés que la corrida, qualifiée de chère!!!
Curieusement, aucune voix ne s'est élevée pour le signaler. Et que dire des retombées économiques de la soirée WWE sur le commerce local? On en reparle.
La récente Feria de Pentecôte au sommaire de "Tendido Cero", l'émission taurine hebdomadaire de la chaine TVE. C'était dimanche 14 juin. Une émission vue par toute l'Espagne des toros.
Julio Aparicio, en vedette dimanche 14 juin à Barcelone. Deux oreilles (à son 2° toro) et sortie en triomphe."Ma tauromachie vient du coeur", a-t-il déclaré aprés la corrida. Une faena inspirée, pure et somptueuse, une de celles qui marque une saison.
"Nîmes, Temple des alternatives", ce n'est pas seulement un slogan. En voici une preuve supplémentaire: Daniel Luque (alternative à Nîmes en mai 2007) et Ruben Pinar (alternative à Nîmes en septembre 2008) restent sur deux triomphes à Madrid. Le premier a raté la Grande Porte à cause de l'estocade. Le second l'a ouverte lors de la corrida de clôture de la Feria de l'anniversaire.
Ces deux grands espoirs de la tauromachie sont devenus matadors de toros à Nîmes... Temple des alternatives.
"... Selon son apoderado, Jose Tomas lit soit de la philosophie, soit des textes sur de vieux toreros... A Nîmes, il rédige un essai éblouissant de tauromachie épurée... Avec un minimum de gestes, il dispense un maximum de tauromachie..."
"... Du Javier Conde à son meilleur niveau devant un toro brillant... Conde, en larmes, remercie le ciel, le toro, son éleveur, la terre, Nîmes, les dieux de son panthéon personnel..."
Jacques Durand, Libération du 4 juin 2009.
André Viard dans www.terrestaurines.com signe ce mercredi 10 juin un éditorial intitulé "Conservateurs et progressistes". A lire sans modération.
La "tauromachie particulière" de Javier Conde.
Retour au toril de "Lanero", ganaderia Garcigrande, gracié par Javier Conde à la Pentecôte 2009.
Selon Jose Ignacio Gonzales (APLAUSOS 2 juin), Les muses et un extraordinaire toro nommé "LANERO" ont bouleversé Nîmes et la Pentecôte.
Plus loin suivent 6 pages qui reviennent sur "... un cycle qui a vécu des moments inoubliables..."
(A suivre).
"Nîmes, tout son luxe, ses excès, ses moments inoubliables. Cette fois, tous à hombros et un indulto. Mais le moment le plus important de cette soirée d'apothéose fut celle que réalisa Jose Tomas avec le lot le moins propice d'une grande corrida de Garcigrande..." écrit Antonio Arevalo dans "6 Toros 6" (édition du 1er juin).
"Comment décrire cette faena ?" poursuit Antonio Arevalo "... quelle chance nous avons eu de la voir de nos yeux. Parce que Jose Tomas est d'un autre monde..."
"... Javier Conde avec sa personnalité et son toreo particulier a conquis Nîmes. Il toucha un lot sensationnel surtout le quatrième toro qui fut indulté..." Au final un triomphe total, tous à hombros et un indulto mérité... une corrida pour le souvenir." conclut 6 Toros 6.
A cause de la pluie, la corrida du dimanche 31 mai à 11 heures a été annulée.
REMBOURSEMENT CORRIDA DU DIMANCHE 31 MAI 2009 A 11 HEURES
Adresser les billets originaux à :
Simon Casas Production
BP 61 480
30 017 Nîmes Cedex 1
Joindre : 1 RIB
coordonnées : nom, prénom, adresse et numéro de téléphone.
Les remboursements seront effectués par virements bancaires.
Billeterie des arènes 4 rue de la Violette.
LE MONDE
Francis Marmande - Mercredi 3 juin 2009
Rien de plus délicieux que l'erreur désirée. La semaine dernière, dans cette colonne, j'annonçais la féria de Nîmes à grandes rasades de pessimisme. Cinq volumes pour un volume d'espoir. Chance ! je me suis trompé sur toute la ligne. Je ne donnais pas cher des toros de Garcigrande, le 29 mai. Bien vu : la corrida est unanimement qualifiée d'historique. Les six toros sont sortis avec un allant fantastique, permettant à José Tomas, Javier Conde et Matias Tejela de triompher hautement. Comme Sébastien Castella et El Juli l'avaient fait la veille (28 mai). Le très picaresque Simon Casas, directeur, qui réalise à Nîmes des tours de magie que l'on envie partout, n'a-t-il que de la chance ? Oui, mais elle ne suffit pas.
Flamenquissime, gominé juqu'à l'âme, Javier Conde traque l'impossible. Autant dire qu'il ne le force pas, il s'en faut, tous les jours, ni même tous les ans. Eh bien, le 29 mai, après un premier combat dans la note trop redoutée, entre en piste son deuxième toro, du nom de Lanero. Lanero et Conde se sont toréés l'un l'autre à une telle altitude, avec un tel mélange d'inspiration et de grâce, que Lanero, porté par 13 584 personnes en pleine lévitation, obtint le sort rarissime de regagner vivant, en pleine gloire, les verts pâturages et l'éternelle saison d'amour.
En voyant Conde dédier ce toro Lanero, d'un long discours secret, à José Tomas, on a su qu'il savait. Lanero aussi. On ne brinde pas un toro à José Tomas sans une sorte d'irréelle certitude. José Tomas est rare, cher, ne se présente qu'une vingtaine de fois par an. Mais quelle fois ! Entré en scène par cinq "doblones" genou en terre et trois demi-douzaines de naturelles dont chacun se souviendra à l'instant de sa mort, tout ce qu'il montre, ce vendredi béni de l'Olympe, dissimule une immense leçon de tauromachie sous la grâce tranquille.
Madrid et sa San Isidro qui dure trente jours viennent de crouler d'ennui et de scandale. La féria concoctée par Casas à Nîmes sonne comme un jeu qu'on abat.
Domb, pseudo Casas (c'est le titre de son livre chez Fayard), reste le personnage de roman le plus avisé et le plus moqueur que l'on connaisse. Sa mégalomanie nous sauve, son narcissisme laisse très tranquille. Comment se définit-il lui-même ? Un juif errant, exubérant, un rien exhibitionniste, "un ancien combattant du narcissisme". Plusieurs identités sauf une : "Je ne suis pas un homme de toros. Ma passion, c'est l'engagement dans la société, ma vocation, la responsabilité, mon ambition, vivre avec les autres. Et ça, la tauromachie en donne l'exemple constant".
Quant à l'absence du génial Morante de la Puebla à la féria de Pentecôte, elle sera compensée par sa présence, de longue date annoncée, pour la fête des vendanges (du 16 au 20 septembre). Aux lecteurs sourcilleux qui, croyant redresser je ne sais quel tort, nous morigènent sans gêne, on répondra qu'on le savait. Que l'on sait même quels cartels impossibles Cass se prépare à afficher dès le 16 septembre.
Mais on ne dira rien. Non, non, n'insistez pas.
Quinze oreilles, une queue, une vuelta pour un toro et un indulto. La feria de Pentecôte a vécu jeudi et vendredi deux journée inoubliables.
Jeudi : Deux Portes des Consuls (El Juli 3 oreilles et Sébastien Castella 4 oreilles).
Vendredi : Un indulto : Lanero, toro de Garcigrande, né en novembre 2004. Un toro de vuelta al ruedo, Explosivo, né en avril 2005.
- Deux Portes des Consuls (Jose Tomas 3 oreilles et Javier Conde 2 oreilles et queue symboliques).
- Une Porte des Cuadrillas pour Matias Tejela, deux oreilles.
Deux jours de grâces.
Vidéos de la corrida, triomphale, du vendredi 29 mai à 18h30 :
Javier Conde : http://www.feria.tv/video.php?detail=1075
Jose Tomas : http://www.feria.tv/video.php?detail=1074
Matias Tejela : http://www.feria.tv/video.php?detail=1076
Sites internet (www.terrestaurines.com, www.mundotoro.com, www.burladero.es etc...) presse écrite et parlée mettent en lumière la corrida du vendredi 29 mai à Nîmes.
Le mot le plus fréquemment utilisé : HISTORIQUE !
A lire, l'éditorial d'André Viard sur le site www.terrestaurines.com. Extraits : "...Une arène où tout souri, pas par hasard, mais parce qu'aucune lourdeur bureaucratique ne vient entraver la mise en scène d'un spectacle voulu résolument brillant..."
Vidéo de la corrida, triomphale, du jeudi 28 mai à 18h30 : http://www.feria.tv/video.php?detail=1073
Notre photo, de gauche à droite, la Princesse des Asturies, le Prince des Asturies, la Reine Sofia, Carla Bruni-Sarkozy, le Président Nicolas Sarkozy, son altesse Juan Carlos, roi d'Espagne et Simon Casas qui faisait partie des 130 invités du diner donné au Palais Royal à Madrid.
Avec Feria TV, revivez les meilleurs moments de la feria des Vendanges 2008 : El Juli et Sébastien Castella en solo, triomphe de Juan Bautista, alternative de Ruben Pinar...
Solo d'El Juli : http://fr.feria.tv/860/video/Corrida_historique_d_El_Juli.html
Solo de Sébastien Castella : http://fr.feria.tv/863/video/Castella_en_triomphe.html
Triomphe de Juan Bautista : http://fr.feria.tv/864/video/Juan_Bautista_coupe_une_queue.html
Alternative de Ruben Pinar : http://fr.feria.tv/867/video/Ruben_Pinar_en_triomphe.html
150 000 spectateurs payants ont assisté aux Ferias de Pentecôte et des Vendanges à Nîmes lors de la saison 2008.
A deux pas des arènes, le stade des Costières, après 13 rencontres à domicile, pour le compte du championnat Ligue 2, a accueilli 114 434 spectateurs (source Foot National) et de l'autre côté du Vidourle, le stade de la Mosson recence (après 12 journées) 90 776 spectateurs. A la fin de la saison, Nîmes passera à peine la barre des 150 000 spectateurs et Montpellier n'y parviendra pas.
Mais, il faut tenir compte aussi du mode de calcul. Quand les arènes de Nîmes publient le nombre de spectateurs, il s'agit de spectateurs payants. Quand les clubs de Nîmes Olympique, de Montpellier, de France et de Navarre fournissent leurs chiffres, ils comptent tout: le nombre de spectateurs payants bien- sûr, mais aussi les invités et les ayants-droits.
A Nîmes, les deux Ferias attirent donc davantage de public qu'un club de football qui dispute le championnat de Ligue 2.
Et, en prime, les arènes paient la TVA sur les entrées (ce n'est pas le cas du football) et versent une redevance à la ville. Le football, par contre, reçoit des subventions.
"Nîmes, 21 septembre 1991: un paseo inoubliable" titre Semana Grande (23.02.09). Au dessous, une photo de Conchita Cintron et un texte de Barquerito, extrait de l'hebdomadaire Aplausos: "... Indélébile l'image de cette dernière sortie de Conchita Cintron montée sur un cheval dans une arène. Ce fut à Nîmes, un matin de septembre 1991, dans des arènes pleines, avec les derniers rangs du glorieux amphithéâtre débordant de spectateurs. L'alternative de Marie Sara lors d'un spectacle fantastique pensé par Simon Casas, financé par la mairie de Nîmes (à cette époque la gestion des arènes était en régie municipale), la corne municipale de la fortune dispensée très copieusement à cette occasion. Qui était unique... c'était onze heures. Avec un soleil au zénith. Et soudain apparut, montée impeccablement sur un cheval gris lusitanien, toute l'élégance possible... C'était Conchita Cintron. La plaza s'effondra... Et alors, à cet instant, on comprenait tout: par exemple que le monde avait pu être tout entier à elle. Quelquefois..."
A Nîmes, en 1991. Et nulle part ailleurs!
Le quotidien "Le Monde" (édition du 23 février), évoque sur trois quarts de page (avec photo SVP) la vie et l'oeuvre de Conchita Cintron,disparue à Lisbonne le 17 février dernier.
Francis Marmande, signataire de ces lignes, revient sur le dernier paseo de la déesse blonde. C'était à Nîmes, un matin de septembre. ..." En 1991, à 69 ans, elle accepte de sortir de sa retraite pour conférer l'alternative à Marie- Sara (Bourseiller), rejoneadora blonde à la carrière magnifique. A l'époque, Marie- sara partage la vie de Simon Casas, grand rénovateur du système taurin de France et toutes les Espagnes. Qu'avait bien pu inventer Simon Casas pour convaincre Conchita Cintron de reparaître, splendide, altière, déesse blonde aux reflets d'argent, sous le soleil des arènes à Nîmes, le 21 septembre 1991? Causeur sublime, mixte de Jacques Lacan et Roland Dubillard, il n'est pas impossible qu'il ait improvisé pour elle les dialogues de Franco et De Gaulle à Jaen..."
Nîmes n'a pas oublié l'année 1963. Pour plusieurs raisons. A cause de l'eau d'abord. Le 5 novembre, le Cadereau et le canal de la Fontaine débordent. On n'avait pas vu ça depuis... 1915! On le reverra de façon dramatique le 3 octobre 1988.
1963, ce n'est pas une année de bonnes nouvelles: John Kennedy, président des Etats Unis est assassiné à Dallas, Edith Piaf et Jean Cocteau qui fréquentaient les arènes de Nîmes, disparaissent le même jour. Autre disparition, celle du manadier Fernand Granon, propriétaire d'un des plus célèbres élevages de Camargue, aujourd'hui entre les mains de Louis Nicollin.
Au chapitre des bonnes nouvelles, la Feria de Pentecôte à Nîmes. Elle programme- pour la première fois de son histoire- 3 corridas (samedi, dimanche et lundi).
En 2008, la Pentecôte comptait 8 corridas!
En 1963, Manuel Benitez "El Cordobes" se présente à Nîmes. Dans "Semana Grande" (édition du 16 février), Marc Lavie nous rafraichit la mémoire avec les commentaires de la revue "Toros", après les pâles faenas du torero de Cordoue:"sa prestation fait preuve du vide de la pensée, du néant du courage et du zéro de la valeur du torero", écrit le chroniqueur de service.
Un an plus tard, El Cordobes entrait dans l'histoire des arènes de Nîmes. Les critiques-taurins ou pas- ne voient pas parfois plus loin que le bout d'une corrida!
Nîmes, Feria des Vendanges. Samedi 21 Septembre 1991, 11 heures. Eric Cantona qui porte le maillot de Nîmes Olympique alors en première division, se trouve dans les arènes. Mais, ce n'est pas pour lui que s'agitent caméras, micros et stylos qui peuplent et surpeuplent le callejon qui acceuille trois fois plus de monde qu'il peut en recevoir. Toute cette agitation n'a qu'un objectif : Immortaliser le passage de témoin entre la déesse blonde Conchita Cintron étoile des années 40 et Marie-Sara qui reçoit son alternative lors d'une corrida mixte à laquelle participent Curro Romero et Julio Aparicio. Ce fut une matinée inoubliable, même si certains grincheux n'apprécièrent pas :"... On eut la larme à l'oeil pour une affaire qui n'était que du bidon publicitaire..."firent-ils remarquer.
Pourtant, 18 ans après, personne n'a oublié cette ultime apparition dans une arène. Conchita Cintron née au Chili en 1922 est décédée mardi 17 février à Lisbonne à l'age de 86 ans.
El Juli aime Nîmes et Nîmes aime El Juli.
En 1998, il choisit Nîmes pour y recevoir l'alternative. En septembre 2008, il souffle les 10 bougies de cet anniversaire taurin et offre à la ville une soirée inoubliable. Seul contre six toros. Une course dont on reparlera longtemps.
Nîmes, c'est aussi l'arène de France qui a offert le plus de corridas au maestro madrilène depuis le 1° janvier 2002: 19 en 7 ans! Presque 3 paseos annuels. Aucune autre arène française n'a fait mieux.
A Bayonne, El Juli compte 11 paseos, 10 à Dax, 9 à Arles, 8 à Mont de Marsan et 5 à Béziers.
Nîmes aime Enrique Ponce aussi. En 7 saisons, ce dernier a traversé à 14 reprises les arènes de Nîmes. Suivent Dax (12 paseos), Bayonne (6), Arles (4), Béziers et Mont de Marsan (3).
En Septembre 1952, le magazine "Tout le sport" pose une question: "La tauromachie est-elle un sport?", conclusion du magazine : "on peut la considérer comme un sport... mais, la chose taurine se situe parfois à l'opposé de la chose sportive..." Passons.
Deux paragraphes plus loin l'auteur de ces lignes évoque le rôle du picador :"... Le dur métier de picador exige de celui qui l'excerce une force athlétique peu commune, et il en faut pour repousser, avec le seul appui d'une lance, l'assaut impétueux de taureaux de trois à quatre cent kilos. Malheureusement de nos jours, les taureaux sont loin d'avoir le poids requis et nos ulhans se soucient peu de repousser, dans les règles, leur assaut peu farouche..."
Déjà en 1952, les toros étaient petits (300 à 400 kilos), mal piqués et peu farouches. Et les picadors ne jouaient pas le jeu.
No comment !

En sept temporadas (du 1° janvier 2002 au 31 décembre 2008), Morante de la Puebla a toréé 13 corridas dans les six plus importantes arènes de France.
Dans quelle arène a-t-il été le plus souvent programmé? Nîmes et Dax se partagent la première place avec 4 corridas chacune. Suivent Arles (3 corridas), Bayonne et Mont de Marsan (1 corrida).

Les spectacles les plus aboutis, les plus loués, les plus applaudis, les plus bouleversants ne font jamais l'unanimité. Vous trouverez toujours quelques grincheux pour placer deux ou trois grains de sable dans la machine. Même les deux faenas exceptionnelles de José Tomas le 5 juin 2008 à Madrid ont laissé trois ou quatre spectateurs sur leur faim.
Idem pour le solo d'El Juli qui entre dans l'histoire des arènes de Nîmes mais qui n'a pas séduit quelques irréductibles.
Comme les maestros, les arènes ne font pas l'unanimité: certains reprochent à celles de Nîmes d'être trop toreristes et pas assez toristes, d'être trop ceci et pas assez cela etc...
Heureusement, restent les faits et les chiffres. Nîmes est la première arène de France, en nombre de corridas programmées!
Exemples: depuis le 1° janvier 2002 (date d'entrée en scène de la Société Simon Casas Production), les arènes de Nîmes ont présenté 96 corridas, loin devant toutes les autres (voir ci-dessous).
Nombre de spectacles de 2002 à 2008:
- Nîmes: 96 corridas- 18 novilladas- 10 rejon.
- Arles: 49 corridas- 18 novilladas- 10 rejon.
- Dax: 49 corridas- 14 novilladas- 6 rejon.
- Bayonne: 43 corridas- 11 novilladas- 6 rejon.
- Mont de Marsan: 36 corridas- 6 novilladas- Pas de rejon.
- Béziers: 29 corridas- 7 novilladas- 2 rejon.
(les corridas portugaises ne sont pas prises en compte).
Au cours des 7 dernières temporadas, Nîmes occupe la tête de tous les classements.
Et, où ont le plus toréé les toreros étoiles ces dernières années? A Nîmes (à suivre).
Les aficionados - surtout ceux qui rêvent d'occuper une fonction proche de la direction d'arènes - l'affirment : le milieu taurin est impitoyable avec ses querelles, ses haines, ses coups bas, ses petites phrases assassines. Peut-être. Mais, à côté des milieux littéraires, le monde taurin présente un visage angélique.
Dans "une histoire des haines, d'écrivains, de Chateaubriand à Proust", Etienne Kern et Anna Boquel (édition Flammarion) rappellent ses querelles fréquentes. Ainsi, Jules Renard traitait Georges Sand de " vache bretonne de la littérature", Edmond de Goncourt accusait Emile Zola de plagiat, Chateaubriand assassinait Alfred Vigny d'une plume cruelle...
Aujourd'hui, selon le Figaro littéraire (édition du 22 janvier) rien n'a changé. Il le demontrent en citant quelques petites phrases pas gentilles du tout. Ainsi, Patrick Besson à propos de Didier Van Cauvelaert "C'est souvent le problème avec les écrivains légers. Ils sont lourds." Ainsi Angelo Rinaldi traitant Philippe Djian "d' Henry Miller de salles de baby-foot". Ou encore, Regis Debray s'adressant à Bernard Henry Levy : "vous êtes le visage actuel du fanatisme".
Avouez qu'à côté de ces échanges pas toujours sympathiques, le milieu taurin apparaît consensuel, sage comme une image. Trop sage ?
Une Feria et un festival de théâtre affichent de nombreux points communs.
- Ils s'étalent sur plusieurs jours.
- Ils attirent un large public.
- Ils mèlent oeuvres denses, dramatiques et légères, mises en scène et interprétées selon chaque personnalité.
A Nîmes, la Feria s'adresse à tous les publics et fait appel à tous les interprètes. Dans la même journée (généralement le dimanche de Pentecôte), "toreristes" et "toristes" sont sur la scène: Jose Maria Manzanares, Javier Conde, Morante de la Puebla le matin, les Miura ou les Palha l'après-midi.
Ceux qui n'apprécient que les corridas"toristes" reprochent parfois aux arènes de Nîmes leur préférence "toreriste". Faux procés! La preuve par les chiffres. Prenons quatre des plus célèbres ganaderias "toristes" (Palha, Victorino Martin, Miura et Adolfo Martin). De 2002 (entrée en fonction de Simon Casas Production) à 2008, soit pendant sept temporadas, les arènes de Nîmes (malgré la parenthèse de la langue bleue) ont présenté 16 corridas avec des toros de ces quatre élevages. Aucune arène française n'a fait mieux.
Mont de Marsan pointe à la deuxième place avec 7 corridas (avec des toros des 4 élevages cités), Bayonne et Béziers suivent avec 5 corridas. Puis viennent Arles et Dax (4 corridas). Les chiffres ont davantage de mémoire que certains aficionados!
"Victoriano ne connait pas la crise" écrit Alfonso Santiago dans l"hebdomadaire "6 Toros 6" qui consacre huit pages plus la couverture à Victoriano del Rio et à son fils Pablo. Faut dire que la saison 2008 a été favorable à l'élevage: 90 toros lidiés, 60 oreilles coupées, 2 toros de vuelta al ruedo et un toro indulté.
Mais derrière ces chiffres se cachent quelques uns des grands moments de la saison taurine 2008:
- 5 juin à Madrid, quatre oreilles et sortie par la Grande Porte pour Jose Tomas avec Dakar et Comunero, deux toros de Victoriano.
- 4 juin à Madrid, confirmation de Cayetano, 1 oreille face à Celoso, toujours Victoriano.
- 23 mai, Madrid encore. Morante de la Puebla: 1 oreille. Toro: Cubano de Victoriano.
- 24 juin, Alicante, 6 oreilles et Grande Porte pour Eugenio Perez, El Juli et Jose Maria Manzanares. Toros: Victoriano.
- 7 septembre, Dax: Indulto de Desgarbado. Torero Miguel Angel Perera, ganaderia Victoriano.
- 20 septembre, Nîmes: solo de Sébastien Castella, 3 toros de Victoriano y participent. Le torero biterrois leur coupe 4 oreilles et 1 queue.
- 21 septembre, Nîmes: 6 oreilles pour Ruben Pinar, Enrique Ponce et El Juli: ganaderia Victoriano del Rio.
"Victoriano del Rio, le ganadero de Guadalix de la Sierra, a gagné le respect de Madrid", écrit Alfonso Santiago. La preuve: il y retournera à trois reprises en 2009.
L'Espagne à la Une du quotidien "Les Echos" (édition du 5 décembre): " L'Espagne, doublement touchée par la crise financière internationale et l'éclatement de sa bulle immobilière est en passe de devenir l'un des enfants malades de l'Europe", analyse Gilles Senges correspondant à Madrid du quotidien économique.
De l'autre côté des Pyrénées, on montre du doigt Jose Luis Zapatero, premier ministre qui, selon Les Echos, aurait nié l'ampleur de la crise, refusé les diagnostics extérieurs, comme ceux du FMI et de l'OCDE, et multiplié les plans de relance. Il en a présenté une bonne demi-douzaine et pris quelques 80 mesures de soutien, sans réel succès puisque le pays a enregistré 900 000 chomeurs supplémentaires en un an.
La Fiesta est-elle finie en Espagne? s'interroge Gilles Senges.
Premiers éléments de réponse à la fin du mois d'avril, après les Ferias de Valencia, Castellon et Séville.
70 toreros dont 11 toreros de France ont participé aux corridas programmées dans les arènes de Nîmes de février 2002 à septembre 2008.
7 y ont reçu l'alternative (César Jimenez, Salvador Vega, Julien Miletto, Fernando Cruz, Jonathan Veyrunes, Daniel Luque et Ruben Pinar), et lequel s'est retrouvé le plus souvent au paseo? El Juli avec 19 corridas toréées en 7 saisons. Il devance de peu Sébastien Castella (18 corridas). Enrique Ponce occupe la troisième place avec 14 corridas. Quatrième place pour deux toreros français: Juan Bautista et Denis Loré avec 12 corridas chacun.
A noter que 3 toreros français figurent dans le Top 5 (Sébastien Castella, Juan Bautista et Denis Loré). 8 autres toreros de France ont participé à la fête: Stéphan Fernandez Meca (6 corridas), Julien Lescarret et Swan Soto (3), Julien Miletto, Marc Serrano et Jonathan Veyrunes (2), Michel Lagravère et Morenito de Nîmes (1).
A Nîmes et nulle part ailleurs!
La tauromachie française est à la Une de la presse espagnole en cette fin d'année.
Ce mardi 30 décembre deux quotidiens espagnols,
ABC (sous la plume de Zabala de la Serna) et La Razon (avec la signature de Patricia Navarro) publient une interview de Simon Casas.
A lire: http://www.abc.es/toros/taurino.asp; www.larazon.es.
L' année 1958 est restée dans la mémoire de nombreux aficionados. La corrida du lundi 26 mai est entrée dans le Panthéon nimois, grâce à Antonio Ordoñez, le "Velazquez du toreo" affirma la presse de l'époque. Luis Miguel Dominguin et le mexicain Guillermo Carvajal, qui étaient également au cartel, furent eux- aussi éblouissants. Cinquante ans après, tous trois sont partis toréer avec les anges et des millions de mètres cubes d'eau n'ont cessé de rouler vers la Méditerranée. Cinquante ans après, la tauromachie est toujours bien vivante à Nîmes. Mieux, Nîmes est devenue la première arène française. Jusqu'en 1961, ce titre appartenait à ... Toulouse.
En 1958, les arènes de Nîmes programmaient 5 corridas et une novillada. En 2008, les mêmes arènes ont programmé 14 corridas, 2 novilladas et une corrida de rejon. 3 fois plus de spectacles taurins en un demi- siècle!
Certains grincheux feront remarquer que cette progression est seulement mathématique mais pas du tout qualitative. Un bref séjour aux archives et une relecture des quotidiens régionaux de l'époque (Midi-Libre, le Provençal, le Méridional, la Marseillaise...) tempèreront leurs propos. Une plongée dans le passé n'est jamais inutile, elle rectifie souvent les égarements et les errements de la mémoire.
Dans quelle arène Jose Maria Manzanares a-t-il effectué ses débuts en novillada piquée? A Nîmes,le 22 février 2002. Il y reviendra à 3 reprises avant son alternative. Par contre, aucune autre arène française ne le programmera. Jose Maria Manzanares a toréé 4 novilladas en France. Toutes à Nîmes!
Le fils du maestro des maestros a reçu l'alternative dans sa ville natale (Alicante) en juin 2003. Depuis, il a toréé 21 corridas dans 8 arènes françaises. Nîmes est l'arène qui l'a programmé le plus souvent: 6 paseos. Suivent Bayonne (5 paseos), Arles, Béziers, Dax, Mont de Marsan (2 paseos), Floirac et Palavas (1 paseo).
Sur 25 paseos en France (21 comme matador, 4 comme novillero), Jose Maria Manzanares en compte 10 à Nîmes! (6 comme matador, 4 comme novillero)!
A 25 ans, (il a soufflé ses 25 bougies, jeudi 27 novembre) le torero de la Puebla de Prior, près de Badajoz en Estrémadure sera un des toreros les plus suivis en 2009. Cette saison, Miguel Angel Perera a partagé un point commun avec Jose Tomas. Tous deux sont sortis en triomphe de Madrid (le 5 juin pour le dernier nommé, le 6 pour le premier) et par la porte de l'infirmerie (le 15 juin pour Jose Tomas, le 3 octobre pour Miguel Angel Perera).
Depuis ce fameux solo du 3 octobre qu'il a interrompu à cause de blessures, il a subi cinq interventions chirurgicales et n'a jamais plus remis le costume de lumières. Son retour en piste est prévu fin janvier de l'autre côté de l'océan. Début mars, retour en Europe où il sera très attendu.
Le public des arènes de Nîmes connait bien Miguel Angel Perera. Il l'a vu remporter la Cape d'Or, un matin de mai 2004. Depuis son passage à la catégorie supérieure (c'était le 23 juin 2004 à Badajoz), il a toréé à sept reprises sur le sable de Nîmes où il a ouvert la Porte des Consuls aux Vendanges 2007.
Nîmes, l'arène française où il a le plus toréé depuis son alternative.
Paris et Nîmes! Un point c'est tout! Nîmes sera (avec Paris), la seule ville de France à accueillir le groupe METALLICA en 2009. La date est connue: mardi 7 juillet. Autre date à retenir: vendredi 5 décembre 2008, jour de mise en vente des places pour le concert nimois de Metallica. Ceux qui connaissent bien le monde de la musique affirment que toutes les places pour ce concert seront vendues en trois ou quatre heures. Pourtant, ne cherchez pas, vendredi 5 décembre une quelconque agitation dans la ville de Nîmes, ni autour des arènes. Rien d'inhabituel, rien! Où seront alors les demandeurs de billets? Sur Internet et seulement sur Internet. Unique façon de se procurer des places. Le spectacle est à Nîmes. Les places sont en vente sur toute la planète! Idem dans peu de temps pour les billets des grandes Ferias.
Depuis plus d'un demi- siècle, à Nîmes- et probablement ailleurs- le jour d'ouverture des locations de places séparées était synonyme d'une interminable file d'attente aux guichets qui a fait le bonheur des photographes de la presse locale. Ce temps là appartiendra très bientôt au passé.
Aujourd'hui, les files se réduisent et d'autres moyens de ventes prennent le dessus.
Demain, plus de files d'attente, mais de plus en plus d'aficionados devant leur écran Internet.
En 1981, des notables nimois voulaient limiter le monde des toros à la région. 27 ans après, les toros sont sur la toile et sur toute la planète!
Les recommandations de deux notables nimois qui pronaient en 1981 (ils n'étaient pas les seuls) l'immobilisme et qui s'opposaient à la médiatisation de la corrida, ont volé en éclat, face aux développements techniques. Désormais, l'encierro de Pampelune peut- être suivi en direct à Melbourne, Budapest, Santa Barbara, Thionville, partout. Idem pour les corridas des Ferias de Madrid, Séville, Bilbao etc...
A son tour, Internet est entré dans la ronde. Il suffit de quelques clics et le tour est joué. En quelques secondes, l'info partie de Nîmes, Madrid ou du Houga fait le tour de la planète. Le monde des toros doit en tenir compte. Il le fait d'ailleurs... avec plus ou moins de succés. Certes, cette accélération prodigieuse de l'information ne change rien à la géographie actuelle du monde taurin. Les zones taurines ne bougent pas et ne bougeront pas. Mais l'aficion (comme l'anti- aficion d'ailleurs) va gagner des contrées où l'on n'a jamais vu la corne d'un toro. Deux exemples parmi beaucoup d'autres pour illustrer ces propos:
- De plus en plus d'élèves de l'école de tauromachie de Nîmes arrivent de cités où l'on ne parle jamais de toros. Ainsi, Mateo Julian, vainqueur de graines de toreros 2008 est originaire d' Oyonnax et sa famille ignore tout des jeux de l'arène.
- Le public des arènes de Nîmes s'internationalise Feria aprés Feria.
Les techniques ont brisé les frontières. (A suivre).
Inutile de se voiler la face. Inutile de s'égarer dans des discours stériles et ampoulés. La mondialisation est partout. Dans le monde des toros aussi ! Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, les techniques vont plus vite que l'homme. Et, Internet - entre autres - modifie les règles du jeu.
Qu'il parait loin le temps où, à Nîmes, des notables locaux critiquaient les premiers pas de la médiatisation de la corrida.
Exemple : En juin 1981 (il y a 27 ans à peine), les dossiers de l'écran - émission hebdomadaire bien connue - posèrent leurs caméras à Nîmes au lendemain de la feria de Pentecôte. Théme de l'émission (qui durait deux heures trente minutes) : la corrida. Réactions de deux notables nîmois après l'émission : " la corrida appartient à un patrimoine de cultures et de traditions exclusivement régionales. Et à ce titre, y-a-
t-il quelques interêts à ce qu'on la soumette au débat national", déclare le premier.
" Il n'était pas nécessaire de porter à l'échelon national un débat sur la corrida; ses ennemis sont trop nombreux et puissants, nous n'avions rien à y gagner " maugréa le second. Selon eux, pour vivre heureux et en paix, les aficionados devraient vivre cachés.
Quatre ans plus tard, Canal Plus, chaîne alors toute jeune, annonça la retransmission des corridas tous les lundis de l'été.
Depuis d'autres chaînes ont pris le relais et diffusent des images de corridas loin de la zone taurine (à suivre).
Pas besoin de grands discours. Les chiffres suffisent.
Voici ce que vous devrez payer si vous souhaitez assister à l'une des rencontres de football ci-après.(Source FNAC)
Paris Saint Germain-Lyon, match de championnat de France au Parc des Princes le 22 novembre. Tarif de 40 à 125 euros.
Lyon-Marseille,, match championnat de France, stade Gerland le 19 décembre. Tarif de 32 à 123 euros.
Lyon-Bayern Munich, ligue des champions, stade Gerland le 10 décembre. Tarif de 25 à 203 euros.
Marseille-Atlético Madrid, ligue des champions, stade Vélodrome le 9 décembre. Tarif de 46,90 à 111,90 euros.
Rome-Milan AC, championnat d'italie, 11 janvier 2009. Tarif de 139 à 232 euros.
A Nîmes, avec 18 euros (prix du billet amphis aux guichets autour des arènes), vous pouvez assister à une corrida avec les meilleurs toreros du moment : El Juli, Enrique Ponce, Sebastien Castella...
A chaque corrida, les arènes de Nîmes proposent 5000 places à 18 euros (20,50 si location).
De plus les arènes de Nîmes paient 19,6% de T.V.A sur le prix de chaque billet tandis que les clubs de football ne paient pas de T.V.A.
Alors pas populaire la corrida !
Avec 18 euros, on peut entrer dans les arènes et voir toréer les étoiles de la tauromachie.
Avec 15 euros, vous avez seulement le droit de stationner sur le parking du stade de France.
Elle pourrait être la phrase du mois, voire de l'année. Elle est signée El Juli. Vous l'avez peut-être entendu dans "Signes du toro" le magazine proposé par Joel Jacobi, réalisé par Michel Dumas, diffusé sur France 3 Sud.
" Je cesserai de toréer sans avoir réussi à comprendre le toro" Rien à ajouter !
"Hier encore, j'avais vingt ans, je caressais le temps, je jouais de la vie..." chantait et chante encore Charles Aznavour.
Hier encore, c'était il y a presque 20 ans, c'était l'année 1989, Nîmes avait un nouveau quotidien mais ne changeait pas de maire: Jean Bousquet était réelu au premier tour, les élections européennes faisaient un flop: 50% d'abstentions. Le mur de Berlin s'écroulait et la tête de Salman Rushdie était mise à prix à cause de versets sataniques. Nicolas Ceaucescu tombait sous les balles. A l'Est, il y avait vraiment du nouveau. Côté toros, c'était plus calme. Manolo Chopera ne gérait plus Madrid. Jesulin de Ubrique entrait dans la carrière. La Feria de Pentecôte commençait (c'était une première) le mercredi et égrénait Pablo Romero, Victorino Martin et Miura du mercredi au vendredi. 1989 dans les arènes de Nîmes, c'était aussi le solo émouvant de Nimeño II et les débuts prometteurs de Denis Loré. Au total 10 corridas de toros contre 14 en 2008. Parmi les novilleros et les matadors de toros présents en 1989, deux seulement sont encore en activité: Julio Aparicio et Enrique Ponce qui, le samedi 11 février 1989, sous la bulle des arènes, posait ses zapatillas pour la première fois sur le sable de Nîmes. A l'issue de la saison, les aficionados pariaient sur plusieurs novilleros. Pas sur Enrique Ponce, toujours là et au sommet, vingt ans aprés!
Les aficionados venus des départements et des pays taurins représentaient 74,35% des abonnés de la feria des Vendanges 2008.
Les plus nombreux : ceux venus du Gard 55%. Logique!
Suivent l'Hérault 7,32%, Les Bouches du Rhône 5,10%, Pyrénées Atlantiques 3,37%, Espagne 0,93%, Gironde et Var 0,72%, Landes 0,50%, Pyrénées Orientales 0,43%, Aude 0,28%. Gers 0%.
Un abonné sur quatre (très précisément 25,35%) arrivait d'un département non taurin.
En tête :
- Paris 5,89%
- Hauts de Seine 1,22%
- Angleterre 1,15%
- Val de Marne et Val d'Oise 0,86%
- Côte d'Or, Haute Garonne et Var 0,72%
- Alpes-Maritimes, Rhône et Vaucluse 0,65%
Des chiffres qui appellent de nombreux commentaires.
Avec sa précision habituelle Marc Lavie décortique la tempora française 2008 dans l'hebdomadaire "Semana Grande" (édition du 3 novembre).
Dans ce grand déballage de chiffres, plusieurs constatations :
-Trois arénes françaises ont organisé dans la saison écoulée, à la fois, des corridas, des novilladas et des corridas de rejons. Ce sont Arles, Bayonne et Nîmes.
-71 corridas ont été organisées dans 24 arénes françaises dont 14 à Nîmes. Faites le calcul : En France; en 2008, une corrida sur cinq a eu pour cadre les arénes de Nîmes.
-4 toreros (et non des moindres) ont toréé à Nîmes et nulle part ailleurs (en France) cette année. Ce sont, Javier Conde, Julio Aparicio, Cayetano et Salvador Vega.
Pepin Liria a mis un terme à sa carrière en 2008. Deux arénes françaises l'ont mis sur leurs affiches lors de cette tournée d'adieux : Mont de Marsan et... Nîmes
-Sebastien Castella a toréé seulement 5 corridas dans deux arénes de France.
Une corrida à Béziers et 4 Nîmes!
La temporada nimoise 2009 se conjuguera aux couleurs de Michel Gilles, disparu à la fin de l'hiver 2008. L'affiche des deux Ferias (Pentecôte et Vendanges) ainsi que les billets de corridas porteront donc la signature de Michel Gilles, dont les oeuvres se retrouveront également dans divers lieux d'exposition. Aficionado et épicurien, Michel Gilles avait réalisé la couverture de "Tâches d'encre et de sang" de Simon Casas aux éditions Au Diable Vauvert.
Commençons par une Lapalissade! Un abonné, personne qui achète une place pour toutes les corridas de la Feria, n'est pas un spectateur de passage. On ne peut pas le classer dans la catégorie "touriste". Un abonné est par définition un amateur de tauromachie. Tout ce petit préambule pour faire remarquer que la carte géographique des abonnés est donc trés significative. Alors, d'où venaient les abonnés de la Feria des Vendanges 2008? Ils arrivaient de 58 départements et de 10 pays.
Les plus nombreux, évidemment, étaient les gardois (53%), suivis des héraultais (7.32%), des parisiens intra- muros (5.89%) et de ceux des Bouches du Rhône (5.10%). Remarque: si l'on aditionne Paris et les départements d'Ile de France (Essone, Hauts de Seine...), on obtient 10%!
Les abonnés franciliens sont plus nombreux que les abonnés héraultais! Quant aux aficionados abonnés venus hors de nos frontières, ils représentaient 3.80%. Les plus nombreux arrivaient... D'Angleterre (1.15%), devant les espagnols. Derrrière on trouve des abonnés venus de Suisse, d'Allemagne, du Danemark, des USA, de la Belgique, de Hongrie, d'Italie et de la Principauté de Monaco!
Enfin, si l'on classe les abonnés par ville, on obtient: Nîmes (36%), Paris intra- muros (5.89%), Montpellier (2.52%), Marseille (1.72%) et Bayonne.
"...Cayetano a lui aussi rempli ses objectifs en 2008. On l'attendait au cours du mois à Madrid, mais sa confirmation d'alternative, célébrée en juin pour la corrida de bienfaisance fut réussie, sinon triomphale, avec gain d'une oreille... " écrit Marc Lavie (semana grande 20 octobre)... Cayetano possède comme meilleur atout un impact non négligeable sur les masses et sur la société médiatique. N'est-il pas le torero en Espagne qui attire le plus de monde après Jose Tomas ?... et en France ?
Cayetano n'a jamais posé ses Zapatillas dans une arène tricolore. Ni comme novillero, ni comme matador de toros.
Sauf à Nîmes où il compte 4 paseos. Deux comme novillero, 2 comme matadors de toros.
"... El Juli s'est comporté en maestro et a signé une grande fin de saison, dont le sommet fut sans doute le "seul contre six" célébré à Nîmes pour ses dix ans d'alternative... en retrouvant la fraîcheur de ses premières années, notamment dans son retour à la variété du toreo de cape, en conservant toute la profondeur, la prodigieuse technique et la lucidité acquises au fil des années..." reconnaît Marc Lavie dans "Semana Grande" (20 octobre).
Le Solo d'El Juli à Nîmes en septembre 2008 fut un des sommets de la saison.
Sous les signatures de Benjamin FERRET et Richard PICOTIN, le quotidien Sud-Ouest (édition du jeudi 23 octobre) consacre une large place aux arènes de BAYONNE où Jean Grenet député-maire a décidé de lancer une procédure publique de mise en concurrence pour la désignation d'un prestataire de service, chargé d'organiser dès la saison prochaine, les spectacles taurins.
Après avoir rappelé le long règne de la famille CHOPERA (depuis plus d'un demi-siècle).
Sud-Ouest passe en revue les divers candidats à l'appel d'offres (dont les frères CHOPERA).
" Nous attendons des candidats qu'ils nous fassent des propositions. Nous demandons poursuit JEAN GRENET, au minimun, l'organisation de six corridas dont une à cheval et une novillada piquée... On peut très bien conclut le député-maire se lancer dans une année expérimentale. Il y a trois ans que nous perdons entre 100 000 et 200 000 euros par an..."
Autre voeu de Jean GRENET " je souhaite qu'il n'y ait plus qu'une corrida dite torista par saison..."
En effet, en 2008, toujours selon le quotidien Sud-Ouest, les corridas de PALHA et de MIURA (corridas dites toristas) ont fait respectivement 4500 et 4200 entrées payantes.
Mise en concurrence pour désigner un prestataire de service, suppression d'une corrida torista, recherche de l'équilibre financier, la saison 2009 a commencé très tôt au confluent de l'Adour et de la Nive.
La France compte 22 régions. Toutes étaient représentées dans les arènes de Nîmes à la Feria des Vendanges 2008. Mais six d'entre elles affichaient une fréquentation élevée.
- Languedoc Roussillon
La région présidée par Georges Frêche était- et c'est logique- la plus représentée. 63.22% du public des Vendanges arrivait de Nîmes, Montpellier, la Grande Motte, Béziers... Le solo de Sébastien Castella a été suivi (les chiffres le confirment) par de trés nombreux bitterois.
- Provence Alpes Côte d'Azur
11.57% du public venait de Marseille, Arles, Avignon, Nice, Aix en Provence, Fréjus et St Tropez essentiellement.
- Paris Ile de France
8.48%. Pas de surprise. Parisiens et Franciliens restent fidèles aux arènes de Nîmes. Ne pas oublier que Paris (intra muros) est, aprés Nîmes, la ville la plus représentée dans les arènes de Nîmes!
- AQUITAINE
4.26%. C'est la bonne surprise de cette Feria des Vendanges: la venue d'un nombre important d'aficionados depuis Bayonne, Bordeaux et Mont de Marsan. Jamais les arènes de Nîmes n'en avaient accueilli autant.
- Rhône Alpes
3.63%. Comme d'habitude, les aficionados venus de Grenoble, mais aussi du département de l'Ardèche (ça, c'est nouveau) sont venus en nombre. Pas d'arènes en Rhône Alpes, mais beaucoup d'aficion.
Midi Pyrénées
2.89%. Fréquentation en hausse grâce à de nombreux aficionados venus de Toulouse. Les 16 autres régions totalisent 5.10%. Première de ces 16 régions: l'Auvergne. Dernière: l'Alsace.
Quelle était la cité la mieux représentée à la dernière Feria des Vendanges? Nîmes évidemment. Les nimois représentaient 30.12% du public des arènes. Et quelle ville à la deuxième place? Paris (intra muros) : 4.61%. Troisième place pour Montpellier (3.48%), quatrième place pour Marseille (2.12%). En cinquième position, on retrouve côte à côte (presque côte à côte) Béziers (1.34%) et Bayonne (1.32%). Pas trés loin pointent Lyon, la Grande Motte (mais oui vous avez bien lu: La Grande Motte), Arles et toulouse.
Nîmes, Paris, Montpellier et Marseille, Carré d'As des villes les plus représentées dans les arènes de Nîmes n'appellent aucune remarque. Ce n'est pas la première fois que ces 4 cités forment le carré vainqueur. Par contre, la présence de Béziers et Bayonne à la cinquième place est plus surprenante. Passe encore pour Béziers venue assister au solo de Sébastien Castella. Pour Bayonne, aucune explication logique. La colonie bayonnaise était plus fournie que d'habitude. Va -t-elle continuer à venir?
Deux toreros annoncent déjà leur futur " seul contre six" la saison prochaine. El Cid se retrouvera seul sur le sable de Las Ventas. Dans le toril, 6 toros de Victorino Martin. Mais, on ne connait pas la date: San Isidro? Anniversaire? Automne?
Autre torero qui a envie de se produire en solo: Jose Maria Manzanares. Il devrait le faire en 2009. Mais lui même ne sait où et quand. Décidément, aprés Nîmes et les 2 solos des Vendanges 2008, marcher seul sur le sable est une programmation à la mode.
La Feria des Vendanges n'est pas (ou n'est plus si vous préférez) une feria nimo-nimoise. La preuve par les chiffres. Les aficionados venus d'autres pays que la France sont de plus en plus nombreux. Aux dernières Vendanges, ils arrivaient de ... 18 pays! Les plus nombreux ? ceux venus d'Espagne! C'était déjà le cas aux Vendanges 2007. C'est une confirmation. Ils viennent de Madrid et de Barcelone surtout. Ils représentent 1,38% du public de Nîmes. C'est aussi une petite révolution sur laquelle nous reviendrons. Médaille d'argent de la fréquentation étrangère: l' Angleterre avec une forte colonie londonienne. Médaille de bronze: la Suisse (ex leader). Les Suisses sont toujours aussi nombreux mais ils ne résistent pas à la fréquentation en hausse des Espagnols et des Anglais. Quatrième place pour l'Allemagne (en nette progression).
Cinquième place pour la ... Hongrie! (le phénomène est nouveau. Est- il éphémère? S' inscrira-t-il dans la durée? Réponse aprés les prochaines Ferias. sixième place pour la Belgique, suivie de l'Italie. En huitième position: les USA qui occupent la tête des pays non- européens présents à la Feria. Principale ville représentée: New- York. Neuvième place pour le Mexique, tandis que la Hollande réussit à entrer dans le top 10. Les huit autres pays représentés sur les gradins des arènes sont le Canada, l'Autriche, le Danemark, le Luxembourg, le Gabon, les Emirats Arabes Unis, l'Australie et la Finlande. A ces 18 pays viennent s'ajouter une principauté: Monaco (de plus en plus nombreux les Monégasques) et un département français: Tahiti.
Vous avez dit Feria nimo-nimoise?
Quelles étaient les villes les plus représentées à la dernière Feria des Vendanges? Nîmes, bien sûr, occupe la plus haute marche du podium. Un spectateur sur quatre est nimois. Mais, aprés, quelles sont les villes qui se classent dans le Top 5?
Réponse demain.
Quand les arènes de Nîmes annoncèrent en juillet dernier le programme de la Feria des Vendanges, beaucoup d'aficionados "firent la moue". "Un solo passe encore. Deux, c'est trop," dirent - ils. Vous connaissez la suite. Le solo d'El Juli est entré dans l'histoire des arènes de Nîmes. Ceux qui y ont assisté en parlent encore et en parleront longtemps. Le solo de Sébastien Castella est le premier seul contre six avec un torero français programmé dans les arènes de Nîmes (le triomphe de Nimeño II face à des toros de Guardiola était un mano à mano transformé en solo aprés la blessure de Victor Mendes à son premier toro). Sébastien Castella, comme El Juli, a quitté les arènes par la Porte des Consuls grâce à un final plein d'audaces. Deux solos. Un "No Hay Billetes". Une entrée exceptionnelle pour un vendredi. Deux réussites, contrairement aux prophéties des grincheux. Aprés les deux solos de Nîmes, d'autres "seul contre six" ont vu le jour: Miguel Angel Perera à Madrid, Morante de la Puebla à Sarragosse, Pepin Liria à Murcie et dimanche 25 octobre, le novillero Abel Valls à Castellon. Pas mal de solos donc en cette fin de saison, mais deux solos en une seule Feria, c'est probablement une première mondiale. A Nîmes et nulle part ailleurs!
Six toreros (et non des moindres) ont "brindé" un toro à Simon Casas au cours de ces 6 dernières temporadas. Ce furent d'abord Manuel Benitez "El Cordobes" et Paco Ojeda lors du célèbre mano à mano programmé en 2002 pour la Feria du 50° anniversaire. Plus récemment, Cesar Rincon récidiva lors de sa corrida d'adieux à l'aficion de Nîmes et de France. Puis, à leur tour, Enrique Ponce et Sébastien Castella offrirent le combat de l'un de leurs toros. Dernier en date: El Juli lors de son seul contre six où il fêtait le 10° anniversaire de son alternative. Et, que dirent ces six maestros? Ils tinrent à Simon Casas pratiquement les mêmes propos que l'on peut résumer ainsi:" Je t'offre le combat de ce toro pour te remercier de ta contribution au rayonnement de la tauromachie et en particulier en France."
Six immenses maestros, mêmes propos, mêmes brindis. Un hommage unanime.
Quand les arènes de Nîmes annoncèrent en juillet dernier la programmation de deux solos à la Feria des Vendanges, beaucoup firent la moue. Ils avaient tort. La preuve: deux solos et deux succés. Populaires d'abord. Celui de Sébastien Castella afficha le "No hay billetes". Celui d' El Juli enregistra une immense entrée (pas loin du record des entrées d'un vendredi des Vendanges). Artistiques ensuite. Sébastien Castella, à force de ténacité, soutenu par son public, triomphe en fin de course. El Juli fut parfait, résumant en 150 minutes 10 ans d'alternative. Un des plus grands moments de l'histoire des arènes de Nîmes. Deux solos, deux Portes des Consuls. Des solos, il y en a eu aussi dans d'autres grandes arènes en cette fin de saison: celui héroïque de Miguel Angel Perera à Madrid. A Saragosse, Morante de la Puebla la joua, lui aussi, torero solitaire. Sans obtenir le succés espéré. A Murcia, solo d'adieux de Pepin Liria qui a tiré sa révérence sous l'ovation unanime, avec moisson d'oreilles et d'éloges. On ne verra plus Pepin Liria en costume de lumières. Ni à Nîmes, ni ailleurs. Les amateurs de statistiques noteront qu'il fit son ultime paseo nimois à la Feria de Pentecôte 2008, face aux toros de Victorino Martin, aux côtés d'Antonio Ferrera et Marc Serrano.
Alvaro Montes (2 oreilles), Diego Ventura (3 oreilles) et Leonardo Hernandez (1 oreille) étaient à l'affiche de l'unique corrida équestre dans les arènes de Nîmes, version 2008. Diego Ventura est passé sous la Porte des Consuls et Alvaro Montes est sorti en triomphe par celle des cuadrillas. Pablo Hermoso de Mendoza a partagé l'affiche d'une corrida mixte et coupé une oreille.
83 toros ont déboulé du toril des arènes de Nîmes cette saison. 83 toros venus de 13 ganaderias différentes (on comptera une seule ganaderia quand celle -ci possède 2 fers de même origine, exemple: Victoriano del Rio et Cortes). Avec 14 toros lidiés à Nîmes, la ganaderia Garcigrande ou Domingo Hernandez monte sur la première marche du podium, devant celle de Victoriano del Rio (9 toros) et Juan Pedro Domecq (8). Suivent avec 6 toros: Victorino Martin, Puerto de San Lorenzo, El Pilar, Zalduendo, Robert Margé, Daniel Ruiz et Jose Vazquez. 5 toros pour Eduardo Miura, 4 pour Jandilla et 1 pour Vidal Tabernero Orive. 7 toros ont été honorés d'une vuelta al ruedo:
- 1 toro de Garcigrande, torero Sébastien Castella
- 1 toro d' El Pilar, torero Cesar Jimenez
- 1 toro de Juan Pedro Domecq, torero Juan Bautista
- 1 toro de Robert Margé, torero Salvador Vega
- 1 toro de Daniel Ruiz, torero El Juli
- 1 toro de Victoriano del Rio, torero Sébastien Castella
- 1 toro de Jose Vazquez, torero Juan Bautista
6 novilleros et 14 novillos ont participé aux deux novilladas programmées dans les arènes de Nîmes cette saison. Alejandro Espla (vainqueur de la Cape d'Or 2008) a traversé la piste de Nîmes à la Pentecôte et aux Vendanges. Un paseo pour Abel Valls, qui prendra l'alternative en mars prochain à Castellon et pour 4 français: Camille Juan, Marco Leal, Roman Perez et Tomasito. 6 novilleros qui se sont partagés seulement 6 oreilles. Trois pour Roman Perez qui a ouvert la Porte des Consuls aux Vendanges, une pour Camille Juan, Alejandro Espla et Tomasito. Pas de trophée pour Abel Valls et Marco Leal. 2 ganaderias ont fourni les 2 novilladas: Fuente Ymbro avec 8 novillos (dont un de vuelta al ruedo) à la Pentecôte. Manolo Gonzalez avec 6 novillos aux Vendanges.
Pour passer sous la Porte des Consuls, un torero doit avoir obtenu un minimum de 3 oreilles dans une corrida. Quatre toreros sont parvenus à le faire cette saison. Ce sont: Sébastien Castella (2 fois), Juan Bautista et Ruben Pinar. Pour sortir en triomphe par la porte des cuadrillas, il faut décrocher 2 oreilles dans la même corrida. Y sont parvenus en 2008: Enrique Ponce, El Fundi, Sébastien Castella (corrida de dimanche matin de Pentecôte), Matias Tejela (blessé, il fut conduit à l'infirmerie), Miguel Angel Perera (Pentecôte) et Javier Conde (Pentecôte). Au total: 5 Portes des Consuls, 7 sorties en triomphe, 47 oreilles et 4 queues coupées. 24 oreilles et 3 queues à la Pentecôte, 23 oreilles et 3 queues aux Vendanges.
Une belle moisson!
Vendredi 3 octobre à Madrid, Miguel Angel Perera est devenu "Figura del Toreo". Un titre symbolique que lui a décerné à l'unanimité l'ensemble de la presse espagnole. Dans des conditions défavorables (vent et chutes de température) Miguel Angel Perera seul face à six toros , a réussi son pari : conquérir Madrid. Pour y parvenir il a tout donné : son corps , des grandes séries de muletazos , des foudroyantes estocades ... Quand il a quitté l'arène pour rejoindre l'infirmerie où il a été opéré aprés avoir reçu deux cornadas , le public de la Ventas s'est levé en criant : Torero-Torero ! Miguel Angel Perera , le public de Nîmes le connait bien depuis son alternative , il y totalise 7 paseos , dont 3 cette saison. Aucune autre arène française n'a fait mieux : Dax l'a programmé 6 fois , Mont de Marsan et Bayonne (3) , Arles (2) , Béziers et la Brède (1).
Photo: Miguel Angel Perera à Nîmes
Saison pas encore terminée à Nîmes où la Finale du Trophée des As (course camarguaise) dévoilera ses fastes dimanche 12 octobre à partir de 15 heures. Par contre, la tauromachie espagnole a baissé le rideau 2008. 24 matadors de toros ont participé aux 14 corridas programmées (8 à la Pentecôte- 6 aux Vendanges). Sébastien Castella a traversé à quatre reprises la piste de Nîmes où il a affronté 14 toros, décroché 13 oreilles, 2 queues, qui se traduisent par 2 Portes des Consuls et 2 sorties en triomphe. El Juli, Juan Bautista et Miguel Angel Perera ont toréé chacun 3 corridas. El Juli s'est retrouvé face à 10 toros, a obtenu 9 oreilles, une queue, les cles de la Porte des Consuls et une sortie en triomphe. 6 toros pour Juan Bautista récompensé par 3 oreilles, une queue et une sortie par la Porte des Consuls. 6 toros également pour Miguel Angel Perera qui obtient 4 oreilles et une sortie en triomphe. Avec 2 paseos, on retrouve quatre toreros:
- Enrique Ponce: 4 toros, 3 oreilles, une sortie en triomphe.
- Alejandro Talavante: 4 toros, 1 oreille.
- Javier Conde: 4 toros, 2 oreilles, sortie en triomphe.
- Matias Tejela: 3 toros, 2 oreilles et une blessure qui le prive d'une sortie en triomphe.
16 toreros ont participé à une corrida (soit à la Pentecôte, soit aux Vendanges). A suivre...
Les arènes de France ont boudé Morante de la Puebla en 2008. Deux arènes tricolores seulement lui ont ouvert leurs portes : Dax et Nîmes.
Le public français n'apprécierait-il pas les artistes ?
Sébastien Castella n'a pas souvent posé ses zapatillas sur le sable des arènes de France en 2008. A son actif seulement cinq paseos. Un à Béziers, sa ville natale, et quatre à Nîmes (trois fois à la Pentecôte, un à la feria des Vendanges), où il a accepté cette année tous les défis.
Une saison pas facile, certes, mais dans la difficulté, il n'a jamais abdiqué, il n'a jamais renoncé. C'est dans l'adversité - dit-on - qu'on juge la valeur des hommes.
Dans l'adversité, Sébastien Castella s'est comporté en grand torero.
Sauf erreur de notre part, El Juli a toréé onze corridas dans sept arènes françaises en 2008.
Nîmes avec trois corridas est l'arène de France où il a le plus toréé cette saison.
Suivent Arles et Dax (deux corridas), Bayonne, Béziers, Mont de Marsan, et Palavas (une).
A Nîmes, El Juli fut présent à deux reprises à la feria de Pentecôte (en remplacement de José Tomás blessé et en clôture de la feria) avant de fêter en solo le dixième anniversaire de son alternative.
Les confirmations d'alternative à Nîmes gênent quelques personnes. Dans le N°599 de l'hebdomadaire "Semana Grande" on lit ceci : "On assista une nouvelle fois à la pantomime des confirmations d'alternative à Nîmes... Bolivar (qui confirmait son alternative) a pris son alternative en 2004 et a affronté toutes sortes de toros y compris les plus durs à Arles, Bayonne, Dax, Mont de Marsan ou Vic..." Et alors ? Exemple : Cayetano qui a pris son alternative en 2006 l'a confirmée en 2008 à Madrid après avoir toréé à Barcelone, Valence etc...
Pourquoi confirme-t-on son alternative à Nîmes ?
- Parce que Nîmes est la capitale de la tauromachie française, la seule arène de première catégorie en France selon le règlement taurin espagnol.
Pour avoir droit à ce "label Première catégorie", il faut organiser au minimum quinze spectacles taurins dont dix corridas par saison. Aucune arène française -à l'exception de Nîmes- n'y parvient.
Ainsi, en 2008, Nîmes a organisé quatorze corridas de toros. Autant que Dax et Arles réunis qui en totalisent sept chacunes.
Pour ces raisons objectives, Nîmes est la capitale française de la tauromachie et peut -à ce titre- comme cela se fait dans tous les pays,à programmer des confirmations d'alternative.
Il ne s'agit pas d'une pantomime !
L'hebdomadaire "Semana Grande" a eu l'excellente idée de demander à Barquerito, l'un des meilleurs critiques taurins d'Espagne, son point de vue après le solo d'El Juli lors de la récente feria des Vendanges.
Barquerito déverse des tonnes d'éloges sur "El Juli, génie et figure" selon le titre de son papier qui commence ainsi : "El Juli a célèbré ses dix ans d'alternative comme on pouvait l'espérer : en torero consacré. Et en torero majuscule...
...El Juli gouverna la course sans un seul instant de relache pendant deux heures et demi...
...Les deux séries à la longue distance face au dernier toro furent seulement le prologue d'une faena abondante, étonnante de vivacité d'esprit, anthologique de précision dans les cites et les toques. El Juli exhiba un formidable pouvoir de domination, les pieds enterrés, la poitrine en avant, les bras détendus. Les gens suivirent la deuxième partie de la faena debout. Le torero sembla voler lorsqu'il porta l'estocade. Et la queue fut réclamée avant que le toro tombe. Personne ne broncha avant la sortie en triomphe... Tout cela, c'est la maestria et le génie. Les deux à la fois."
Article complet à lire dans "Semana Grande", numéro 599.
L'hebdomadaire "Aplausos" consacre cinq pages à la récente feria des Vendanges : "...Les toreros répondent à la brillante programmation de Simon Casas et le résultat donna une feria inoubliable" titre la revue espagnole.
"Tarde Historique" titre l'hebdomadaire "6 Toros 6" qui lui aussi consacre cinq pages à la feria des Vendanges.
Dans la foulée, l'hebdomadaire annonce un reportage sur le solo d'El Juli à Nîmes. Parution la semaine prochaine.
"Apprenez, apprenez de Nîmes, écrit Ricardo Diaz- Manresa dans toros.com. Apprenez à monter une Feria comme Nîmes... heureusement qu'il y a Nîmes... J'ai dans mon bureu tous les cartels de la fin de la temporada ... Nîmes avec 6 corridas, dont 3 évènements et 3 autres corridas de bon niveau... des cartels qui resteront dans les mémoires... ça, c' est monter une stratégie et servir le public... toujours Nîmes!
Vendredi 19 septembre à 17h29, El Juli quelques instants, avant sa corrida d'anniversaire.
Vendredi 19 septembre, 19h52. Avant la pose des banderilles à son dernier toro.
Vendredi 19 septembre à 20h14. Sortie par la Porte des Consuls pour El Juli (7 oreilles et une queue). Une corrida qui entre dans l'histoire des arènes de Nîmes.
Morante de la Puebla dans le callejon pendant le solo d'El Juli.
Nîmes est la seule arène française qu franchit la barre des dix corridas annuelles. Confirmation cette année encore.
Les sept principales arènes françaises (Nîmes, Arles, Dax, Bayonne, Mont de Marsan, Béziers et Vic-Fezensac) ont programmé en 2008, un total de 47 corridas.
Nîmes avec 14 corridas (8 à la Pentecôte, 6 aux Vendanges) occupe la première place devant Arles et Dax (7 corridas chacune).
A noter que Nîmes présente en une saison autant de corridas qu'Arles et Dax réunies !
"Ne faut-il pas enfin, changer les dates de la feria du riz" titrait lundi sur deux pages le quotidien "La Provence". Pourquoi cette demande ? La réponse est dans les chiffres : 18 800 spectateurs à la feria du riz. Plus de 45 000 à la feria des Vendanges.
En 1999, on posait déjà la même question. Mais, c'était la presse régionale nîmoise qui la posait. Encore une fois, la réponse se trouve dans les chiffres.
Plus de 20 000 personnes dans les arènes d'Arles le deuxième samedi de septembre. Plus de 10 000 le matin pour assister aux adieux de Marie-Sara. Plus de 10 000 l'après-midi pour voir l'enfant du pays reçevoir l'alternative. Une semaine plus tard, ils étaient seulement 16 076 assis sur les gradins pendant la feria des Vendanges.
Les chiffres sont significatifs. Inutile d'en dire davantage.
Premier (et pas dernier) extrait de presse après la feria des Vendanges. "...Et, s'il est encore trop tôt pour dresser les bilans, on notera que, comme l'an passé, c'est à Nîmes qu'aura été enregistrée la plus grande secousse sismique de l'année, du moins de ce côté des Pyrénées... Un seul homme s'est chargé de tout, pour signer la plus importante après-midi de 2008. C'était El Juli en solo, vendredi, et dans trente ans, on en parlera encore..."
"...Des kilos de papier publiés en français depuis trente ans sur la tauromachie, ressortent deux grands auteurs : Alain Montcouquiol et Simon Casas. Deux autodidactes, marqués par l'existence, guérissant de l'enfance en couchant à la plume des phrases superbes, de celles qui touchent, qui clouent, qui restent. Parcequ'elles sont écrites avec la main du coeur et le poids du vécu..." Marc Lavie.
Extrait de l'édito de l'hebdomadaire "Semana Grande" (8 septembre 2008).

La mode - hélas! - encourage les actions anonymes. Les forums de certains sites "internet" se nourrissent d'échanges anonymes. Les répondeurs de quelques médias en recueillent aussi. Bref, on s'engueule, on s'invincite, on s'insulte,sur la toile, et sur ondes, en utilisant des pseudos. Sale temps pour la transparence, le courage et la responsabilité.
Au cimetière d'Ahigal de los Aceiteros, à Salamanque, des anonymes ont profané la tombe de Julio Robles torero de Salamanque dont on sait le parcours et le calvaire depuis son accident dans les arènes de Béziers. La fin tragique aussi. Selon le "supposé" communiqué des "supposés auteurs de cet acte" leur intention était de déterrer le cadavre. "Ce fut impossible. Alors, nous avons dérobé un bronze de tauricide, d'un poids d'une vingtaine de kilos, que nous rendrons sans problème le jour où l'on arrêtera le massacre des toros bravos".
Anonymes et maîtres chanteurs en plus !
Grégory Coupet, gardien de but de l'équipe de France de football, ancien joueur de Lyon, gardera cette saison (et la suivante) les filets de l'Atletico Madrid. "Madrid offre une qualité de vie exceptionnelle et voir des toros m'enchante" a-t-il déclaré au quotidien madrilène As.
Selon le Ministère de la Culture espagnol (information reprise par plusieurs sites taurins espagnols), le nombre de spectateurs aux arènes auraient sensiblement augmenté entre 2002 et 2007, dans toutes les provinces d'Espagne.
Ainsi, la province de Madrid aurait enregistré une augmentation de 228 000 spectateurs en 5 ans. La Comunauté de Valence affiche une hausse de 203 000. L'Andalousie suit avec 184 000 spectateurs supplémentaires. Même le Pays Basque et la Catalogne affichent des chiffres à la haussent. 68 000 de plus pour le premier, 5 000 pour le second.
Autres précisions, cette augmentation du nombre de spectateurs dans les arènes d'Espagne touchent toutes les couches d'age. Ainsi, la tranche 25-44 ans, ils étaient 1 075 000 en 2002. Ils sont 1 365 000 en 2007, soit 290 000 spectateurs supplémentaires, soit une augmentation de 27 %.
A Nîmes en 2007, la feria des Vendanges a franchi le cap des 50 000 spectateurs. La dernière feria de Pentecôte était tout près des 100 000. A la Pentecôte 2000, ils étaient moins de 60 000. Des chiffres assez significatifs.

Depuis plusieurs semaines, Gérard DEPARDIEU réside à Nîmes où il tourne un film de Claude CHABROL.
Interrogé par Roland MASSABUAU (Midi-Libre 8 juin 08), le comédien a évoqué la tauromachie et n'a pas maché ses mots :"... je n'ai pas encore vu de corridas, mais ça me plait à travers ce que j'ai pu en voir lors des retransmissions. Et, lorsque j'ai tourné Christophe COLOMB, je suis allé en Espagne dans l'élevage de Fraile. C'est formidable.
Voir ces toros qui grandissent dans les pâturages est d'une extraordinaire beauté. La corrida est un rituel sublime. Il ne faut pas entendre les arguments de ceux qui s'élèvent contre cette tauromachie, d'ailleurs, les anti-corridas sont beaucoup plus violents que tous les matadors qui tuent les toros..." Vuelta!
L'art est bien connu : Avant c'était mieux ! Ceux qui flirtent la soixantaine aujourd'hui vous parlent d'un temps où les toros étaient forts et solides sur leurs pattes. Oui, mais voilà, en ce temps là, déjà on regrettait le temps où les toros et forts et solides. Vous en doutez ?
Voici ci-après un extrait de l'éditorial de la revue "Toros" parue en 28 mai 1961.
En ce temps là déjà, on était au bord de la catastrophe : "......Madrilènes et nîmois se sont rejoints. Les uns et les autres ont respecté la consigne : suivez le boeuf ! Plus que le boeuf, le toro faible de pattes a régné dans la Madrid française.
Nous assistons depuis plusieurs années à une dégénérescence catastrophique du toro de combat. C'est la suite logique de ce toreo manoletiste, fait d'immobilité statuaire, de langueur, de morbidité avec tous les excès qui en sont nés : la charlottade en habit de lumières..."
Sans commentaires !
Les souvenirs de Mai 1968 s'étalent dans la presse.
Que faisiez-vous en ces temps là demandent les journalistes à quelques figures nationales ou locales.
Et que faisait-on à Nîmes un an plus tôt ? Certains lecteurs voulaient supprimer la feria !
La preuve avec ces deux extraits du courriers des lecteurs du quotidien Midi-Libre (édition du mardi 23 mai 1967).
"...Il y aurait interêt à accorder plus d'attention à ce qui nous est propre,notre folklore et surtout notre camargue si belle par exemple.
Nous sommes saturés d'hispanisme, au propre et au figuré..."
Deuxième extrait :"... Pourquoi une feria??? Nous nîmois, nous ne sommes pas encore, que je sache, une colonie espagnole... Mr le Maire, rayez à tout jamais de notre mémoire cette imbuvable féria..."
Sans commentaires également!
95 980 Spectateurs ( payants) ont assisté aux dix corridas et novillada de la Pentecôte 2008? C' est un record. En comparaison avec la Pentecôte 2007, le nombre de spectateurs est en hausse de 9318 soit une augmentation de 10.75%.Trois corridas ( jeudi, dimanche et lundi après- midi) ont affiché le "No hay billetes". Celle du lundi totalisait 13101 spectateurs ( payants). Celle du dimanche avait attiré 13050 spectateurs et celle du jeudi 12958. Comment expliquer cette petite différence alors que les trois corridas se sont déroulées "No hay billetes"? C' est simple. Cette légère variation ( entre celle du jeudi et celle de lundi, on note une différence de 143 spectateurs) est la conséquence du nombre d' invitations. A noter que la corrida du samedi matin, avec 12 444 spectateurs, est passée tout prés du "No hay billetes". Trois ( et presque quatre) corridas à guichets fermés en une Feria, c 'est du jamais vu dans les arènes de Nîmes!
Pour les amateurs de statistiques, voici le bilan de la Feria de Pentecôte 2008.
- 8 corridas, 1 corrida de rejon et une novillada.
- 33 oreilles et une queue ont récompensé 17 toreros.
- 2 toreros ( Sébastien Castella et Diego Ventura) sont sortis par la Porte des Consuls.
- 3 toros de vuelta al ruedo ( Garcigrande, El Pilar et Juan Pedro Domecq).
- 1 novillo de vuelta al ruedo ( Fuente Ymbro).
- 3 corridas de "No hay billetes" ( jeudi après- midi, dimanche après- midi et lundi après- midi).
Les hebdomadaires taurins espagnols accordent une large place à la feria de pentecôte. "Le grand rendez-vous de nîmes" titre en couverture "6 toros 6". A l'interieur cinq pages signées Antonio AREVALO.
Leur confrère "Aplausos" titre: "Castella dynamite la Feria". Suivent huit pages avec interview et commentaires. En France, Nîmes et sa Feria de Pentecôte se retouvent dans les colonnes du quotidien "Libération" avec Sébastien Castella en titre. Idem dans Semana Grande où Marc Lavie revient sur les "deux Ferias" ( celle du matin et celle de l' après- midi) et sur la "Feria" Sébastien Castella, comparé à un soleil!
Des extraits bientôt dans notre revue de presse.
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Lu dans Sud- Ouest (10 mai) : "... Conde est ailleurs: tapis volant, nuage de Saint Pierre, grotte de Lourdes, nirvana, crécelle de moine, encens, safran, pétales de rose, aurore boréale, crépuscule sur le Kilimanjaro, nuit à Louxor et pique- nique sur les sept merveilles du monde. Viva Conde et ses deux grands- mères. Et puis aussi longue vie à Julian Lopez El Juli, magicien dans l' art de reboulonner et de remettre à flot avec une simple clé à molette l' armada du Pearl Harbourg..."
Vincent Bourg "Zocato"
"Délire, extase et testostérone dans l' amphithêatre" titre le quotidien espagnol El Mundo ( édition du 9 mai). Sous une superbe photo de Sébastien Castella, porté en tiomphe dans les arènes de Nîmes bondées, Ruben Amon revient sur le succés populaire de la Feria"... Les TGV voyagent complet depuis la capitale française jusqu' à la Feria de Pentecôte et amènent un public hétérogène, intellectuel et branché...".
La corrida sera culturelle ou ne sera pas, affirmait- on au début des années 80. Elle le fut à la Pentecôte 2008.
Record d'entrées dans les arènes. Trois "no hay billetes". Record de fréquentation sur notre site internet.
Tous les détails secteur par secteur, à partir de mardi.
Dans le numéro 577 de l'hebdomadaire "Semana Grande" (21 avril), Marc Lavie commente la décision de la municipalité de Mont de Marsan qui mettra ses arènes en régie la saison prochaine.
"La nouvelle équipe, écrit Marc Lavie, décide d'un passage en régie et parle d'un équilibre financier fêtes-feria. Sur ce point, le communiqué est ambigu. Qu'est ce qui coûte de l'argent à la ville, les fêtes ou les corridas ? Ce qui se disait jusqu'à présent, c'est qu'avec le bénéfice des corridas, les montois finançaient une partie des fêtes. Si cela n'est pas vrai, et si les corridas sont déficitaires à Mont de Marsan, ce n'est pas un passage en régie qui va faire faire des économies au contribuable. Les responsables montois semblent oublier qu'il existe un autre système de gestion, qui lui, ne coûte pas un sou à la ville et qui peut même en rapporter : c'est la délégation de service public, telle qu'elle se pratique dans de nombreuses arènes..."
Rien à ajouter. Tout est dit.
Le prix d'entrée dans un stade ou dans un circuit est - dit-on - populaire. Ainsi, si vous désirez assister à la rencontre Paris Saint Germain - Saint Etienne au Parc des Princes le 10 mai prochain, vous devez débourser entre 33 et 95 euros. Si vous voulez suivre sur le circuit du Mans (18 mai), le Grand Prix de France de moto, vous devez acheter un billet dont le prix varie entre 54 et 110 euros.
A contrario, le prix d'entrée dans une arène est très élevé , dit-on. Faux ! Si vous désirer enter dans les arènes de Nîmes pour voir à l'oeuvre Pablo Hermoso de Mendoza, El Juli et Miguel Angel Perera, trois supers étoiles, vous pouvez le faire avec 20,50 euros (18 euros si vous achetez votre billet le jour de la corrida aux guichets qui se trouvent autour des arènes).
Et, à ce prix (20,50 euros), vous trouverez 5 000 places, soit 37 % de la capacité de l'arène ! Peut-on être plus popualire ?
L'interview est signée Jose Luis Ramon. C'était un matin à la feria de Séville à la terrasse d'un café face à la cathédrale. Sur deux pages, dont la première s'ouvre sur une superbe photo des arènes de Nîmes signée Alain Damie, Simon Casas répète son credo : "...On n'annonce pas six toros avec trois toreros... chaque feria raconte une histoire, et chaque corrida doit être en harmonie avec cette histoire... Je fonctionne davantage au feeling qu'avec la calculette... Je suis un producteur artistique qui fonctionne avec ma sensibilité et avec ma connaissance intuitive du marché..."
Deuxième temps fort de l'entretien : la situation économique de la fiesta "...un marché artistique qui a les moyens de payer cher ses vedettes, comme le font le football, le tennis ou l'opéra, est un marché sain... Certes, la fiesta à un problème économique, ce n'est pas la faute des toreros, mais de notre profession d'impresarios qui n'est pas capable de défendre ses bases économiques. Deux exemples concrets : La TVA à 19,60 % qui agit contre la qualité du spectacle et les conditions d'attribution des marchés taurins qui sont inadaptées..."
Les reste, notamment les premiers élèments de la feria d'Alicante, sont à découvrir dans 6 Toros 6 (N°719, 6 avril 2008).

"...Mais c'est le livre de Simon Casas qui crée l'événement. Parce qu'on le connaissait comme ancien torero, comme directeur d'arènes, comme aventurier de la politique, mais qu'on le découvre de plus en plus écrivain. Rien de tel pour changer le regard porté sur les toreros. Des tueurs ? Non, des âmes limpides. L'un d'eux, devant le taureau, se penche soudain pour ramasser une feuille de platane. "Pourquoi te gênait-elle ?" demande l'auteur. "Parce qu'elle était morte". Vapeur rouge et sableuse, moments suspendus et foudre de l'estocade, superbe humaine et rage animale (ou le contraire), il y a de tout cela dans les fragments autobiographiques de Simon Domb "Psdeudo Casas". Et surtout la preuve, s'il en fallait encore de l'immense respect, de l'immense amour que portent ces hommes aux taureaux..."
Christophe Ono-Dit-Biot/ Prix Interallié 2007
Le Point (13 mars 2008).